mardi 13 avril 2010

DERNIERES NOUVELLES










DERNIÈRES NOUVELLES: RÉACTIONS A CHAUD



Ce Billet pourrait être consacré à toutes les informations que nous souhaitons partager, sans relever d'une thématique ou d'une autre.

221 commentaires:

  1. Lu dans LExpress, à propos de la Justice
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    Dans son rapport annuel, la Ligue des droits de l'homme dresse le portrait d'une justice en plein malaise.

    Après la démocratie asphyxiée et la société surveillée, la Ligue des droits de l'homme (LDH) a, cette année, choisi la thématique de la justice bafouée. Dans son rapport annuel de 124 pages qui sortira jeudi 15 avril, l'association dénonce "une situation dramatique", comme l'a expliqué Jean Pierre Dubois, son président.

    "Nous sommes aujourd'hui confrontés à des problématiques nouvelles, avoue Henri Leclerc, avocat au barreau de Paris qui a participé à l'élaboration du rapport. On est entré dans une dictature de l'émotion. A chaque nouveau drame, on vote de nouvelles lois et on rend la procédure encore plus compliquée".


    Les auteurs du rapport ont aussi dénoncé la réforme, voulue par la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie et actuellement soumise à l'appréciation des avocats, magistrats et parlementaires. Elle ne fera, selon eux, qu'aggraver les choses. "Pourtant personne ne conteste que la justice à besoin de changement, affirme Henri Leclerc. Mais là, on fait les choses dans la précipitation. Il ne faut pas oublier qu'en 2007, on a déjà voté une réforme qui entre à peine en application. Et là, on remet quelque chose sur les rails. C'est aberrant".

    Plus que cela, c'est la justice en général qui est au cœur de ce rapport. Pour Évelyne Sire-Marin, magistrate et membre de la LDH, "le fait qu'un quart des conseils de prud'hommes aient été supprimés est plus qu'inquiétant. C'est comme pour le juge d'instruction, dès que quelque chose gène, le pouvoir en place cherche à le supprimer".

    Le rapport cite aussi "l'alourdissement de la durée des peines de prison, la multiplication des gardes à vue et l'explosion du nombre de détenus". Tous ces points avaient déjà été dénoncés lors de la journée d'action du monde judiciaire le 9 mars dernier.

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  2. Tous les journaux font état de brèches dans le pouvoir sarkozyste, avec une critique de plus en plus acerbe de certains membres de l'UMP.

    L'un des symptômes (lu dans l'Express).

    Après les propos de Pierre Charron sur un complot international visant les Sarkozy, Nicolas Sarkozy a décidé de supprimer la réunion quotidienne qui se tenait avec ses principaux conseillers.

    Nicolas Sarkozy ne le cache plus: le remaniement de son cabinet sera aussi décisif que le prochain remaniement -majeur- du gouvernement, prévu à l'automne. L'affaire des rumeurs aura fait une victime visible au sein de son équipe, Pierre Charon, mais les dégâts sont beaucoup plus larges.

    Trois ans après la victoire, c'est tout l'entourage qui est ébranlé: rivalités internes, usure, erreurs de casting, ambitions personnelles au détriment de l'intérêt présidentiel... "La machine commence à s'auto-intoxiquer", observe un ministre avec gravité.

    Le secrétaire général, Claude Guéant, est ouvertement critiqué par certains proches du chef de l'État qui poussent à son entrée prochaine au gouvernement pour susciter un renouvellement au sein de l'Élysée. "Il ferait un ministre de l'Intérieur idéal, dépositaire de la marque Sarkozy", note un fidèle.

    A l'origine de ce jeu de chaises musicales à l'Élysée, Pierre Charon.

    Le conseiller spécial, Henri Guaino, est devenu d'une discrétion inédite. Parmi les deux "conseillers du président", Raymond Soubie est totalement à la manœuvre sur le dossier des retraites, mais pourrait partir une fois la réforme bouclée. Lui-même se contente de préciser qu'il est là pour une durée "déterminée".

    De son côté, Catherine Pégard est plus marginalisée que jamais. Seuls deux collaborateurs sont aujourd'hui épargnés: Franck Louvrier, chargé de la communication, et Olivier Biancarelli, chargé des affaires politiques, parlementaires et de l'Outre-mer.

    La réunion quotidienne de 8h30, organisée autour de la douzaine de conseillers les plus importants, fut, en 2007, le symbole d'un nouveau management ultraconcentré, elle est désormais la preuve de la fatigue de la présidence de la République. Dans les premiers mois du quinquennat, le chef de l'État ne la manquait jamais. Elle se déroula ensuite sans lui. Le 12 avril, Nicolas Sarkozy y a participé... mais c'était pour annoncer qu'elle n'existait officiellement plus. L'hyperpuissance de l'Élysée a vécu.

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  3. Un petit sondage sur "les Français et le capitalisme" (AFP).
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    Le "système capitaliste" est jugé inégalitaire et incompatible avec le développement durable par une large majorité des Français, qui appellent de leurs vœux, sans trop y croire, un modèle plus efficace, selon un sondage publié mardi par l'Institut de France.

    Pour 71% des personnes sondées par l'institut Opinionway, le terme "capitalisme" évoque quelque chose de négatif, un sentiment qui transcende les générations et les catégories sociales et qui est même partagé par 47% des sympathisants de droite.

    La croissance économique ne bénéficie qu'à un petit nombre pour 77% des personnes interrogées.

