samedi 13 avril 2013

LA POLITIQUE DES QUATRE C



 
La politique des quatre C :

Collaboration* avec le Capital sous l'égide de la Couardise et de la Cupidité

Par Parleur


Sous le titre "Le balai comme la moindre des choses" Frédéric Lordon fait en effet gaillardement le ménage, la grande propreté de printemps qui commence sérieusement à s'imposer. Et ce n'est pas triste bien que ça n'ait rien de réjouissant à part l'habituelle alacrité de Monsieur Frédo.

Après avoir  pris un peu de hauteur à l'égard de l’affaire Cahuzac afin de mieux distinguer, au-delà de la "péripétie fait-diversière et crapoteuse, bien faite pour attraper le regard et le détourner des choses importantes", "un effet de révélation potentiellement dévastateur" dû au fait qu'elle constitue "en fait [une] expression d’un système",

il pointe dans un premier temps "l’impressionnante continuité de la politique économique…, à commencer bien sûr par la reconduction telle quelle des grandes contraintes européennes — objectif insane des 3 % en pleine récession et pacte budgétaire européen (TSCG) négocié-Sarkozy ratifié-Hollande —, mais complétée par le déploiement intégral du modèle compétitivité-flexibilité, simplement rêvé par le prédécesseur, enfin réalisé par le successeur."

Après ces amuse-gueule déjà roboratifs on en vient à la vraie nature du hollandisme révolutionnaire, révélée dans sa repoussante nudité à l'image de celle du Roi, à la sombre lumière de quelques mois de "Changement Maintenant".

Avant de conclure par un réjouissant rapprochement à la fois sémantique et emblématique avec l'Ogre.

Or donc maintenant je la boucle et je vous laisse découvrir ça tout seuls comme des grands

Bonne lecture.

*Au sens fort de soumission illustré autrefois par des gens que je ne citerai pas, à la fois afin d'éviter de faire insulte à votre intelligence et pour épargner aux imbéciles de se référer au "point Godwin".

67 commentaires:

  1. Effroyablement roboratif, en effet.

    A propos de Collaboration, on peut ici coller le texte que Denis Kessler (N° 2 du MEDEF) écrivit le 4 octobre 2007 dans le journal Challenges (aujourd'hui le lien mène à Erreur 404)et que Danyves a exhumé.

    « Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde!

    Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (...) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...

    A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance!

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    1. Le texte complet de l'éditorial de Denis Kessler :

      Denis Kessler veut casser le contrat social

      La page Wikipedia de Denis Kessler a été complètement nettoyée. Plus de lien à ce texte, plus de référence à son passé maoïste, seulement :

      "militant CFDT, il est ensuite détaché comme assistant de sciences économiques à Paris X auprès de Dominique Strauss-Kahn qui l'avait repéré lors de ses enseignements à HEC"

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  2. Les balais commencent à sortir ;-)

    "Pour une fois, il y a eu des ouvriers présents au conseil national du PS", glisse un membre de la direction du PS ce samedi matin après l'irruption pendant la réunion des socialistes au centre des congrès de la Villette à Paris, d'une délégation de manifestants de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

    Il est un peu plus de 11 heures. Jean-Marc Ayrault vient à peine de terminer son intervention devant le parlement socialiste. Le chef du gouvernement a notamment rappelé qu'il ne sera "pas le premier ministre d'un tournant de l'austérité" et défendu son "nouveau modèle social français pour faire face à la crise". Peu après son discours, des cris se font entendre dans les sous-sols du centre des congrès. Beaucoup imaginent alors que des opposants au mariage pour tous sont venus perturber la réunion socialiste.

    Mauvaise pioche, c'est une cinquantaine de grévistes de PSA qui débordent le service d'ordre et envahissent la scène. Jean-Marc Ayrault a été préventivement exfiltré. Le ministre de l'économie, lui aussi présent, s'échappe en catimini. Pierre Moscovici reviendra tout aussi discrètement quelques minutes plus tard quand la situation se sera calmée.**

    "Le changement c'est maintenant !", scandent les manifestants. Dans la panique, Harlem Désir, le premier secrétaire du PS, décide de leur donner la parole et annonce qu'il les recevra en privé dans la foulée. Jean-Pierre Mercier, leader CGT de PSA, prend le micro : " Nous sommes les salariés de PSA Aulnay en grève depuis treize semaines, en lutte depuis 21 mois ", lance-t-il. "On défend notre peau, nos familles, nos emplois, notre combat est juste! On est venu vous interpeller", ajoute-t-il.

    Quelques applaudissements fusent de militants socialistes dans l'amphithéâtre. Jean-Pierre Mercier réclame la nomination d'un médiateur qui "a toujours été refusée par le ministère du travail". "Avec Cahuzac, vous avez eu le sentiment de vous faire trahir. A PSA, nous savons ce que c'est. Nous aussi partageons ce sentiment de trahison parce que le gouvernement n'est pas intervenu ", assène-t-il.

    Au premier rang de la salle, le ministre Benoît Hamon applaudit. "C'est une interpellation forte, réagit le ministre de l'économie sociale et solidaire qui a récemment critiqué la politique de rigueur. La responsabilité de la gauche est d'empêcher la casse sociale", affirme M. Hamon.

    Pour les tenants d'une autre ligne économique, comme les figures de l'aile gauche du parti, "cette irruption du réel nous rappelle de ne jamais oublier notre base sociale", estime son leader Emmanuel Maurel. "Rendons-nous compte à quel point les salariés et les Français sont en colère", ajoute la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann qui dit "l'extrême urgence" de voter "la loi contre les licenciements boursiers et celle sur la reprise des sites viables".

    Le conseil national du PS, programmé aux lendemains de l'affaire Cahuzac, devait être un rendez-vous de mobilisation pour la moralisation et la transparence de la vie politique. L'action ce matin des ouvriers de PSA, premier recul notable du quinquennat de François Hollande, a rappelé les socialistes à leur bilan économique et social.(Le Monde)

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    1. ** l'attitude d'Ayrault, "exfiltré", est très évocatrice de l'un des trois C, la couardise.

      C'est sûr, ces bons petits collabos du capitalisme préfèrent se foutre la tête dans le sable plutôt que d'affronter le réel.

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    2. La grande continuité de l'action des classes possédantes,dans la ligne de celle de 1870 à 1940. Le grand retour.

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    3. Très bien, les PSA !
      Puisque ce sont des couards, il faut leur faire peur.
      Ça n'a pas l'air bien difficile…
      Mais attention : un lâche qui a peur peut devenir dangereux

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    4. Le grand retour…
      Souvenons-nous de l'arrogance des émigrés, ceux qui n'avaient "rien appris ni rien oublié", lors de la Restauration

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  3. Le 5 Mai :

    La révolution des balais ?

    Au moins la manifestation des balais.

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  4. "Voilà donc peut-être comment il faudrait dire les choses plus justement : l’alternance UMP-PS n’est rien d’autre que celle de la droite décomplexée et de la droite complexée."

    Frédérice Lordon

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  5. Petite incidente sur le capital. Un bon capitaliste, c’est celui qui vendrait la peau de sa mère. On a mieux maintenant : celui qui vend la peau de la mère des autres.

    Il a fait fort à Drouot, en vendant des masques hopis. Après s’être torché, aidé par la justice française, sur les plaintes des représentants des tribus hopis. Mais c’est quoi, les Hopis ? Une espèce en voie de disparition, tout au plus, sans aucun pouvoir. Ah si ces masques avaient été chinois ou venus des monarchies du Golfe, comment que la vente aurait été annulée ! Comment qu’elle n’aurait même pas eu lieu ! En hommage aux Amérindiens, cet extrait d’un livre à paraître, qui raconte une autre exploitation :

    Il voue une admiration tendre aux Indiens. Un peu en remords de l’époque où gamin il collectionnait les vignettes trouvées dans les tablettes de chocolat pour en remplir un album, qu’eux étaient mauvais et nous les cowboys, bons. Beaucoup car ils ont été chassés comme des malpropres, et qu’ils entretenaient avec la terre un rapport de connaissance et de respect. Qu’ils avaient été, sans jamais le clamer, poètes du paysage, un paysage vu moins en décor qu’en support – de la vie. Il dirait bien : partenaire, compagnon à respecter si on veut survivre. Il connaît par cœur ce proverbe cree : « C’est seulement quand le dernier arbre sera abattu, que la dernière rivière sera empoisonnée, que le dernier poisson sera capturé, que nous réaliserons qu’on ne peut pas manger l’argent ».

    Il a retrouvé cette malpropreté en lisant un conte pour lui devenu précieux, écrit avec une pudeur amère par Brady Udall, tranche de vie d’un petit Indien bloqué dans son orphelinat car privé de sortie à Noël et constatant fataliste que « hormis nos cheveux noirs et nos peaux de toutes les nuances de brun, nous n'avions qu'une seule chose en commun : nous étions ici parce que personne ne voulait de nous ».

    Il repense à un téléfilm, dont ne lui restent que le nom et quelques images aussi floues qu’inoubliables. Un Indien retrouve sa tribu après plusieurs années en prison (tuer un blanc quand on appartient à une minorité escamotée, quelle imprudence). Sa famille et ses amis l’invitent à voir le spectacle donné à un car de touristes allant ensuite passer la nuit dans un complexe hôtelier sis au bord de la réserve où vivote la tribu, la dévisager oui vivre avec non. De son temps, ils ne venaient pas et la tribu avait encore les moyens de ne pas s’exhiber. Comme tous les siens il a endossé une couverture, la nuit va être fraîche. La soirée commence par des danses guerrières. Bon, on n’est pas en guerre, du moins pas de façon visible, mais passons. Et continue avec une danse sacrée, interprétée par des jeunes filles. Il les a connues enfants, jouant entre les tipis et dans la prairie sous le seul regard de la tribu. L’agacement qu’il éprouvait depuis le début de l’exhibition devient colère. Et honte, honte de voir vendre pas cher à des étrangers ignares et intrusifs le patrimoine spirituel légué à son peuple par ses anciens. Et le revenant retrouve d’instinct le geste traditionnel qui dit la honte : se cacher la tête sous sa couverture et s’incliner pour ne plus regarder. Et les danseuses le voient. Et une, puis deux, puis toutes, s’assoient et l’imitent avec un pan de leur robe.