    Le fait que ce sont "toujours les mêmes" qui profitent de l'économie de marché est le principal défaut cité par les sondés. Ces bénéficiaires présumés du système sont les actionnaires d'après 87% des Français. Et deux tiers d'entre eux estiment que les salariés en sont les principales victimes, une certitude qui se renforce en descendant dans l'échelle sociale.

    Enfin, un Français sur deux considère que l'économie de marché n'est pas compatible avec le respect de l'environnement.

    Du coup, 58% des sondés assurent qu'on pourrait "inventer mieux" que ce système "imparfait", un sentiment qui convainc 48% des sympathisants de droite et 66% de ceux de gauche. Mais seuls 7% des Français s'attendent à des modifications profondes après la crise.

    Ce sondage, réalisé pour la Fondation croissance responsable lancée mardi par des entrepreneurs à l'Institut de France, montre toutefois que le rapport au système capitaliste est plus ambivalent que ne le suggèrent ces données.

    Ainsi, si le profit, le libéralisme et le marché sont des concepts perçus de manière négative par une majorité de personnes, l'argent et la concurrence sont des termes jugés positifs. Quant à la propriété privée, c'est un droit fondamental aux yeux de 92% des sondés.

    De même, les Français pensent à la fois que l'objectif d'une entreprise est de faire des bénéfices (91% des réponses) et de créer des emplois (83%).

    Enfin, si 60% considèrent que l'organisation économique de la France est plutôt "libérale", les termes qui la caractérisent mieux sont selon les sondés "protection sociale" (56%) et "dépense publique" (61%).

    L'étude a été réalisée les 17 et 18 février auprès d'un échantillon de 1.001 personnes interrogées en ligne et représentatives de la population française de plus de 18 ans.

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  4. Un sympathique petit coup de boule dans Bakchich de Juliette Keating: "Méritocratie, j’écris ton non"
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    Au bonneteau de l’effort dûment récompensé, les cartes sont truquées depuis longtemps, et le resteront.

    Dans les camps, seuls les truands se portent bien. Varlam Chalamov fit cette observation au cours ses années de détention à Vichéra, puis Kolyma. L’administration principale des camps, qui poussait assez loin le rationalisme technocratique et le souci de la rééducation des forçats, avait imaginé l’alléchant principe de la gradation alimentaire. Le détenu qui dépassait un pourcentage fixé de production se voyait gratifié d’une ration améliorée. Hélas, le rabiot tant convoité s’avérait frugal et ne suffisait pas à compenser l’énorme perte d’énergie que nécessitait la hausse de productivité.

    Les prisonniers naïfs, qu’un ventre creux poussait au labeur, avaient beau se lever tôt et turbiner toute la journée, ils n’en mouraient pas moins d’épuisement, plus vite que ceux qui économisaient leurs efforts pour atteindre tout juste l’objectif imposé. Seuls les truands, sachant exploiter à leur profit le travail des faibles et se jouer des contradictions du système, mangeaient à leur faim sans lever le petit doigt et obtenaient en récompense leur libération anticipée.

    Ainsi, le glorieux vingtième siècle, qui fut riche d’enseignements sur ce dont l’homme est capable, nous apprit dès les années 30 que la méritocratie n’est que le nom poli de la truandocratie.

    A la tête des camps de rééducation du monde libre et démocratique, les chefs d’entreprises, incontestables héros du mérite libéral, ont bien compris la supériorité de la truanderie. Clamant haut et fort leur volonté de préserver les emplois, ils savent comment empocher les aides de l’Etat, tout en restructurant et, donc, licenciant. L’important est de sauver l’entreprise, c’est-à-dire les dividendes des actionnaires et les parachutes dorés des dirigeants. Faut qu’les gros puissent se goinfrer, faut qu’les petits puissent engraisser , chantait Boris Vian.
    Le club du credo merito

    Aussi faut-il que ça saigne. Et les salariés auxquels on promet le miracle économique s’ils acceptent le chômage partiel, les employés aux yeux desquels on fait miroiter une promotion s’ils se défoncent même le dimanche, les stagiaires au long nez sous lequel on agite la carotte du CDI, les ouvriers à qui l’on susurre les merveilles d’une fabuleuse reconversion, se retrouvent Gros-Jean comme devant à l’heure de l’entretien d’embauche ou d’évaluation, du plan social et du déménagement, en tapinois, des ateliers où certains ont usé vingt années de leur vie. Ne leur reste plus qu’à pendre leur mérite par le cou et à jurer, mais un peu tard, qu’on ne les y prendra plus.

    Le succès du credo méritocratique ne tarit pas pour autant. Qui ne le récite quand il faut ne mérite pas l’élévation au sommet de l’Etat avec la bénédiction du suffrage universel. Sarkozy le sait bien, qui discourt sur les vertus du mérite tout en pratiquant ouvertement le népotisme. Car au bonneteau de l’effort dûment récompensé, les cartes sont truquées et le resteront tant que la mort de la multitude sera le pain de quelques uns.