    Bedaines à chemises fleuries et lunettes ailes-de-papillon, agréablement surprises par cette fin si gracieuse, si ingénue, si typique – surtout qu’on entrevoit quelques genoux, darling –, éclatent en applaudissements.

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    1. La vice-présidente du Tribunal de grande instance de Paris a rejeté le référé de Survival International visant à obtenir la suspension d’une vente aux enchères controversée d’objets sacrés de la tribu hopi d’Arizona, au motif que ces masques, malgré leur caractère sacré pour les Hopis, ne peuvent pas être assimilés à des êtres vivants ou morts’.

      La société de commissaires-priseurs Neret-Minet Tessier & Sarrou a ignoré les demandes répétées des Hopi de reporter la vente qui aura lieu ce vendredi (12 avril) à 14h30 à l’hôtel Drouot à Paris.

      Les Hopi sont ‘farouchement opposés’ à la vente aux enchères de leurs Katsinam (‘amis’) et autres objets cérémoniels qui, pour eux, ont une importance spirituelle et religieuse fondamentale et ont demandé que ces objets leurs soient immédiatement retournés.

      Les avocats de Survival International ont demandé au juge de suspendre la vente jusqu’à ce que la légitimité de la collection soit établie. Il n’existe cependant aucun obstacle légal qui s’oppose à cette vente.

      L’acteur Robert Redford avait précédemment contesté cette vente. Il a déclaré dans un communiqué : ‘Procéder à cette vente serait, à mon opinion, un sacrilège – un acte criminel qui implique de graves répercussions morales. Je souhaite que ces objets sacrés soient retournés à leurs légitimes propriétaires, les Hopi. Ils ne sont pas à vendre’.

      Me Pierre Servan-Schreiber, du cabinet Skadden Arps à Paris et membre de l’Alliance des avocats pour les droits de l’homme, mandaté par Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘C’est là un dénouement malheureux car ces objets seront vendus et dispersés et la probabilité qu’ils soient restitués à leurs propriétaires légitimes, les Hopi, est très faible. Cela signifie également que les institutions françaises ne sont toujours pas entièrement conscientes des conséquences dévastatrices que ce type de marchandage d’objets sacrés peut avoir sur les tribus qui ont déjà été terriblement éprouvées’.

      Jean-Patrick Razon, directeur de Survival International (France), a déclaré : ‘Les acquéreurs potentiels de ces objets devraient être conscients que cette vente d’objets que les Hopi considèrent comme leur légitime propriété représente un outrage irréparable. La loi française offre peu de recours aux Hopi, mais nous avons bon espoir que la justice vaincra et que ces objets ne seront pas dispersés et restitués à leurs propriétaires’.

      Source: Surival France

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    2. C'est beau ce que tu racontes, Jésus. Avec ces deux "il" antagonistes. Ça donne envie de crier.
      Je n'en peux plus des histoires qui impliquent les Indiens d'Amérique et le sort que leur a fait l'Occident. Mépris stupide, rapines, crimes. Et je vois que ça continue sur le plan symbolique.
      Que les grizzlis les lacèrent !

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  6. Il faut lire certains commentaires du Figaro (pas tous, il y en a de respectueux et irrités). Notamment celui d'un acheteur, méprisant pour les Hopis qui ont osé se plaindre. Lui va photographier ces masques, faire une beau catalogue alors que ces ploucs les auraient laissé pourrir.

    Sûr qu'il doit se palucher sur les danses sacrées

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  7. On peut toujours relire :

    La dynamique du capitalisme, de Fernand Braudel

    Par Olivier Kempf le mardi, janvier 12 2010, 20:58

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    1. Fernand BRAUDEL, La dynamique du capitalisme

      (Conférences prononcées à l'université Johns Hopkins en 1976)
      (« Champs »/Flammarion n°192, éditions Arthaud, 1985 )

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  8. Le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a appelé samedi lors du conseil national du parti à mettre fin à "la cacophonie et au bal des ego" au sein de la majorité, au moment où la politique de réduction des déficits est contestée jusqu'au sein du gouvernement. "Les couacs, ça suffit ! Le concours des petites phrases, les snipers qui tirent systématiquement contre leur camp, le mépris du travail collectif, ça suffit !" a lancé le dirigeant socialiste.

    Il s'en est également pris aux dirigeants du Front de gauche, qui multiplient les attaques virulentes contre le gouvernement. "Traiter un ministre socialiste de salopard, ça ne crée pas un emploi, ça ne fait pas baisser la dette (...), ça fait juste plaisir à la droite et l'extrême droite", a déploré M. Désir, pointant une "radicalisation" de l'opposition.

    Il a récusé le fait que la majorité mène une politique d'"austérité". "Nous sommes le parti qui gouverne pour redistribuer", a-t-il assuré, citant la retraite à 60 ans pour les carrières longues ou la "justice fiscale". "Tout cela, le parti le souhaitait et le gouvernement l'a fait !" a-t-il expliqué.

    Le premier secrétaire du PS a appelé le Parti socialiste à être "à la pointe de la confrontation avec les conservateurs européens", et notamment avec Angela Merkel, "la chancelière de l'austérité", pour promouvoir la relance. Le PS, qui lance samedi une série de débats internes sur l'Europe jusqu'au 16 juin, doit être "à la pointe de cette confrontation avec les conservateurs européens et en particulier avec les conservateurs de Mme Merkel, parce que c'est là que se joue l'avenir de l'Europe", a lancé Harlem Désir.

    "Le temps d'une autre Europe est possible", a-t-il estimé. "Il y a en Europe un front des progressistes qui partagent la vision européenne de François Hollande. Il ne faut pas qu'il y ait une confrontation géographique de l'Europe du Sud contre l'Europe du Nord. Il faut une confrontation politique entre les progressistes qui veulent plus d'Europe et les conservateurs qui veulent en réalité moins d'Europe", a-t-il poursuivi.

    Jean-Marc Ayrault, justifiant sa politique de réduction des déficits, a assuré qu'il ne serait "pas le Premier ministre du tournant de l'austérité".

    Selon lui, c'est à l'échelle de l'Europe que la recherche de la croissance peut être menée. Le chef du gouvernement a appelé "les peuples" européens à se mobiliser contre "les gouvernements les plus conservateurs".

    Dans une résolution, le conseil national a réclamé une "réorientation de l'Europe", estimant que les "conservateurs européens prennent le risque de plonger le continent dans une interminable austérité". Le texte a plaidé par ailleurs pour une application "le plus tôt possible" du non cumul des mandats et réaffirmé le soutien au droit de vote des étrangers non communautaires aux élections municipales.

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    1. Paroles, paroles.
      L'opéra PS ; on entonne "marchons, marchons !" d'un ton martial en faisant du surplace.
      Une application le plus tôt possible du non-cumul des mandats ? Pas de problème, mes chéris : dès hier et à la rigueur dès demain.
      Vous nous prenez vraiment pour des pommes.

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    2. En le faisant chanter par un choeur de portugais.

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    3. L'aile gauche du PS a refusé de voter la résolution générale présentée par la direction du PS et son premier secrétaire Harlem Désir.

      "Nous avons été les premiers à mettre sur la table le débat contre les 3 % de déficit public que tout le monde a repris aujourd'hui à son compte au PS", fait remarquer Emmanuel Maurel, le leader de l'aile gauche. "Le même mouvement se répète désormais concernant la politique européenne, mais ne soyons pas hypocrites : on ne peut pas condamner l'austérité à Bruxelles pour nous exonérer à Paris, les deux sont liées", ajoute-t-il, estimant que "la France ne doit pas attendre une évolution en Europe pour mener une économie contracyclique.

      Marie-Noëlle Lienemann va plus loin, appelant à "taper fort du poing sur la table". "On nous explique qu'il faudrait avoir rétabli nos comptes pour pouvoir parler face aux Allemands ? Mais heureusement que De Gaulle n'a pas attendu que la France soit reconstruite pour faire entendre sa voix !", s'emporte la sénatrice de Paris.

      En revanche, le courant Un monde d'avance de Benoît Hamon l'a ratifiée, mais les amis du ministre ont indiqué que leur participation au "rassemblement" se ferait "sous conditions". La principale est justement européenne. "Le discours sur la grande épopée européenne doit enfin se traduire en actes", explique Guillaume Balas, secrétaire général d'Un monde d'avance. "Il n'est pas question, par exemple, que la souplesse de la Commission européenne sur les 3 % se traduise par des réformes libérales imposées sur les retraites. Sinon la prochaine fois, on sera moins gentils", prévient M. Balas, menaçant de ne pas voter avec la majorité du parti. Réponse en juin lors de la convention socialiste sur l'Europe.
      ---------

      C'est ça, oui, la prochaine fois, ces braves qui auront deux mondes de retard seront moins gentils!

      Le PS vote pour ou s'abstient depuis des lustres sur les pires décisions européennes et une fois qu'il les a acceptées, il prétend qu'il va les renégocier!

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    4. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, est revenu sur l'entrée musclée de salariés de PSA, qui ont interrompu le Conseil national du PS. Accusé avec le gouvernement de trahison par les syndicats de PSA, Arnaud Montebourg leur a répondu que la fermeture du site d'Aulnay était "inévitable", selon deux rapports, l'un commandé par le gouvernement et l'autre par les syndicats et les salariés de PSA. "(Il n'y a eu) nulle trahison", affirme-t-il dans un entretien au Journal du dimanche. "Nous ne souhaitons ni la radicalisation des ouvriers d'Aulnay ni celle de la direction du site. Cela ne profitera à personne, ni aux 80.000 salariés de PSA, qui ont besoin que leur entreprise retrouve des couleurs", explique Arnaud Montebourg.

      Le représentant CGT de l'usine, Jean-Pierre Mercier, a notamment apostrophé samedi plusieurs ministres, dont celui de l'Economie Pierre Moscovici, et réclamé la nomination d'un "médiateur avec de réels pouvoirs". "Je tiens à leur redire qu'il y a déjà un conciliateur nommé par Michel Sapin. Et demander un médiateur pour remettre en cause un accord déjà signé -et, je le rappelle, très largement majoritaire- n'est pas acceptable", insiste M. Montebourg.