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  5. Lu dans le Monde

    En Suède, le gouvernement passe en force pour supprimer les bonus au sein des entreprises privées


    En Suède, le gouvernement de centre droit vient de remporter sa première grande victoire dans sa lutte contre les bonus versés aux dirigeants des grandes entreprises. Mais cette attitude suscite de vives controverses dans le pays.
    Lors de l'assemblée générale (AG) de l'opérateur de télécommunications suédo-finlandais TeliaSonera, jeudi 8 avril, l'Etat suédois - premier actionnaire du groupe avec 37,3 % du capital - a en effet réussi à imposer sa volonté seul contre tous. Grâce à l'absence de certains actionnaires à l'assemblée générale, l'Etat suédois possédait 51,99 % des droits de vote représentés à cette AG. Et a ainsi pu supprimer les bonus versés aux dirigeants de TeliaSonera, malgré l'opposition de la direction de l'entreprise et des autres actionnaires, parmi lesquels l'Etat finlandais.....

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/04/13/en-suede-le-gouvernement-passe-en-force-pour-supprimer-les-bonus-au-sein-des-entreprises-privees_1332902_3234.html

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    Ça me botte! Vous avez dit Proglio?

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  6. L'âne se marre. L'ours est perplexe. L'écureuil attaque.
    Les nouvelles ne sont guère nouvelles. Je pense un peu comme l'ours... Heureusement qu'il y a l'âne et l'écureuil. Rire quoiqu'il en soit et leur foncer dans le lard. On va essayer. Et c'est quand même marrant de voir que c'est un gouvernement de centre droit qui fait en Suéde un truc qu'on n'ose plus attendre chez nous d'un gouvernement de gauche. Un gouvernement de gauche ? Je dois lire trop de science-fiction...

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  7. Les trois premières contributions ont pour thème successivement:
    -le grand malaise des institutions,
    - l’ébranlement du pouvoir de la coterie en place,
    - la mauvaise image du règne de l’argent dans la société.

    Point commun: la crise, tant structurelle que conjoncturelle, de la société française (et européenne, car c’est grosso modo la même chose chez nos voisins).

    Le problème qui se pose à nous: donner à la contestation de la droite au pouvoir une expression conséquente et conquérante. Qui saura, et comment ?

    à Parleur

    Contrairement aux apparences, l'âne de là-haut ne rit pas, il bâille. Quant à l'éventail politique suédois, il présente par rapport au français le décalage inverse de l'états-unien:les "libéraux" US honnis des conservateurs sont très à droite de la droite française, le centre-droit suédois est nettement à gauche de la gauche française sur bien des points.

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  8. Melchior
    Je ne comprends pas ces questions. Il est évident que la gauche à trouvé son héraut et peut-être son héros : Dominique de Villepin II est arrivé. Zéro ou Zorro ? Bon, d'accord, l'âne baille. D'ennui je suppose. Espérons que ceci va le faire rire. Jaune, comme ses dents…

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  9. Jacques Julliard dans Le Nouvel Obs répond sur la mort de la deuxième gauche. Extraits
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    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20100414.OBS2439/ce-qui-est-vivant-et-ce-qui-est-mort-dans-la-nouvelle-gauche.html
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    Cette vérité qui nous fuit ou que nous fuyons, quelle est-elle ? La voici : le primat de la société civile qui a été durant des années notre marque de fabrique et notre mot de ralliement, ne sert plus depuis longtemps à faire avancer nos idées. Il ne sert plus la démocratie ouvrière. Il ne sert plus les idées libertaires et autogestionnaires qui sont les nôtres. C’est un fait que l’on peut regretter : il sert le capitalisme financier pour faire ses affaires ; pour s’exempter de toute responsabilité ; pour échapper à toute contrainte éthique ; à tout impératif d’intérêt général ; à toute mobilisation populaire ; à toute avancée sociale.

    Nous avons péché par orgueil. Nous avons mal mesuré le rapport des forces. En prétendant nous passer au maximum de l’Etat, nous avons présumé des nôtres. Pourquoi donc le mouvement ouvrier et socialiste a-t-il au contraire, majoritairement, compté sur l’Etat et sur la politique depuis le XIXe siècle ? Parce qu’il ne se sentait pas assez fort pour faire ses affaires tout seul. La science politique américaine n’en finit pas de se gausser de cet étatisme de la gauche française, dans lequel elle voit un trait de caractère. Mais non, imbéciles, ce n’est pas un trait de caractère, c’est un état des lieux !

    Je le répète ici : après la victoire intellectuelle de nos idées en 1968, nous nous sommes reposés sur nos lauriers et n’avons pas vu venir la contre-attaque : celle du néo-libéralisme, qui s’est installé comme un coucou dans le nid que nous lui avions bâti. La défaite des forces du progrès, à l’échelle internationale depuis une trentaine d’années, fut d’abord une défaite intellectuelle. Sinon, comment comprendre, comment expliquer que l’idée du libéralisme pur, celui d’une société automatique fonctionnant au mieux des intérêts de tous selon la seule règle du marché, cette idée dont on avait cru longtemps qu’elle ne passerait pas le cap des années 1900, se soit retrouvée seule et triomphante sur le champ de bataille à la fin du XXe siècle ? Nous avons négligé de mener sans relâche la critique sociale ; je veux dire l’examen des conséquences sociales de ce retour triomphal des idées libérales du XXe siècle.

    Je ne voudrais pas que la deuxième gauche, si elle doit revivre, se définisse comme le parti de la soumission aux lois du marché. Il faut les respecter, sans doute, mais pour en corriger les tendances profondes à l’inégalité et à la barbarie sociale que l’on voit triompher aujourd’hui.