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    5. Mission accomplie pour Montebourg. Ou peut-être faut-il dire missionS accomplieS ?
      Il s'est présenté aux primaires alors qu'il n'avait aucune chance et cela lui a rapporté 3 choses :
      - Un ticket pour entrer jouer dans la cour des grands
      - Un ministère (délégué seulement, il est plus maladroit que Menton Valls)
      - La mise hors-jeu de Ségolène Royal
      Je devrais avoir honte de nourrir en mon âme innocente d'aussi vilaines pensées alors que cet homme, comme tous ses collègues de gauche, ne pense qu'à la Justice, l'Avancement du Genre Humain et toutes ces sortes de choses.

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  9. Réponses
    1. Pour être complet :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Hillard

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    2. Partenariat transatlantique et Proche-Orient : un destin commun ?


      Partenariat transatlantique et Proche-Orient : un destin commun ?


      Pierre Hillard

      Professeur de relations internationales à l’Ecole Supérieure du
      Commerce Extérieur de Paris (ESCE).

      Depuis la fin de la guerre froide,
      la construction européenne s’est accélérée.
      Cependant, celle-ci n’est pas une finalité. Elle doit s’insérer dans un vaste
      bloc atlantique intégrant le continent nord américain. De nombreux travaux ont
      été élaborés afin de renforcer les liens de part et d’autre des rives de l’Atlantique.
      L’ensemble doit aboutir, en théorie pour 2015, à l’émergence d’une entité atlantique
      unifiée gérée par une assemblée commune. Cependant, cette construction ne s’arrête pas là.

      En effet, il s’agit aussi d’intégrer à cet axe tous les pays Sud-méditerranéens
      ainsi que les pays du Proche-Orient. Ces ambitions reposent sur un ensemble de
      mesures élaborées au sein de nombreux think tanks européens et américains. Cette
      architecture en formation ouvre des perspectives immenses qui, si elles aboutissent,
      révolutionneront l’histoire de l’humanité. C’est pourquoi, nous étudierons dans
      un premier temps la mise en forme de ce partenariat transatlantique pour, ensuite,
      analyser son extension en faveur de tout le pourtour méditerranéen.

      Lire la suite .../...

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  10. Berlin veut modifier le traité de Lisbonne pour l'union bancaire

    13/04 | 20:27

    L'Allemagne juge nécessaire une réforme du traité européen de Lisbonne pour mettre en place l'union bancaire destinée à consolider l'euro, a déclaré samedi le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, à l'issue d'une réunion à Dublin avec ses homologues de l'Union.

    "L'union bancaire n'a de sens (...) que si nous avons des règles communes pour restructurer et faire face aux défaillances des banques. Si nous voulons des institutions européennes pour s'occuper de cela, il faut modifier le traité", a dit le ministre allemand.

    "Pour agir, il nous faut des bases juridiques solides et incontestables", a-t-il ajouté.

    En juin 2012, les dirigeants de l'Union se sont mis d'accord pour lancer l'union bancaire, jugée indispensable afin de briser le lien entre la santé financière des grandes banques et celle des Etats souverains.

    Mais l'impulsion donnée à l'époque s'est essoufflée depuis, notamment dans le camp allemand, au fur et à mesure que les difficultés et la complexité du projet sont apparues au grand jour.

    L'Allemagne, première économie du continent, craint avant tout de devoir contribuer au financement du sauvetage des banques en cas de nouvelle crise du secteur.

    Les responsables allemands assurent rester déterminés à faire avancer le projet mais se disent attachés à adopter les bonnes mesures au bon moment, en expliquant qu'une démarche hâtive auraient des effets néfastes à long terme.



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  11. Le climat politique vient compliquer la donne de la conjoncture économique La conjonction des deux implique que Bercy ne peut pas promettre que la France sera "nettement" au-dessous de la barre des 3 % en 2014, comme le réclame Olli Rehn, vice-président de la Commission en charge de l'euro.

    Ce message, Pierre Moscovici l'a passé vendredi midi à Olli Rehn, en marge du conseil des ministres de l'Économie et des Finances à Dublin. Selon Le Monde, le ministre français a évoqué le chiffre de 2,9 %. "Il a maintenu l'objectif d'être sous la barre des 3 %, mais il a dit que la France serait juste en-dessous de cette limite".

    Surtout, Pierre Moscovici, qui s'entretient très régulièrement avec le commissaire finlandais, a insisté sur "les difficultés et les tensions politiques très fortes" qui règnent à Paris, jusque dans le gouvernement, et qui rendent plus dure la tâche des ministres favorables à la rigueur. Olli Rehn attend plus de clarté du plan de réforme et du programme budgétaire que Bercy doit lui faire parvenir d'ici la fin avril. Mais pour la Commission, une chose est claire : Pierre Moscovici a voulu, d'ores et déjà, préparer le terrain.

    En théorie, Olli Rehn devrait sévir contre la France si celle-ci ne tient pas ses objectifs, conformément aux nouvelles règles édictées par les dirigeants des États-membres, qui ont voulu renforcer la discipline et la gouvernance commune dans la zone euro. Mais la voie est très étroite pour la Commission européenne. Ce sont les gouvernements de tous les États-membres, France incluse, qui l'ont nommée gendarme en chef de la bonne gouvernance budgétaire. Paris est donc placée en liberté surveillée. C'est d'autant plus important que "le niveau élevé de sa dette publique peut avoir des effets négatifs non seulement sur le fonctionnement économique de la France mais aussi de la zone euro dans son ensemble", rappelait récemment Olli Rehn. Too big to fail : par le poids de son économie dans le PIB de la zone euro, la France est trop importante pour avoir le droit d'échouer...

    Comme tout bon pandore, le commissaire européen à l'euro conserve une marge de manoeuvre pour faire appliquer la loi avec plus ou moins de rigueur. Olli Rehn a bien conscience qu'il ne doit pas être trop dur, sous peine d'étouffer dans l'oeuf la minuscule croissance française. Il doit aussi être prudent avant de mettre Paris à l'amende : cela enverrait le signe que la France ne fait pas les réformes nécessaires. Les marchés n'attendent peut-être que ça pour se déchaîner contre l'Hexagone. Mais deux éléments pèsent dans le sens de la sévérité. D'une part, la "conjoncture morose ambiante" en Europe fait qu'une prévision d'un déficit à 2,9 % a toutes les chances d'être caduque avant la fin 2014. Avec un tel objectif, Paris prend le risque de se retrouver une nouvelle fois au-dessus de 3 % : inacceptable pour Olli Rehn. Surtout, deuxième facteur, le commissaire européen n'est pas seul à la manoeuvre. Il est marqué à la culotte par les bons élèves de la zone euro, comme les Pays-Bas et l'Allemagne, qui se voient bien dans le rôle de la "police des polices budgétaires". Bref, la Commission est prise entre le marteau et l'enclume. Le gouvernement Ayrault aura du mal à s'en tirer à bon compte.

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    1. Il est marqué à la culotte par les bons élèves de la zone euro, comme les Pays-Bas et l'Allemagne, qui se voient bien dans le rôle de la "police des polices budgétaires".

      Ne sont ni l'un ni l'autre les bons élèves qu'ils prétendent être :

      http://lecercle.lesechos.fr/cercle/abecedaire/d/221136711/dette-publique-allemande


      http://www.immobilier-finance-gestion.com/article-pays-bas-la-bulle-immobiliere-eclate-116885154.html

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    2. Ces imbéciles sont prêts à tuer père et mère (en tout cas les père et mère d'autrui) au nom de Saint 3%. C'est à hurler de rire quand on connaît les conditions burlesques dans lesquelles est née cette nouvelle idole mal foutue !

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  12. http://www.franceculture.fr/oeuvre-impostures-politiques-de-marie-france-garaud.html




    Comment en sommes-nous arrivés là ?

    Nos gouvernants occupent le pouvoir mais ne l'exercent pas. Nul n'en doute, d'ailleurs, hors d'une classe politique absorbée par ses concurrences internes alors que l'Etat fait naufrage, impuissant à agir, discrédité par les scandales de tous ordres, réduit au simulacre de son ancienne grandeur.

    Nous glissons de l'Etat à la société, de la souveraineté à l'identité et du gouvernement à la gestion, refusant de comprendre ce que ce dérapage comporte d'imposture, révèle d'inconsistance et engendre de dangers.

    Depuis la chute du Mur, le monde bouge partout autour de nous et ses bouleversements nous heurtent de plein fouet. Oui, la déglaciation du monde communiste a transformé tous les rapports de force. Oui, la Chine restaure son empire. Non, l'Europe n'est plus le centre du monde qu'elle fut pendant des siècles. Oui, l'Allemagne y prend la main et ce n'est pas d'hier.

    L'ampleur de ces mutations devrait conduire ceux qui prétendent gouverner à un formidable effort de courage et de lucidité. Chacun constate que ce n'est pas le cas. Cultiver la rage ou la nostalgie ne servirait à rien. Le plus urgent serait de simplement poser les problèmes... et de garder malgré tout une fragile espérance.

    - 4e de couverture -

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  13. Angela Merkel, une néo-conservatrice à la présidence de l’Union européenne
    par Thierry Meyssan

    Réseau Voltaire | Paris (France) | 12 janvier 2007

    Alors qu’Angela Merkel prend la présidence de l’Union européenne pour le premier semestre 2007, Thierry Meyssan revient sur le surprenant parcours de cette responsable en propagande communiste de RDA devenue chancelière chrétienne démocrate de l’Allemagne réunifiée. Il souligne ses liens assumés avec les néo-conservateurs et sa conception d’un leadership états-unien en Europe.

    http://www.voltairenet.org/article144629.html#article144629

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  14. Préparé par le rapport de la Bundesbank, repris par la BCE, sur le patrimoine des européens, faisant des allemands quasiment les plus pauvres d'Europe, les Chypriotes les plus riches :

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/9993790/Wealth-tax-to-pay-for-EU-bail-outs.html

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    1. Un commentaire :


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      josej

      38 minutes ago

      Dear author and readers,One can be in favour or against bailout policy but what is unethical is to manipulate public opinion with half truths and lies. There is an outrageous campaign in the German media (FAZ, Die Welt, Der Spiegel, etc.) to convince everyone that Germans are poorer than Southern Europeans. They have made some calculations strategically omitting crucial facts to assess the real wealth and standard of livings of a country (e.g. the entire public sector goods and services, pension schemes, etc.) and have made comparisons using data of housing prices for Spain and Greece before the burst of the housing buble.