    Désormais, presque plus personne n’en doute à gauche : le capitalisme financier est devenu l’énorme Léviathan du monde moderne, qui défie les Etats et les peuples. Déchaîné par l’effondrement du pseudo-système socialiste ; renforcé par la mondialisation, qui lui permet d’enjamber les frontières, il est en train de transformer le monde moderne, qui avait cru naguère accéder à la prospérité et à la sérénité, en un système de concurrence effréné, où la "destruction créatrice" se développe à une telle vitesse qu’elle ébranle toutes les sociétés. Il développe un darwinisme social impitoyable qui multiplie les laissés pour compte, fait exploser les solidarités traditionnelles : entre les in et les out, entre les vainqueurs et les vaincus du système, il n’y a bientôt plus rien de commun.

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  10. Lu dans Le Monde

    Au Yémen, des drames liés aux mariages précoces soulignent leur effet dévastateur
    Une fillette âgée de 11 ans, de la province d'Hajja, au nord de la capitale du Yémen, Sanaa, a été hospitalisée, mardi 13 avril, après avoir subi des violences sexuelles de la part de son mari, selon la directrice de l'organisation non gouvernementale Arabic Sisters Forum, Amal Basha. Le 2 avril, dans cette même province, une fillette de 13 ans était décédée à la suite de violences similaires. Elle avait été mariée par sa famille quelques jours plus tôt à un homme de 24 ans dans le cadre d'une union arrangée.
    Les mariages précoces sont très fréquents au Yémen. Selon une étude effectuée en 2007 par l'organisation Save the Children, 52 % des jeunes filles yéménites sont mariées avant 18 ans (et 6,7 % des garçons). La loi fixe un âge minimal de 15 ans (pour les deux sexes) et le mariage nécessite le consentement de la mariée, mais ces deux conditions ne sont que très théoriques. Le ministère des affaires sociales yéménite considère qu'un quart des femmes sont mariées avant l'âge de 15 ans. Certaines jeunes filles le sont même avant leur puberté.
    Ces deux nouveaux drames portés à la connaissance du public vont-ils relancer le débat sur la nécessité de relever l'âge minimal du mariage ? En février 2009, un projet de loi a été adopté pour que cet âge soit désormais de 17 ans pour les jeunes filles et de 18 ans pour les hommes. Mais ce projet, soutenu activement par les organisations féminines yéménites des droits de l'homme, a suscité la mobilisation des conservateurs et des islamistes au nom d'une lecture littérale du Coran qui interdirait la fixation d'un âge minimal. Ces derniers ont obtenu que le projet soit réexaminé par le Parlement, bloquant ainsi sa promulgation.
    ANALPHABÉTISME
    Fin mars, deux manifestations concurrentes ont été organisées devant le Parlement. Compte tenu du poids très relatif de l'Etat au Yémen, le relèvement de l'âge légal du mariage ne suffirait sans doute pas à éradiquer le phénomène des mariages précoces, mais il constituerait un signal.
    La préoccupation des ONG yéménites n'est pas que morale. Les unions arrangées participent au maintien dans la pauvreté de ce pays, l'un des plus pauvres du monde. Les jeunes filles mariées échappent au système éducatif, ce qui explique en partie un taux élevé d'analphabétisme de plus de 65,3 %, très supérieur à celui des hommes (26,9 %), selon les chiffres du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
    Cet enfermement des fillettes dans le mariage contribue également au maintien d'un taux de fécondité très élevé (6 enfants par femme, selon le PNUD), qui explique que le Yémen soit le seul pays de la région qui n'ait pas connu de transition démographique.
    Gilles Paris

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  11. Un article caustique d’Elisabeth Lévy dans Causeur. Extraits
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    http://www.causeur.fr/les-bons-salafistes-et-les-mechants-racistes,6119
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    D’un côté de gentils salafistes, de l’autre de méchants discrimineurs : les hasards de la programmation télévisuelle dessinaient hier soir un édifiant portrait de la France. Sur TF1, Harry Roselmack nous présentait des fondamentalistes musulmans, certes exotiques et un rien baroques dans notre République, mais bien propres sur eux, respectueux des vieilles dames et des filles – il est vrai qu’ils se débrouillent pour n’en croiser qu’une, et sous bonne surveillance, celle qu’ils vont épouser. Avec un seul critère : la piété, parce que celle-ci dure et même croît avec l’âge, contrairement à la beauté, comme l’a expliqué un des personnages. Quant aux femmes interrogées, elles sont là pour expliquer à quel point, derrière leur voile intégral pour celles qui ont le privilège de le porter, elles sont modernes et épanouies même si les pauvrettes ne comprennent pas qu’on les regarde bizarrement dans la rue. En prime, tous ces braves gens (qui le sont vraiment) sont marseillais et fort malheureux d’être stigmatisés par leurs concitoyens. Rien à voir avec le genre islamiste au couteau entre les dents – ils évoquent plutôt des loubavitchs musulmans.

    Au même moment, sur France 2, “Les Infiltrés”, l’émission de David Pujadas réalisée en caméra cachée, nous révélait la France des beaufs, des agents immobiliers et des recruteurs qui ne veulent pas de noirs, d’arabes, de femmes et de vieux et qui, heureusement, vivent maintenant sous la menace permanente de la Halde


    Pétri de bonnes intentions, Roselmack se fait balader sur la face visible de l’iceberg. Il nous montre une minorité hors-sol qui, comme le dit un des jeunes, ne deale pas, ne vole pas et se contente de vivre à l’écart du reste de la nation, tout en essayant de ramener le plus possible de brebis égarées dans le droit chemin. Mais sur les conséquences de cette conception pour le moins singulière du vivre-ensemble qui recrute un nombre croissant d’adeptes – y compris parmi les “de souche” ce qui devrait faire litière de toute lecture ethnique ou raciale -, silence radio. Que pensent ces bons garçons de ceux qui au nom d’une conception aussi littérale de l’islam que la leur, prétendent soumettre, en plus de leurs femmes, filles et sœurs, les juifs et les croisés ?