      There is an article at LSE European Politics and Policy that explains it clearly: http://bit.ly/153gr2FSimilarly at LSE Euro Crisis in the Press: blogs.lse.ac.uk/eurocrisispres... …Please read and share if you find it interesting

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  15. Le Monde à propos de la Grèce :-(

    L'horizon s'éclaircit pour Athènes. Les créanciers internationaux de la Grèce ont adressé, lundi 15 avril, un satisfecit à Athènes, ouvrant ainsi la voie au versement de nouvelles tranches d'aide, d'un montant total de 8,8 milliards d'euros.

    Jusqu'ici, les tractations entre les deux parties butaient, entre autres, sur la réduction des effectifs de la fonction publique réclamée par les créanciers. Selon les médias, Athènes a finalement accepté la suppression de 4 000 emplois d'ici à la fin de l'année, dont ceux de plus de 2 000 fonctionnaires condamnés pour corruption ou faisant l'objet de sanctions disciplinaires, et de 11 000 autres en 2014. Une décision dont s'est félicité Poul Thomsen, représentant en chef du FMI lors des missions d'évaluation de la troïka : "Je suis toujours étonné (...) par le tabou politique que constitue le licenciement de personnes dont les performances sont insuffisantes."

    La troïka a également convaincu Athènes de geler son plan de fusion de la National Bank et d'Eurobank, respectivement première et troisième banques du pays, de crainte que le nouvel ensemble créé par ce rapprochement ne soit trop gros pour pouvoir être vendu à des acteurs privés. Dans son communiqué, la troïka juge ainsi que la recapitalisation en cours du secteur bancaire grec "approche de sa conclusion".

    Le feu vert obtenu, Athènes attend désormais le versement de la tranche de 2,8 milliards d'euros de prêts, qui "peut être convenu rapidement par les membres de la zone euro", selon la troïka. Le pays compte également sur un prochain versement de 6 milliards d'euros, sur lequel les créanciers internationaux ont prévu de se prononcer à ce sujet en mai.

    "Il y a encore peu de temps, la Grèce montrait le mauvais exemple, a déclaré à la télévision le premier ministre, Antonis Samaras. Maintenant, la Grèce est à l'abri et ce sont d'autres pays qui ont des problèmes [dans la zone euro]."

    Loin d'être aussi optimiste, la troïka confirme toutefois être disposée à envisager "de nouvelles initiatives et assistances" pour accélérer la réduction du poids de la dette, dès que la Grèce sera en situation d'excédent primaire – objectif que le ministre des finances, Yannis Stournaras, compte atteindre cette année, soit un an plus tôt que prévu par les créanciers. De son côté, la troïka doit mener sa prochaine mission en juin, alors qu'Athènes aura mis en œuvre ses premières privatisations d'ampleur.

    ____

    La Grèce est en train de privatiser ses chemins de fer.

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    1. La Grèce, témoignage vivant de la justesse des analyses de Naomi Klein. Parmi d'autres.

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  16. Le Point

    Un coin enfoncé dans la politique d'austérité tous azimuts. Tel est le sens de la décision que vient de prendre le gouvernement néerlandais, qui suspend l'application d'un nouveau plan d'économies budgétaires de 4,3 milliards d'euros. Une initiative qui peut surprendre, venant d'un champion européen de la rigueur. Et qui donnera sans doute du grain à moudre à l'aile gauche du gouvernement Ayrault, convaincue qu'il faut tordre le cou à toute tentative, même minime, d'austérité.

    Le 1er mars dernier, La Haye avait pourtant adopté cet ensemble de mesures d'économies, représentant 0,7 % du PIB et venant s'ajouter aux 16 milliards d'euros (2,7 % du PIB) déjà décidés. La coalition, formée par le libéral Mark Rutte avec le Parti travailliste, avait parallèlement lancé une concertation avec les partenaires sociaux. Les négociations ont abouti le week-end dernier : elles se traduisent par un vaste accord pour la réforme du marché du travail visant à lutter contre un chômage passé en un an de 6,4 à 7,7 %. Cette réforme donne droit à plus de mobilité, un accompagnement accru pour l'emploi des jeunes, la réintégration des travailleurs plus âgés, etc. Le gouvernement renonce également à la réduction des allocations chômage, qui devait permettre d'économiser 1,3 milliard d'euros, ainsi qu'à l'assouplissement rapide des procédures de licenciement.


    Cet accord, salué par les syndicats et la coalition au pouvoir, a changé la donne. Face à des indicateurs au rouge - consommation en berne, hausse de 50 % des faillites d'entreprises au premier trimestre, marché immobilier déprimé -, le gouvernement a décidé de "donner une chance à l'accord avec les partenaires qui peut favoriser la reprise économique et celle de l'emploi", plaide-t-on à La Haye. Mark Rutte se donne jusqu'à septembre, au moins, pour juger de son effet. Si les prévisions de croissance n'atteignent pas 0,5 % en 2013, et ne semblent pas pouvoir atteindre 2 % en 2014, alors le plan d'économies de 4,3 milliards sera remis en place.

    La Commission européenne n'a pas réagi à cet assouplissement de la rigueur, car les Pays-Bas conservent intact l'objectif d'un déficit budgétaire sous la barre des 3 % en 2014. Les Néerlandais ont simplement choisi, en quelque sorte, de tenter le coup d'une politique plus tournée vers l'emploi, créant, espère-t-on à La Haye, un cercle vertueux faisant repartir la croissance, et donc les rentrées fiscales, puis créant une baisse des déficits. Olli Rehn, son vice-président chargé de l'euro, attend aussi de recevoir d'ici à la fin du mois le "programme de stabilité" des Pays-Bas que tous les États membres doivent lui faire parvenir. "Nous respecterons sans faillir tous nos engagements européens", affirme le gouvernement néerlandais.

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    1. "Si les prévisions de croissance n'atteignent pas 0,5 % en 2013, et ne semblent pas pouvoir atteindre 2 % en 2014, alors le plan d'économies de 4,3 milliards sera remis en place."
      Imaginez que vous êtes malade, très fatigué, et qu'on a diagnostiqué une anémie assez sévère. Imaginez que votre médecin, répugnant on ne sait pourquoi à vous prescrire du fer, vous propose un traitement limité à une certaine hygiène alimentaire et un peu plus d'exercice physique que vous ne vous en sentez capable. Imaginez enfin qu'il ajoute : "si l'année prochaine vous n'allez pas mieux et que votre taux d'hémoglobine est toujours trop bas, on vous mettra au jeûne avec une saignée par semaine".
      Le bons sens même…

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  17. Le tout nouveau « Haut Conseil des finances publiques » a rendu mercredi 16 avril son premier avis, qui porte sur les prévisions macroéconomiques du gouvernement.

    Les Économistes Atterrés, Attac et la Fondation Copernic ont décidé de mettre en place un « Conseil citoyen des finances publiques » qui réagira systématiquement aux avis du Haut Conseil.

    Voici le premier communiqué de ce Conseil citoyen des finances publiques.

    Atterres

    Extrait:
    L’instauration du Haut Conseil des finances publiques découle de la ratification par la France du Traité sur la stabilité, la coopération et la gouvernance (TSCG) de l’Union européenne qui enferme les pays européens dans un carcan budgétaire, ne leur laissant pas d’autre choix que de mener en permanence des politiques d’austérité. Dans une Europe économiquement intégrée, où la demande externe des uns dépend de la demande interne des autres, la généralisation des politiques d’austérité ne peut qu’enfermer la zone dans la récession. Cette récession conduit à une réduction des recettes fiscales qui a pour conséquence de rendre encore plus difficile la réduction des déficits que l'austérité était censée favoriser, justifiant ainsi un nouveau tour de vis, qui aggrave la situation, etc. Cette spirale mortifère est en train de toucher peu ou prou tous les pays européens, avec pour conséquence une destruction du « modèle social européen » et une paupérisation des populations.

    Cette analyse est paradoxalement confirmée par l’avis du Haut Conseil qui est obligé d’admettre que les coupes budgétaires, appelées pudiquement mesures de consolidation budgétaire, ont « un impact sur la croissance » et « sont susceptibles d’avoir un impact (…) sur le potentiel de croissance ». Le Haut Conseil remet ainsi en cause les prévisions de croissance du gouvernement que ce soit sur le court terme (2013 et 2014) ou sur le moyen terme (2015 et 2017). Mais il reste toutefois au milieu du gué. Il reconnaît que depuis plusieurs années les « prévisions de croissance » ont été « systématiquement affectées d’un biais optimiste ». Mais d’où viennent ces erreurs ? Ne serait-ce pas que ces prévisions ont systématiquement sous-estimé les effets récessifs des programmes d’austérité mis en oeuvre ? Le FMI lui-même, ce qui est cocasse, a récemment abondé en ce sens1. Le Haut Conseil, de son côté, se garde bien de trancher, sans toutefois fermer la porte à cette interprétation. L'air du temps serait-il sur le point de changer ? Quoi qu'il en soit les analyses du Haut Conseil confirment l’impasse totale de la politique gouvernementale.

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  18. En préparant la marche du 5 Mai

    Et en plus, ils privatisent !

    Sans bruit, presque en cachette, le gouvernement Ayrault relance la machine à privatiser. Comme toujours avec les solfériniens, la manœuvre est mesquine, ses motivations pauvres et sans vision, sa mise en œuvre honteuse et presque clandestine. Médiapart a lancé l'alerte le 27 mars dernier. De mon côté, ici j’ai déjà raconté les péripéties lamentables du bradage d’EADS. Depuis la situation s’aggrave considérablement. Moscovici et Montebourg se disputent la médaille du meilleur liquidateur de la propriété publique.