    En face, ces recruteurs et ces logeurs qui acceptent à mots couverts d’éliminer les candidats trop bronzés ou trop vieux ont tout des parfaits salauds. […]On ne sait pas combien d’agences d’intérim l’équipe des “Infiltrés” a dû tester avant de tomber, un peu plus tard dans le reportage, sur le dérapage incontestable – le type qui accepte de ne sélectionner que des gars bien de chez nous, tout en précisant que c’est du off, il connaît les risques. On aurait surtout voulu savoir comment ces chefs d’entreprise ou ces propriétaires sont devenus des discrimineurs patentés : est-ce le fruit d’expériences malheureuses qu’ils ont assurément le tort de généraliser, de besoins spécifiques qui pourraient leur faire préférer, par exemple, un jeune à un vieux, ou d’affreux préjugés, racistes, mais aussi sexistes et âgistes, qu’ils partagent avec le reste de leurs concitoyens ? De cela, on ne nous a pas dit un mot. Trop compliqué sans doute.

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  12. Réactions à chaud.. ^^

    Ce que je reproche à Pujadas et « aux infiltrés », c'est de toujours enquêter à charge et d'user systématiquement des vieilles ficelles du sensationnel, offrant un spectacle et non de l'information. Là où il faudrait des études qui dépassent le simple scoop, il nous fournit du tout prêt-à-penser. Sans aucunement masquer la discrimination dont sont réellement victimes les futurs locataires d'origine étrangère, tout comme les professions libérales d'ailleurs, il ne fait aucun cas de la discrimination générale et organisée dont sont victimes les salariés qui ne gagnent pas 4 fois le montant de leur futur loyer. Et ils sont... le plus grand nombre.

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  13. La Cour se cassation s’oppose à la réforme de la procédure pénale. Lu dans le Monde
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    http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/16/la-cour-de-cassation-s-oppose-a-la-reforme-de-la-procedure-penale_1335067_3224.html
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    Réunis en assemblée générale, vendredi 16 avril, les magistrats de la Cour de cassation ont rendu un avis très négatif sur l'avant-projet de réforme de la procédure pénale que leur a soumis la garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie. Ils estiment que ce projet, qui supprime le juge d'instruction et confie tous les pouvoirs d'enquête au parquet, "ne garantit pas suffisamment les équilibres institutionnels et l'exercice des droits de la défense et de la victime".

    L'ouverture des droits de la personne mise en cause et de la victime ne doit en aucun cas résulter de l'appréciation en opportunité du procureur de la République", notent les magistrats du siège et du parquet. A propos des victimes, ils relèvent que "la constitution de partie civile étant un contrepoids à l'éventuelle inaction du procureur, la victime ne peut être privée du droit de provoquer l'enquête et la poursuite". Le fait de laisser à l'appréciation du procureur l'exercice de leurs droits par les parties porte atteinte aux principes des droits de la défense et d'égalité des armes, indique l'avis.

    L'autre sujet de désaccord porte sur les pouvoirs octroyés à la police par le projet de réforme. Sur la garde à vue, les magistrats estiment que son contrôle ne peut dépendre du parquet. Ils s'opposent également au transfert de la notification des charges (aujourd'hui, la mise en examen) du juge d'instruction à un officier de police judiciaire.

    Les magistrats de la Cour de cassation prennent enfin résolument leurs distances avec la réforme envisagée du régime de prescription en matière d'abus de biens sociaux. Ce sujet, qui constitue un chiffon rouge depuis plusieurs années – plusieurs tentatives de réforme ayant déjà échoué –, fait peser sur la chancellerie le soupçon de vouloir limiter les poursuites en matière politico-financière. De l'affaire Elf à l'Angolagate, plusieurs dirigeants d'entreprises et des hommes politiques ont été condamnés ou sont mis en examen pour des abus de confiance, des abus de biens sociaux ou des recels de ces chefs.

    La particularité de ces affaires vient du fait qu'il s'agit de délits dissimulés, qui sont souvent portés à la connaissance de la justice tardivement. C'est pour cette raison que la Cour de cassation a imposé une jurisprudence qui fait courir la prescription à partir du moment où les faits ont été révélés et non quand ils ont été commis. Le projet de réforme remet en cause cette jurisprudence. Dans leur avis, les magistrats insistent sur le fait que cette modification "serait contraire aux impératifs de lutte contre la grande délinquance".

    L'avis de la Cour de cassation s'ajoute à de très nombreuses critiques émanant du monde judiciaire à l'encontre de la réforme : l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), le Syndicat de la magistrature, FO-Magistrats et l'Association française des magistrats. instructeurs ont quitté la concertation lancée le 2 mars par la ministre de la justice.