    Dans un article intitulé "Et maintenant, voilà les privatisations", Laurent Mauduit épinglait la "mini-privatisation" à "haute valeur symbolique" décidée par le gouvernement Ayrault. C'est le groupe Safran qui est concerné. Issu de la SNECMA, c'est un bijou de haute technologie leader mondial des moteurs aéronautiques. Le gouvernement a décidé de vendre 3,12% du capital de Safran. Pourquoi ? Parce que l'Etat était pressé d'empocher près de 450 millions d'euros pour boucler son budget. Misérable. Le sommet du ridicule et de l’absurde est atteint quand on sait que cette vente est destinée à alimenter le capital de la Banque publique d'investissement. Détruire de l’investissement pour alimenter un fonds destiné à aider l’investissement ! Jean Marc Ayrault est le nouveau Shadock de l’économie. Au passage on découvre que ces pitoyables gestionnaires avaient oublié de nantir le budget pour fonder cette banque ! Et, sans le vouloir, Moscovici fait ainsi l'aveu que la BPI n'est qu'un nain financier !

    Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg sont ici à la manœuvre. En tant que ministre de l'Economie et des Finances, et ministre du Redressement Productif, ils partagent la tutelle sur l'Agence des Participations de l'Etat. Cette agence est la structure chargée de gérer le capital détenu par l'Etat dans les entreprises. Cette agence a été créée en 2004 par la droite. A l'époque, les libéraux vantait la nécessaire "modernisation" de "l'Etat actionnaire" qui devait "gérer son portefeuille" boursier. C'était l'abandon définitif de toute logique industrielle au profit de la logique financière et boursière.

    Le pillage a aussi lieu chez EADS. Sous l'impulsion du PS, "l'Etat actionnaire" met ses pas dans ceux du parasite Arnaud Lagardère. Cet oligarque a décidé de se retirer du capital d'EADS. Et il a obtenu qu'EADS rachète ses actions. Bilan de l'opération : 2,3 milliards d'euros de trésorerie d'EADS brûlés dans une opération dont le seul bénéficiaire est Arnaud Lagardère. Ce pillage, j'en ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog. Il me révolte. Ce lundi 15 avril, on a appris que l'Etat avait décidé de faire la même chose que Lagardère. EADS va racheter une partie de son propre capital détenu par l'Etat français : 1,56% du capital est concerné. Coût de l'opération pour EADS 478 millions d'euros. Entre Lagardère et l'Etat, EADS aura brûlé trois milliards d'euros de cash pour racheter ses propres actions, autant dire pour rien. Et grâce à cette merveilleuse trouvaille, l'Etat va reculer au capital d'EADS, une autre entreprise stratégique, un autre fleuron technologique.

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    1. Le gouvernement continue sa course de "bon élève de l'Europe des déficits".

      Il s'apprête à entamer les allocations familiales, à augmenter les impôts (et hop, hausse de la TVA), à rogner les retraites. Il brade les fleurons technologiques français en catimini.

      Mais il ne faut pas croire, ce n'est pas de l'austérité: non non. C'est du sérieux, de l'équilibre, de la rigueur. GRRR

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  19. Pour en finir avec la polémique sur la loi Pompidou-Giscard de 1973

    5 novembre 2011 Posté par Benji sous Argent et politique
    39 commentaires

    Il s’agit ici d’une lettre ouverte à Marine Le Pen concernant la loi polémique et traitresse de 1973 connue sous le nom de loi Pompidou-Rotschild, lettre qui nous vient d’un lecteur du site Fortune de souche. Bien sur il faut entendre toutes les opinions pour pouvoir se faire la sienne, donc celle-ci a autant sa place ici qu’une autre, au moins il en parle, vous avez vu Hollande ou Sarkozy oser parler de cette loi?

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    Note : ne pas manquer les commentaires, bien sûr.
    Le site, Les moutons enragés.

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    1. Réponse de VGE

      Par Valéry Giscard d'Estaing le vendredi 25 juillet 2008, 14:26 - Réponses aux bloggeurs - Lien permanent

      @ A-J Holbecq : Réforme des statuts de la Banque de France

      La réforme des statuts de la Banque de France, adoptée sous le mandat de Georges Pompidou et lorsque j'étais Ministre des Finances, est une réforme moderne qui a transposé en France la pratique en vigueur dans tous les grands pays : il s'agissait à l'époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu'il soit émis par une entité privée ou publique.

      La possibilité du prêt direct de la Banque de France au Trésor public a généré partout où il fut appliqué une situation d'inflation monétaire permanente. Votre remarque sur l'endettement public est inexacte et révélatrice : vous semblez penser qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique. En réalité, il y a dans ce domaine des règles bien connues qui définissent le montant des avances et prêts de l'institut d'émission en faveur du Trésor public, avances et prêts qui ont évidemment vocation à être remboursés et qui figurent de ce fait dans le montant de la dette publique. Ce que vous supposez consiste à dire qu'on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par une simple émission monétaire. Mais ce serait ouvrir les bras au retour à l'inflation des années 1950.

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    2. Magali Pernin, dans Contrelacour, analyse la loi de 1973:

      Loi-1973 en critiquant le livre de Rougeyron.

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  20. Le commencement de la déflation

    > Tenue de rigueur imposée

    18 avril 2013
    Eric Heyer


    Ce texte résume les perspectives 2013-2014 de l’OFCE pour l’économie française.


    En moyenne annuelle, l’économie française devrait connaître en 2013 un léger recul de son PIB (-0,2 %) et une modeste reprise en 2014, avec une croissance de 0,6 % (tableau 1). Cette performance particulièrement médiocre est très éloignée du chemin que devrait normalement emprunter une économie en sortie de crise.

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  21. Pendant que la Troïka impose sa Rigueur, et que les gouvernements-caniches jouent leurs quatre C, les peuples trinquent.

    Le Monde

    Les mesures drastiques d'austérité imposées en Grèce pour assainir les finances publiques du pays se sont accompagnées d'une explosion des suicides, des meurtres et d'une détérioration de la santé publique, selon une étude américano-grecque, publiée jeudi 18 avril.

    Le taux de mortalité résultant de suicides et d'homicides a augmenté de 22,7 % et de 27,6 % respectivement de 2007 à 2009 surtout parmi les hommes, précisent les auteurs de ce rapport publié dans l'American Journal of Public Health, en se basant sur les statistiques du gouvernement. Ils ont aussi constaté un accroissement du nombre de cas de troubles mentaux, d'abus de drogue et même de maladies infectieuses provoquées par le virus du Nile occidental et du sida.

    Ces phénomènes ont coïncidé avec une forte hausse du chômage à la suite de la crise économique de 2007 dont le taux est passé de 7,2 % en 2008 à 22,6 % au début de 2012. Dans le même temps, les dépenses de l'Etat consacrées aux services publics ont été fortement réduites, le budget du ministère de la santé baissant pour sa part de 23,7 % de 2009 à 2011. Cette diminution des services de santé publique s'est aussi produite au moment où un grand nombre de Grecs au chômage ont été contraints de réduire leurs recours aux soins médicaux privés pour se faire soigner dans des organismes publics, dont les moyens étaient également très réduits et plus entièrement gratuits.

    "Nous nous attendions à ce que les mesures d'austérité aient des effets négatifs sur les services de santé et la santé publique mais l'impact a été beaucoup plus sévère que nous avions imaginé", a expliqué le principal auteur de cette étude, Elias Kondilis, chercheur à l'Université Aristote. Les nouveaux cas d'infection par le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) ont ainsi augmenté de 57 % de 2010 à 2011 (607 à 954), notamment à cause des coupures budgétaires dans les programmes d'échange de seringues pour les drogués et la distribution de préservatifs.

    Citant la situation grecque, les chercheurs mettent en garde contre des effets néfastes similaires sur la santé publique dans d'autres pays européens confrontés à une situation économique difficile, et même aux Etats-Unis, où on évoque des coupes dans les programmes de couverture médicale des retraités et de santé publique. "La politique des coupes budgétaires actuellement proposées (...) auraient les mêmes effets dévastateurs sur les services de santé et la santé publique aux Etats-Unis", estime le Dr Howard Waitzkin, professeur retraité de médecine et de sociologie à l'Université du Nouveau-Mexique, co-auteur de l'étude.

    ____
    Quand j'avais publié un Billet sur Mediapart pour parler des suicides grecs, un abonné Kbis était venu m'accuser de faire du sensationnel et il avait réfuté les statistiques... GRRRR

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  22. VIème république ou Souveraineté?

    (...) "Donc, c’est bien de la privation de la souveraineté que souffre notre système politique. Tout s’enchaîne ensuite. On a offert à l’élite politique les moyens de s’enrichir, et on lui a fourni une idéologie qui l’a déculpabilisée. Il faudrait un véritable miracle pour que l’on n’assiste pas, alors, à la multiplication des dérives personnelles dont nous sommes les témoins. Oui, qu’il s’agisse de l’affaire Cahuzac, ou des comportements du trésorier de campagne de François Hollande, il s’agit moins de cas individuels que d’un système. Mais alors, le remède se trouve dans les maux dont nous souffrons. Il faut rétablir la souveraineté de la Nation, et pour cela abroger l’inscription dans la Constitution des différents traités européens. En un mot, il faut rétablir l’État. Cette tâche est à la fois bien plus vaste et bien plus simple que le changement de régime qui nous est proposé dans ce texte. Celui-ci aurait-il comporté une formule comme « la première chose à faire est de déclarer nul et non avenue les divers amendements constitutionnels ainsi que les lois limitant le pouvoir du Peuple et de ses représentants » que l’on n’aurait pas eu besoin de tout ce pathos sur la « refondation » de l’Europe. La VIème République, telle qu’elle est présentée dans l’appel, n’est pas la réponse au problème posé. Si l’on veut réellement attaquer à la racine les dérives systémiques dont souffre notre classe politique c’est par le rétablissement de la souveraineté qu’il faut commencer. Cela rendrait en fait sa cohérence au texte, car il y a une profonde unité entre les préoccupations conjoncturelles et les préoccupations structurelles auxquelles il est fait référence. Mais il faut avoir le courage de nommer ce qui fait l’unité : la question de la perte progressive de notre souveraineté.
    Cet appel, en dépit d’un bon début, en dépit de passages avec lesquels je suis en plein accord, reste une porte entre-baillée. Il avance à petits pas, ce qui pourrait se comprendre tactiquement si nous n’étions pas dans la situation actuelle, et arrête son mouvement au moment où il faudrait procéder à une rupture. Pour cacher cela, on use et abuse de formules ronflantes. Mais, en vérité, on évite un problème car on ne veut pas trancher. Et l’on est d’autant plus démuni face à un gouvernement qui met en place, les une après les autres, les mesures découlant de cet abandon de souveraineté et qui se traduisent alors par l’austérité et la financiarisation croissante de la société."