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  14. Un coup de boule dans Bakchich sur les «infiltrés». Extraits
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    http://www.bakchich.info/Enqueteurs-et-infiltres-jouent-a,10532.html
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    Merci aux nouvelles règles du journalisme, elles vont alléger nos impôts. Grâce à elles Brice Hortefeux va pouvoir dégraisser sa jolie police. Deux entrepreneurs de télévision, Emmanuel Chain, « d'éléphant et Compagnie » et Hervé Chabalier, patron de « Capa », ont lancé leurs brigades de rapporteurs (ne pas confondre avec des journalistes), sur la trace de dealers (de banlieue bien sûr), et de pédophiles (pas curés bien sûr).

    La traque aux trafiquants a été diffusée dans «Haute Définition» sur TF1, celle aux bourreaux d’enfants inaugurant «Les Infiltrés» sur France-2. A noter qu’un peu mous du genou, nos petits rapporteurs n’ont pas eux-mêmes procédé aux arrestations finales. Se contentant de balancer leur dossier à la police, ce qui est trop dommage. Des blacks ou des beurs poudrés ou d’honnêtes pères de famille, amateurs de vilaines photos, les menottes aux poignets, c’étaient de bien belles images.

    Après avoir «travaillé des semaines à la préparation» de son piège à dealers, une certaine Myriam Alma, de la troupe des Éléphants, a donc filmé des trafiquants. Ou supposés tel. Puis, l’émission étant enregistrée, Chain a réuni des flics dans un studio pour montrer le boulot de Myriam, et recueillir leurs réactions. Étonnez-vous que, quelques jours plus tard, la police ait déclenché une rafle au Tremblay-en-France, là même où l’Alma aimait à mater.

    Chabalier, ayant jadis montré son savoir faire lors d’un remake de "Midnight Express", quitte la poudre pour courir après les pédophiles. La technique de ce nouveau journalisme, celui de «l’infiltré», c’est de se faire passer pour un autre. L’enquêteur (je n’ai toujours pas prononcé le mot journaliste), agit à visage masqué, comme un indic ou un flic, puis couic, il serre son filet. On aurait pu imaginer qu’en homme de gauche, Chabalier ait utilisé son stratagème pour attraper de gros trafiquants – du fisc – ou des patrons très voyous. Ça doit bien exister…

    Imaginons maintenant que l’un des pédophiles, débusqué par l’audacieux Laurent Richard de Capa, soit innocent, victime d’une erreur de rapporteur… Et, que désormais indigne à vie, cet homme se pende… Il faut trouver un système de caméras cachées qui nous permette d’assister à la mise en place de sa «cravate de chanvre».

    Comprenons qu’un journaliste qui ne veut pas se retrouver en situation d’être une balance, doit réfléchir avant de se lancer dans une «enquête». Avec comme règle de base : je ne suis ni un policer, ni Philip Marlow.

    «Le journalisme est un beau métier qui tourne mal», comme l’ont écrit Philippe Cohen et Élisabeth Lévy… Pourquoi est-ce la télé qui lance ce type d’enquête mixte, policiers-reporters ? Parce que, merci la télé-réalité, le ressort de l’audimat est la dénonciation. Depuis le «Maillon faible», chaque opus de cette horreur sur écran consiste à éliminer l’autre.

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  15. A propos des "Infiltrés", cette pétition publiée dans ACRIMED.
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    INFILTRATION DOULOUREUSE

    On peut s’interroger sur une émission («Les Infiltrés») uniquement basée sur l’emploi de caméras cachées. Ce procédé est à manier avec précautions. Son emploi systématique dérange car l’instrument devient le message et transforme le téléspectateur en voyeur.

    Passons. Longtemps journaliste, Hervé Chabalier est, à la tête de Capa, un producteur respectable et à succès. La pédophilie et ses réseaux supposés sont du pain bénit pour la télé poubelle. Les concepteurs de ces «infiltrés» expliquent qu’en s’attaquant à ce sujet, ils savaient que la loi les obligeait à dénoncer les pédophiles. La loi les oblige à dénoncer tout crime et délit. La pédophilie, comme le trafic de drogue ou d’armes. Passons. Ce qui ne passe pas, c’est que nous — producteurs, réalisateurs, journalistes —, soyons associés à ce que nous considérons comme une dérive de ce métier. Nous croyons en effet que le journaliste doit être un acteur social, libre et indépendant. Le journalisme doit rester une activité sans lien avec quelque pouvoir que ce soit : politique, policier, judiciaire, religieux. Au risque de disparaître. Hervé Chabalier, le présentateur de son émission, David Pujadas, et les journalistes de Capa doivent savoir que des dizaines de journalistes se sont retrouvés, se retrouvent et se retrouveront en prison pour n’avoir pas dénoncé leurs sources. Ceux que ne veulent pas dénoncer ces journalistes sont, dans la majorité des cas, de dangereux criminels ou des trafiquants en tous genres.

    En 1975 , la presse s’extasiait devant le New York Times qui a préféré laisser un de ses journalistes (Myron Faber) en prison pendant quarante jours plutôt que de livrer à la justice ses notes confidentielles concernant un médecin qui assassinait ses patients. Les temps changent, les réflexes aussi. Jusqu’à présent, la police réagissait après la diffusion des enquêtes journalistiques et demandait à avoir copie des rushes ou des notes. Cette fois, les journalistes vont de leur propre initiative trouver la police pour lui remettre les éléments de leur enquête. De plus, ils communiquent sur cette divulgation. C’est du Grand N’importe Quoi.

    «Le secret des sources pour lequel on se bat tellement saute ici», expliquent, la bouche en cœur, Chabalier et Pujadas. Ah bon ? Qui fixe ces règles ? Pourquoi dénoncer un pédophile et pas un criminel de guerre ? Un assassin ? Pourquoi ne pas décréter qu’en ces temps de crise un journaliste doit dénoncer à la police les criminels en col blanc à qui il aurait parlé ? Qui décide de la nature du crime à dénoncer ? Quand le secret des sources doit-il «sauter» et qui a le droit de le faire sauter? Notre conception du journalisme et du documentaire nous oppose frontalement sur ce point aux justifications de Capa et des «Infiltrés». Tout journaliste en situation d’enquête peut et doit avoir des problèmes de conscience qu’il résout au cas par cas, en franchissant parfois certaines limites. Nous ne sommes pas les défenseurs d’un dogme. Là n’est pas le débat que lancent aujourd’hui cette émission et la promotion faite autour. En se transformant en auxiliaires de police des journalistes, en arguant de morale plutôt que d’information, des journalistes ouvrent une brèche qui mène à la délation. Ceux qui seraient tentés de suivre ce dangereux précédent sonneraient le glas de ce qui reste des belles illusions de notre profession.

    Fabrizio Calvi (journaliste, écrivain), Denis Robert (journaliste, écrivain), Jean-Pierre Moscardo (réalisateur), Pierre Péan (journaliste, écrivain), Benoît Collombat (journaliste), Bernard Langlois (journaliste, écrivain), Emmanuel Poncet (journaliste), Arnaud Sagnard (journaliste), Pascal Lorent (journaliste), Jean Marcel Bouguereau (journaliste), Patrick Fiole (journaliste), Marcel Gay (journaliste), David Dufresne (journaliste), Patrick Volson (réalisateur), Frank Eskenazi (producteur)…

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  16. Parlerons-nous du petit buzz autour de la critique de Papa Freud par Onfray? Bof...Ces portraits en noir et blanc, Onfray décrivant Freud comme un total réac (ce qu'il fut, mais partiellement) et les psychanalystes outrés traitant Onfray de mec d'extrême-droite lassent par leur goût itératif de cendres...

    En revanche, que dire du nuage de cendres qui va bientôt survoler la France?

    Toutes les éruptions volcaniques produisent des panaches, dont la taille varie selon l'intensité de l'éruption. Ces nuages sont composés de particules de roches et de minéraux qui ne dépassent pas les 2 mm, mais également de gaz et même parfois de blocs de cendres.

    La formation d'un nuage de cendres et ses dimensions dépendent des conditions de l'éruption. La formation du nuage de ce jeudi a été provoquée par le contact soudain entre le magma du volcan et la glace qui se trouve à proximité.

    La météo et la durée de l'éruption jouent ensuite un rôle important dans la propagation du nuage. Les vents forts ont favorisé le déplacement du nuage de ce jeudi, qui devrait atteindre le Benelux et le nord de la France dans les prochaines heures. La durée de l'éruption est impossible à prévoir, et peut aller «de plusieurs jours à plus d'un an».

    Mais le nuage islandais reste dans la catégorie des petits voyageurs avec une balade qui ne devrait pas dépasser les quelques centaines de kilomètres: les cendres envoyées dans l'atmosphère suite à l'éruption, en 1991, du Pinatubo, une des plus importantes du XXe siècle, ont fait plusieurs fois le tour de la Terre pendant près de trois ans.

    Les effets d'un nuage de cendres comme celui du Pinatubo peuvent être planétaires: l'apport d'une quantité importante d'aérosols dans la stratosphère avait entraîné une diminution de la luminosité de 10% à la surface de la Terre et un refroidissement mondial estimé à 0,6° sur une période de deux à trois ans. Dans le cas de l'éruption du volcan du glacier Eyjafjallajokull, le nuage se situe dans la troposphère (moins de 10 km), et n'aura pas d'influence sur la couche d'ozone et donc sur la température. Du moins si le phénomène s'arrête vite. Dans le cas contraire, certains prévoient les mêmes effets que pour le Pinatubo.

    Les conséquences d'un nuage de cendres sur les régions qu'il survole dépendent surtout de la proximité avec l'éruption. Pour la sécurité aérienne, les cendres limitent la visibilité et peuvent endommager les réacteurs, d'où les nombreuses perturbations du trafic. Si le nuage survole une partie de la France, ses effets seront limités car la plupart des cendres se seront dispersées. On peut s'attendre tout au plus à une baisse momentanée de la luminosité. Les personnes à risques pourront également rencontrer des difficultés respiratoires similaires à ce qui peut se produire lors de pics de pollution. En février dernier, l'éruption d'un volcan sur l'île de Montserrat avait entraîné la fermeture des crèches, des écoles, des lycées et des collèges en Guadeloupe, distante de 80 km.

    (tiré d'un article de Grégoire Fleurot dans Slate)

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  17. Quelques propos de Michel Onfray sur les «vespasiennes» d’Internet
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    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/04/17/litteratures-de-vespasiennes_1335228_3232.html
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    Jadis, dans les latrines, on pouvait lire sur les murs des graffitis dans lesquels s'exprimait toute la misère sexuelle du monde. Pas besoin d'une sociologie très appuyée pour saisir ce qui travaille l'âme du quidam au moment de sacrifier aux nécessités des sphincters : on se vide, on se lâche, on éclabousse avec les remugles de son animalité et l'on grave ses cogitations dans le marbre d'une porte en bois... On a les rostres qu'on peut ! Aujourd'hui, cette fonction a quitté les toilettes publiques, désormais entretenues comme un bloc opératoire, pour rejoindre des lieux guère plus recommandables : les commentaires postés au pied des articles sur les sites Internet. C'est en effet là qu'on trouve l'équivalent des littératures de vespasiennes d'hier...