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  23. ______________________________

    Grèce: la troïka plutôt satisfaite de sa mission

    En échange de coupes dans l'administration, l'Eurogroupe versera rapidement de nouvelles tranches d'aide.

    Le bulletin de santé de l'économie grecque, délivré hier par la troïka de ses créanciers à l'issue d'une visite d'une dizaine de jours à Athènes, est plutôt positif. La mission note que « l'économie est sur la voie d'un retour de la croissance en 2014 » et que la dette du pays demeure « soutenable », grâce au respect des objectifs de réduction du déficit. La Grèce pourrait donc recevoir la tranche d'aide de 2,8 milliards d'euros due depuis décembre d'ici à la fin de la semaine, a confié le chef de mission du FMI, Poul Thomsen. Quant à la tranche de printemps, de 6 milliards, elle devrait être débloquée à l'Eurogroupe du 13 mai. Athènes vise désormais l'équilibre de son solde budgétaire primaire (c'est-à-dire hors paiement de la dette) dès cette année, une condition posée par la troïka pour envisager un allégement de la dette grecque.

    En échange de ce feu vert, le gouvernement grec d'Antonis Samaras a dû lâcher quelques concessions. Il a tout d'abord accepté de licencier d'ici à la fin de l'année 4.000 fonctionnaires, dont un bon nombre sont accusés de corruption, d'absentéisme, ou d'incompétence. D'ici à l'an prochain, ce sont 11.000 postes qui devraient être supprimés.

    Remplacer une génération

    Hier, Poul Thomsen s'est félicité de cet accord : « Cela m'a toujours étonné qu'il y ait un tel tabou à se débarrasser de gens qui ne sont pas à la hauteur », a-t-il dit lors d'une conférence à Athènes. Au total, ce sont 150.000 emplois qui devraient disparaître d'ici à 2015. Antonis Samaras a assuré, de son côté, que chaque emploi détruit dans l'administration serait recréé d'ici à 2015. Il s'agit plutôt, selon lui, de remplacer une génération par une autre plus jeune et « recrutée grâce à un processus entièrement méritocratique », contrairement au népotisme qui a si longtemps prévalu. La troïka a également obtenu qu'Athènes gèle une fusion projetée entre la National Bank et Eurobank respectivement la première et la troisième banque du pays. Les dirigeants européens craignaient que l'ensemble constitué ne soit trop gros pour être revendu à des investisseurs privés, après sa recapitalisation sur fonds publics.

    Catherine Chatignoux, Les Echos 16/04


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    1. Quand on confronte la satisfaction de la Troika aux chiffres réels de la paupérisation en Grèce, on a envie de hurler.
      L'humain jamais. Tel est leur credo.
      Ce mot d'ailleurs n'appartient pas à leur lexique.

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  24. Délinquance fiscale: des noms!

    Par Hervé Nathan, avec Mathias Destal

    Longtemps promise, la grande lessive fiscale n'est jamais venue. En cause : une classe politique souvent trop proche des resquilleurs en col blanc et qui, d'effet d'annonce en renoncement, ne s'est jamais attaquée à cette fraude massive avec courage et endurance. Cette fois, est-ce la bonne ?

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  25. Reuters

    Speaking at an event hosted by Deutsche Bank in Berlin alongside Polish Prime Minister Donald Tusk, Merkel also defended her approach to the crisis against critics who argue she has put too much emphasis on austerity, saying Europe must find a way to deliver both growth and solid finances.

    The comments came two months before European leaders are due to gather in Brussels to discuss moving towards a so-called "fiscal union".

    Expectations are low, in part because an easing of the crisis has reduced pressure on leaders to produce a big leap forward in integration, but also due to differences between Germany and its partners, notably France, over the next steps.

    "We seem to find common solutions when we are staring over the abyss," Merkel said. "But as soon as the pressure eases, people say they want to go their own way.

    "We need to be ready to accept that Europe has the last word in certain areas. Otherwise we won't be able to continue to build Europe," she added.

    Tusk said it would be "dangerous" if other countries in Europe felt Germany was imposing its own economic model across the entire bloc.

    But Merkel denied that, saying Europe was made up of different cultures and economies with different strengths. The key she said, was for Europe to orient itself towards best practices.

    That meant Germany accepting a single market for services, a common labour market and more compatible social security systems, so that Europeans could move from one state to the other without worrying about their pensions.

    "We don't always need to give up national practices but we need to be compatible," Merkel said. "It is chaos right now."

    "We need to be prepared to break with the past in order to leap forward. I'm ready to do this," she said.

    Introducing Merkel and Tusk, Deutsche Bank co-CEO Anshu Jain praised the German leader and the European Central Bank for their efforts to calm the crisis.

    "Now, as I travel through Europe and the U.S., even the most sceptical investors recognise that the future of the euro zone is no longer under serious threat. And that is a very good thing," Jain said.

    But Tusk acknowledged that the crisis had taken its toll on public opinion in Poland, where he said a majority of the population had doubts about adopting the euro.

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    1. We need to be ready to accept that Europe has the last word in certain areas.

      Le problème est que certains pays, dont l'Allemagne, veulent avoir le dernier mot, qui se prononce Austérité

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  26. Le blabla de Barrosso:

    fédéralisme

    A l’occasion d’un dialogue avec des think tanks européens basés à Bruxelles, lundi 22 avril 2013, José Manuel Barroso s’est exprimé sur l’avenir de l’Union européenne et a livré un diagnostic de la situation présente. « Le fédéralisme a toujours fait partie du projet européen », a-t-il déclaré. Le marché unique et la monnaie unique n’étant qu’un premier pas vers davantage d’unité. Mais fédéralisme ne rime pas forcément avec un « super-Etat ». Il s’agit d’un concept à deux faces : la recherche de l’unité entre les nations, mais dans la reconnaissance et le respect de leur souveraineté, a-t-il précisé.

    La crise des dettes souveraines a conduit l’Union européenne à renforcer ses pouvoirs sur les budgets et les politiques macroéconomiques des Etats. Pour M. Barroso, cette approche, selon lui fédérale, a permis de prévenir les risques de fragmentation.

    Davantage d’intégration reste encore « indispensable pour notre économie, pour nous protéger des soubresauts internationaux ( …) et garder la confiance des marchés et des investisseurs », relève M. Barroso.

    Le chômage atteint aujourd’hui un taux de record de 12 % dans les pays de la zone euro. Depuis 2011, les pays de l’Eurogroupe connaissent, pour le quatrième trimestre consécutif, une contraction de leurs économies. Aucune amélioration n’est prévue pour le premier trimestre 2013, dont les résultats seront rendus publics le mois prochain.

    Le chef de l’exécutif européen fait le constat d’une profonde défiance des peuples envers l’Union européenne, accrue par la crise économique et financière, qui selon l’eurodéputée Elisa Ferreira, a montré l’impréparation de Bruxelles à réagir autrement que par des politiques d’austérité. Celles-ci ont atteint leurs limites et doivent être compensées par un volet social pour réduire le chômage et stimuler la croissance, a reconnu M. Barroso. « Une politique réussie doit être non seulement bien conçue, mais aussi remporter un minimum de soutien », a-t-il concédé. Or, « nous n’avons pas été capables d’expliquer collectivement les problèmes ». Selon le président de la Commission, les Etats n’ont pas défendu l’image de l’Union européenne en simplifiant les débats et ont alimenté le nationalisme et le populisme.

    Dans cette impasse, chacun cherche une nouvelle « vision ». « L’Union européenne ne peut être réduite à ses traités, à l’instar de l’OTAN ou de l’OCDE. Elle est censée constituer le noyau d’une nouvelle unité politique », estime le directeur général de l’Institut français des relations internationales (IFRI) Thierry de Montbrial. Afin de préparer les élections européennes prévues pour mai 2014, José Manuel Barroso détaillera son projet pour le futur de l’Europe d’ici la fin de l’année 2013.

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  27. Marc Crapez, dans Marianne

    En 2010, s’est tenue une réunion des chefs d’États européens dont le communiqué officiel «souligne qu’il faut s’abstenir de toute forme de protectionnisme». En vérité, le débat avait porté sur la gravité des délocalisations et la nécessité de moduler un tant soit peu le libre-échangisme. Berlusconi désigne la Chine et invite à «regarder ce problème de près». Il est approuvé par le chancelier social-démocrate autrichien.


    Barroso débite alors le catéchisme anti-protectionniste : le point est «important, mais il faut aussi regarder cette question de manière plus large et ne pas singulariser un seul pays. L’Union européenne est le premier exportateur au monde. Nous ne devons pas lancer de mauvais messages protectionnistes».


    Sarkozy intervient : «Cette réponse est un peu trompeuse ! L’Union européenne n’a aucune intention d’être protectionniste, mais nous cherchons absolument la réciprocité avec nos partenaires. Nous devons arrêter d’être naïfs […] En ce qui concerne la singularisation d’un pays ou pas, au contraire, on doit cibler la Chine, beaucoup plus que le Burkina Faso car les intérêts sont différents».


    Angela Merkel abonde dans ce sens en estimant qu’il faut qu’une pression soit exercée sur la Chine en ce qui concerne le protocole de l’OMC sur les marchés publics : si nous ne traitons pas les conditions dans lesquelles la Chine obtient des contrats d’infrastructure dans l’UE, nous n’aurons pas de levier pour les contrats d’infrastructure en Chine.

    Ce consensus des chefs d’États, contre le statu quo du libre-échangisme absolu, est entravé par un chantage au risque protectionniste qui utilise tous les stéréotypes en vogue: celui de l’ouverture d’esprit, largesse d’idées, hauteur de vue (regarder cette question de manière plus large), celui de la non-discrimination, non-stigmatisation, non-désignation (ne pas singulariser un seul pays), celui enfin du non-contact avec le malin qu’exigent le présage de bonne augure (ne pas lancer de mauvais messages protectionnistes) et le cordon sanitaire (s’abstenir de toute forme de protectionnisme).


    Mettons les points sur les i. L’anti-protectionnisme imite l’antiracisme dogmatique. S’abstenir de «toute» forme de protectionnisme est un mot d’ordre calqué sur celui du rejet de toute forme de racisme et toute forme d’alliance, de compromission ou de contact avec le racisme. Impératif de non-contact avec le Malin qui fait fonction de rejet de l’impur, de répulsion ethnocentrique envers des lépreux politiques.


    Tel autre discours libre-échangiste glose sur un danger «d’escalade» protectionniste. En économie, ces métaphores inquiétantes abondent : spirale de l’inflation, engrenage de l’endettement, cycle récessif, marchés qui dévissent… Ce stéréotype de l’enchaînement inéluctable, du crescendo incontrôlable et des conséquences incalculables repose sur l’idée de réaction en chaîne ou d’effet boule de neige qu’illustre l’argument de la pente glissante ou du petit doigt dans l’engrenage.


    Ce stéréotype peut aller jusqu’à craindre un «ver dans le fruit», c’est-à-dire utiliser le spectre de la vermine galopante chère aux langages totalitaires, ou encore recourir à une rhétorique du couteau sous la gorge : «On ne saurait trop insister sur les dangers de jouer avec la rhétorique protectionniste, en particulier en période de crise […] L’histoire ne doit pas être oubliée».


    En filigrane, se profilent l’irresponsabilité d’un enfant qui joue avec une mine, voire le danger d’un pyromane jouant avec le feu, puis la menace se précise, empruntant au langage antifasciste ses métaphores de la boîte de Pandore et de la traînée de poudre (ayant menée aux années noires). Argument d’autorité qui infantilise le lecteur, le prive de son libre-arbitre, le dépossède de sa réflexion. Mieux vaudrait peser le pour et le contre sans se laisser intimider, ni croire que ceux qui ne pensent pas pareil sont des forbans.



    *Marc Crapez est chercheur en science politique associé à Sophiapol (Paris-X).

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  28. Berlin refuse de nouvelles discussions sur les règles budgétaires dans l'UE
    24/04 | 11:03

    Le gouvernement allemand refusera de nouvelles discussions sur les règles budgétaires de la zone euro, restant convaincu que redressement des finances publiques et croissance ne sont pas antinomiques, a affirmé mercredi Steffen Kampeter, secrétaire d'Etat allemand aux Finances.
    De nouvelles discussions sur les règles budgétaires "n'auront pas le soutien du gouvernement allemand. Les règles de discipline fiscale intègrent déjà une certaine flexibilité", a déclaré M. Kampeter, lors d'une conférence organisée par le magazine Euromoney.
    Selon le secrétaire d'Etat, les propos du président de la Commission européenne José Manuel Barroso, évoquant lundi les "limites" de la politique actuelle, ont été "mal interprétés" comme un changement de cap politique de Bruxelles.
    "Si nous rouvrons le débat sur les règles de la politique budgétaire, nous n'aurons jamais d'engagement positif à l'égard des institutions européennes", a estimé M. Kampeter.
    A l'instar du message répété depuis plusieurs jours par le gouvernement allemand face aux critiques de sa ligne, M. Kampeter a répété que "la croissance et la consolidation budgétaire (n'étaient) pas une contradiction et (allaient) très bien ensemble".
    Il a également assuré que la nécessaire mise en oeuvre de réformes dans les pays européens était la voie du succès, même si les effets ne se faisaient pas voir immédiatement.
    Ainsi "l'Allemagne n'est plus vue comme l'homme malade de l'Europe", comme cela avait été le cas il y a quelques années, a souligné M. Kampeter.
    Déjà mardi, le ministère des Finances avait, dans une déclaration écrite, appelé à garder le cap de la consolidation budgétaire et les réformes, une stratégie ayant déjà montré des succès.
    "L'Allemagne soutient des mesures de solidarité en Europe avec une répartition juste", la première économie européenne refusant d'être "le seul et l'unique à prêter", a également déclaré le secrétaire d'Etat allemand.
    Il a enfin répété l'opposition de Berlin à des obligations mutualisées en Europe, appelant à la prudence "ceux qui pensent qu'on peut acheter de la croissance en s'adressant aux marchés".

    Copyright © 2010 AFP.

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  29. Aïe...

    Encore un effet très positif de la mondialisation et de la "compétitivité:


    Catherine Ducruet note dans Les Echos que «l’Académie de pharmacie se réunit aujourd’hui pour mettre une dernière main à ses recommandations pour lutter contre les ruptures de stocks de médicaments. Un phénomène qui prend de l’ampleur en France».

    La journaliste relève ainsi que «le site de l’ANSM recense quelque 200 produits en rupture de stock ou dont la production a été arrêtée, au cours des 3 dernières années. Et on estime que, chaque jour, 5% des médicaments commandés par les pharmaciens d’officine sont en rupture de stocks».

    Catherine Ducruet précise que «tous les produits sont concernés : des cancéreux […] aux vaccins […] en passant par les psychotropes», et indique que «des blocages tout au long de la chaîne de production et de commercialisation du médicament contribuent à cette situation».

    Philippe Lamoureux, directeur général du LEEM (syndicat des laboratoires pharmaceutiques), explique que «la production de médicaments est aujourd’hui organisée à l’échelle mondiale. Or, la demande croissante des pays émergents crée des tensions sur l’appareil de production. Le moindre problème sur un site de production entraîne donc des pénuries».

    Catherine Ducruet observe notamment que «les matières actives sont très peu fabriquées en Europe. […] 14% des ruptures de stocks seraient dues à des problèmes d’approvisionnement en matières premières. […] Certains laboratoires décident d’arrêter la fabrication d’un produit parce qu’il n’est plus rentable».

    Catherine Ducruet ajoute, concernant l’hôpital : «Non seulement il a réduit ses stocks de façon radicale mais il achète ses médicaments […] par appel d’offre et doit retenir le moins disant. Ce qui peut le conduire à dépendre d’un seul fournisseur, pas toujours fiable. En 2012, selon une enquête, on a assisté à une augmentation de plus de 70% des pénuries à l’hôpital».

    La journaliste retient donc que l'Académie de pharmacie «propose de recenser tous les sites de fabrication et de contrôle et de fixer une liste des matières premières actives tombées dans le domaine public dont la pénurie pourrait entraîner des problèmes de santé publique».

    Catherine Ducruet note qu’«en cas d'arrêt de la fabrication d'un médicament pour cause de non-rentabilité, l'Académie préconise une revalorisation des prix. Si l'arrêt est inéluctable et la maladie traitée grave, on pourrait aussi imposer aux industriels de poursuivre leur production jusqu'à ce qu'une alternative soit trouvée».

    La journaliste ajoute que «l'Académie propose d'organiser l'échange d'informations entre les répartiteurs pharmaceutiques, les médecins et pharmaciens et l'assurance-maladie et de mettre au point des protocoles pour adapter les traitements médicaux en cas de rupture», ou encore indique qu’elle «juge nécessaire d'intégrer la sécurité d'approvisionnement dans les critères d'appel d'offres [des hôpitaux] et d'encourager les productions européennes pour les maladies orphelines».

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  30. http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2013/03/04/pib-croissance-politiques-publiques-retraites-1/#more-466

    Jean Gadrey

    Jean Gadrey, né en 1943, est Professeur honoraire d'économie à l'Université Lille 1.
    Il a publié au cours des dernières années : Socio-économie des services et (avec Florence Jany-Catrice) Les nouveaux indicateurs de richesse (La Découverte, coll. Repères).
    S'y ajoutent En finir avec les inégalités (Mango, 2006) et, en 2010, Adieu à la croissance (Les petits matins/Alternatives économiques), réédité en 2012 avec une postface originale.

    Il collabore régulièrement à Alternatives économiques.


    J’ai mis en ligne dans le passé plusieurs billets sur la question des retraites, en proposant notamment d’y réfléchir dans la perspective d’une transition écologique et sociale, une exigence absente des réflexions du COR (Conseil d’orientation des retraites), mais aussi de la plupart des critiques des réformes passées ou en préparation. L’occasion m’a été donnée de prolonger ces idées lors d’un séminaire récent de « l’école de Paris du management » animée par Michel Berry. Le thème : « Peut-on se passer du PIB et de la croissance pour mieux gouverner ? ».

    J’ai pris l’exemple des retraites 1) pour illustrer des idées plus générales sur la façon dont le PIB et la croissance interviennent au cœur de la définition des politiques publiques et des « réformes », et 2) pour proposer d’autres façons de procéder. Ce billet et les trois qui vont suivre sont issus de ce débat.

    INTRODUCTION

    Le thème qui m’a été proposé est le suivant : peut-on penser des modes de gouvernement, des stratégies publiques, et en particulier des méthodes de prévision économique, qui se passeraient du PIB et de la croissance pour « mieux gouverner » ?

    J’indique d’emblée que je ne pense pas que, dans les décennies à venir, on puisse se passer du PIB et de la comptabilité nationale EN VALEUR. Je pense même qu’il serait stupide de se priver d’outils d’analyse dotés d’un domaine de pertinence limité, mais utiles.

    Avant d’en venir à des propositions alternatives (billets 3 et 4), il faut analyser l’état actuel des choses, ce que je ferai en trois temps : 1) pourquoi le PIB et la croissance sont-ils considérés comme aussi centraux pour gouverner ? 2) Que veut dire concrètement gouverner AVEC le PIB et la croissance comme repères centraux ? 3) Quels sont les fondements macroéconomiques des scénarios de financement à long terme des retraites (objet du billet 2) ?

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  31. La France à vendre :

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/04/25/97002-20130425FILWWW00545-hollande-tous-les-obstacles-aux-investissements-chinois-en-france-seront-leves.php

    Forte position négociatrice.

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  32. Le PS dénonce "l'intransigeance égoïste" de Merkel

    La direction du PS a déposé vendredi un projet de texte appelant à la "bataille de la réorientation" en faveur de la croissance et à "la fin de l'austérité" dans l'UE, face à l'"Europe de droite", incarnée en particulier par Angela Merkel et son "intransigeance égoïste". Ce texte d'une vingtaine de pages doit être soumis à l'approbation du bureau national (direction) du PS mardi prochain avant d'être débattu par les militants socialistes et être présenté enfin à la convention du parti sur l'Europe, le 16 juin, a-t-on dit de source proche de la direction.

    François Hollande a engagé depuis son élection "la bataille de la réorientation" en Europe. "Notre vision du redressement économique et social de l'Europe passe par le retour de la croissance et la fin de l'austérité" et la France "porte désormais cette vision et entraîne avec elle de nombreux peuples", souligne ce projet de texte, sur lequel a travaillé en particulier Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l'Europe. "Le chemin que nous proposons, c'est la réorientation", insiste le document. "Les socialistes français veulent l'Europe. Ce qu'ils combattent, c'est l'Europe de droite et son triptyque : dérégulation, désindustrialisation, désintégration", ajoute le PS.

    Car le document se montre particulièrement sévère envers la droite en Europe et la chancelière allemande, Angela Merkel, qualifiée de "chancelière de l'austérité". Celle-ci, écrit le texte, "ne songe à rien d'autre qu'à l'épargne des déposants outre-Rhin, à la balance commerciale enregistrée par Berlin et à son avenir électoral". "Le projet communautaire, ajoute le document, est aujourd'hui meurtri par une alliance de circonstances entre les accents thatchériens de l'actuel Premier ministre britannique - qui ne conçoit l'Europe qu'à la carte et au rabais - et l'intransigeance égoïste de la chancelière Merkel".

    Mutualisation des dettes

    "À quel niveau de la crise de la dette, s'inquiète-t-il, faudra-t-il arriver pour que la chancelière conservatrice accepte de réfléchir à la possibilité de mutualiser une partie des dettes des États membres et mettre en place un fonds de rédemption préventif et dissuasif face aux attaques spéculatives". "Les conservateurs appliquent les recettes qui ont pourtant déjà conduit au pire : le libre-échange commercial comme horizon des relations extérieures, l'austérité comme étalon à l'intérieur de nos frontières", poursuit le projet de texte, qui se situe dans la perspective politique des élections au Parlement européen, le 25 mai 2014.

    "Affronter démocratiquement la droite européenne, c'est se confronter politiquement à la droite allemande", souligne le projet, qui se veut aussi une contribution au débat dans le cadre du Parti socialiste européen (PSE) qui prépare son manifeste pour les élections de l'année prochaine. Car "une victoire de la gauche européenne (en 2014) permettrait que succède une personnalité progressiste au conservateur libéral (José Manuel) Barroso. Elle changerait le rapport de forces politiques dans le continent", conclut le document.

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  33. La "réorientation", la vieille ficelle du PS au moment du MES. Abstention de réorientation qu'ils disaient. Tu parles.

    Là, ils se soucient fortement pour les municipales...

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  34. http://www.marianne.net/Affaire-Dailymotion-mensonges-et-mensonges_a228676.html

    Dailymotion appartient au groupe Orange dont l’Etat est actionnaire à 27%. Comment peut-on oser dire qu’en intervenant dans la vente de Dailymotion à Yahoo, l’Etat se mêle de ce qui ne le regarde pas ? Evidemment que cette affaire le regarde. Et plutôt deux fois qu’une si l’on considère que l’industrie numérique est un secteur hautement stratégique. On ne peut pas prétendre que l’Etat n’a plus, depuis des lustres, de véritable stratégie industrielle et lui reprocher en même temps de regarder de près ce qu’une entreprise dont il est actionnaire fait de ses pépites.

    On eut d’ailleurs aimé que l’Etat intervienne avec autant de vigueur dans la stratégie de Renault … Les mêmes qui, aujourd’hui, accusent Arnaud Montebourg d’étatisme, voire de « collectivisme », autant dire de « soviétisme », sont d’ailleurs à deux doigts de supplier l’Etat de nationaliser les chantiers de Saint-Nazaire pour sauver l’emploi. Bonjour l’incohérence !

    Imaginez, d’ailleurs, ce qu’auraient dit la droite, le Medef et les « pigeons » si l’Etat avait laissé Dailymotion s’envoler pour les Etats-Unis. Imaginez ce qu’auraient titré Le Figaro, Les Echos ou Valeurs Actuelles : Hollande pousse les riches à s’exiler pour échapper à un impôt confiscatoire ; Hollande incite les jeunes à partir pour trouver du travail : et, maintenant, Hollande oblige les plus belles entreprises françaises à quitter un pays qui entrave la liberté d’entreprendre…

    Franchement, si Dailymotion avait été allemande, qui peut croire qu’Angela Merkel et son gouvernement l’auraient laissée devenir américaine ?

    Deuxième mensonge, et de taille celui-là : non, l’Etat n’a pas empêché un accord avec Yahoo, il a refusé que le géant américain ne rachète 75% d’abord de Dailymotion, puis 100%. Ca fait tout de même une sacrée nuance. Un partenariat à 50/50, oui ; un rachat pur et simple, non. Pourquoi, tout à coup, un accord à 50/50 n’intéresse plus Yahoo ? Peut-être parce que l’intention de Yahoo n’était pas vraiment d’aider Dailymotion à se développer à l’international, mais tout simplement de l’absorber. D’ailleurs, la plupart des start-up rachetées par les géants de l’internet – Yahoo, Google… - ont été avalées, ingérées, digérées.


    C’est la conception néolibérale du marché : reconstituer sur une base privée le modèle de l’économie soviétique. Un monopole, voire un oligopole qui, au lieu d’appartenir à un Etat centralisé comme dans l’URSS des années 70, est désormais la seule propriété de ses actionnaires. Si le libéralisme est fondé sur un fonctionnement loyal de la concurrence, alors cette conception est l’exact contraire du libéralisme, le vrai.

    Troisième mensonge : la rupture des négociations avec Yahoo, lit-on, serait une catastrophe pour Dailymotion. Une catastrophe pour Dailymotion ou pour ses actionnaires qui, à travers cette opération, auraient assurément fait la culbute ? On apprend d’ailleurs que le groupe Vivendi (Canal +) et que Xavier Niel, propriétaire de l’opérateur de téléphonie mobile Free, sont intéressés par un tel partenariat. Pourquoi ces partenaires-là n’intéressent pas Orange et Daily Motion ? Bizarre, non ?

    Dernière remarque : la plupart des médias ont souligné la violence des réactions du Financial Times et du New York Times à l’annonce de la rupture des négociations avec Yahoo. Thème de l’anathème : vous voyez, la presse américaine dit que les Français sont fous de renoncer à Yahoo, que décidément, on ne peut pas faire de business avec un pays dirigé par des socialistes…

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  35. Un argument que je goûte fort:

    C’est la conception néolibérale du marché : reconstituer sur une base privée le modèle de l’économie soviétique. Un monopole, voire un oligopole qui, au lieu d’appartenir à un Etat centralisé comme dans l’URSS des années 70, est désormais la seule propriété de ses actionnaires. Si le libéralisme est fondé sur un fonctionnement loyal de la concurrence, alors cette conception est l’exact contraire du libéralisme, le vrai.

    Où l'on voit en quoi le néolibéralisme est une perversion du libéralisme.

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  36. Le suicide comme arme de destruction massive
    06/05/2013 - Bloc-Notes


    Extraits (conclusion) :

    Par ailleurs, il importe de constater qu’existe effectivement un état d’esprit conduisant à envisager des logiques d’élimination (d’extermination ?) de la population, sous la forme de l’argument énoncé techniquement de “forces du travail” devenues inutiles (d’ailleurs inutiles par l’action même du corporate power). On retrouve dans son fondement du capitalisme prédateur et darwiniste l’état d’esprit de la grande Dépression, avant l’arrivée de Roosevelt, lorsque le secrétaire au trésor Mellon (l’une des plus grosses fortunes des USA à cette époque) déconseillait au président Hoover, en 1931, de venir en aide aux chômeurs, estimant que le chômage allait permettre l’élimination des individus inaptes au travail, incompétents, dépourvus de “conscience laborieuse” (c’était l’expression favorite de Mellon). Ce darwinisme social prend aujourd’hui des allures de folie engendrant la situation extrême qu’on connaît, dans tous les cas telle qu’elle est exposée par le système de la communication, et contenant évidemment une dimension d’autodestruction qui n’était pas perceptible durant la Grande Dépression.

    Dans un tel climat, avec la dette publique qui continue à exploser, les pressions vont encore augmenter, conduisant à des tensions supplémentaires, pour réduire encore les dépenses sociales jusqu’à des situations qui pourraient apparaître comme alimentant des situations “sociales” de quasi-disette de type postmoderne (comme il y eut aux USA, dans certaines villes, durant la Grande Dépression, où l'on releva des cas de personnes sans ressources mourant de faim, y compris dans le cadre urbain caractéristique de notre “civilisation” [contre-civilisation en l’occurrence]). Le fait est que ces tensions caractérisant de telles hypothèses absolument radicales sont déjà présentes et perceptibles dans le système de la communication. Il y a quelques jours (voir SHTF.Plan, le 3 mai 2013), au cours d’une réunion publique organisée par le parti libertarien, Ron Paul parlait de la situation monétaire et de la situation de la dette publique, et il déclarait dans un sens qui concerne ces mesures de réductions supplémentaires de soutien social : «I don’t doubt it for a minute. They’ll do what they think is necessary. and they’ll use force, and they’ll use intimidation, and they’ll use guns. Because, you can’t challenge the state and you can’t challenge the State’s so-called right to control the money… I think that’s very possible at that time when things get a lot rockier than they are now.»



    Mis en ligne le 6 mai 2013 à 05H51



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  37. La résistance, c'est maintenant.


    http://blogs.mediapart.fr/blog/lucien-pons/060513/la-resistance-c-est-maintenant


    Il est là pour liquider les actifs de l'entreprise France.

    Tout est dit ; tout en découle.

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