    Internet offre tous les avantages de la lettre anonyme : vite fait, bien fait, caché dans la nuit du pseudonyme, posté en catimini d'un simple clic, le sycophante peut laisser libre cours à ses passions tristes, l'envie, la jalousie, la méchanceté, la haine, le ressentiment, l'amertume, la rancœur, etc.
    L'anonymat d'Internet interdit qu'on puisse un tant soit peu espérer un gramme de morale. A quoi bon la vertu puisqu'ici plus qu'ailleurs on mesure l'effet de la dialectique sadienne des prospérités du vice et des malheurs de la vertu ?

    Ces réflexions sont venues à Onfray alors qu’il lisait des commentaires au livre de Florence Aubenas, Le Quai de Ouistreham, qu’il juge magnifique. Pourquoi tant de haine ? La réponse est simple : le livre est un succès de librairie et, le mois dernier, il se trouvait en tête des ventes. Dès lors, nul besoin de le lire pour pouvoir en parler, on peut alors économiser l'usage de la raison raisonnable et raisonnante du cortex, le cerveau reptilien suffira : on l'aura entendue à la radio, vue à la télévision, lue dans des entretiens de presse, cela suffira pour porter un jugement définitif. Pas d'instruction du dossier, avec une simple lecture par exemple, mais tout de suite la juridiction d'exception et l'échafaud au plus vite.

    Le commentaire anonyme sur Internet est une guillotine virtuelle. Il fait jouir les impuissants qui ne jubilent que du sang versé.
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    On pourrait répondre à Onfray que si le commentaire sur Internet est effectivement parfois, souvent, un déversoir de mauvais sentiments et de vulgus vulgaris, on n’a pas attendu Internet pour descendre des auteurs ou des personnes : des critiques sur papier, émanant de gens signant leurs textes, sont parfois tout aussi destructrices. Simplement, Internet laisse davantage de latitude d’expression à des gens qui ne l’avaient pas, se contentant des bistrots et autres lieux publics. Doit-on s’en choquer ? Ne faudrait-il pas réfléchir à l’autorégulation de ces commentaires, plutôt qu’accuser Internet de laisser la plèbe s’exprimer librement ?

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  18. Encore Onfray ! Lui, il se prend de plus en plus pour Onfray. Plutôt sympa pendant assez longtemps, le néo nitzschéen (à vos souhaits, comme on dit chez certaines bourriques) mais il vire acrimonieux et suffisant, moi personnellement je trouve. Sa diatribe anti-internet me paraît assez niaise. Il découvre avec éclat qu'il n'y a pas que bienveillance, ouverture d'esprit etc. sur internet comme ailleurs. La belle affaire. Est-il vraiment besoin de répondre à ces propos de bulletin paroissial ?

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  19. Ouarf cher Parleur,

    Est-il vraiment besoin de répondre à ces propos de bulletin paroissial?

    In anycase, nous sommes deux à l'avoir fait (hi hi)

    Mais c'était juste pour le fun.

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  20. Ce n'était qu' à vous, chère Monica, que je répondais. Pour le fun, en effet

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  21. Il ne faut pas trop en vouloir au philosophe (officiel ou officieux ?) du Front de Gauche pour la nervosité qu'il manifeste ces jours-ci. En peu de temps il a été sauvagement agressé par Ségolène Royal, qui a voulu déposer à l'INPI, entre autres, l'appellation "Université populaire" (elle y a heureusement renoncé, mais l'alerte fut chaude), puis par Elisabeth Roudinesco, qui, sous couvert de défendre la mémoire de Sigmund Freud (a-t-on idée !) en voudrait à la vertu de notre auteur, qui en fait des gorges chaudes dans une "Edition" du Club Mediapart. Dur métier, qui expose à de réels dangers.

    On sait bien, à Harmoniques et Nuances, ce qu'est la pulsion grafitto-latrinesque et ressentimentale naïvement dénoncée par Onfray, pour l'avoir subie au Club Mediapart du temps que nous y étions égarés et que la modération n'y existait pas. On peut se demander (du moins c'est la thèse d'Elisabeth Roudinesco) si Onfray lui-même n'y cède pas dans son ouvrage sur Freud (je précise tout de suite que ce n'est pas moi qui irai voir ce qu'il en est vraiment !).

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  22. Dieudonné fait encore de la grosse provoc. Lu dans Le Nouvel Obs
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    Dans une vidéo mise en ligne samedi 17 avril, Dieudonné revient sur les récents propos d'Eric Zemmour, avant de se lancer dans une violente diatribe contre les Juifs.

    "Les gros escrocs de la planète sont tous des Juifs", déclare l'humoriste, répondant à Eric Zemmour, qui avait affirmé que "la plupart des trafiquants (étaient) noirs et arabes". Citant Bernard Madoff, l'humoriste lance alors à son interlocuteur : "Tu ne crois pas que c'est aux Juifs qu'il faut s'en prendre, plutôt qu'à ceux qui volent des miettes ?"

    Dieudonné s'en prend ensuite directement à Eric Zemmour. "Regarde ta gueule, on dirait un dromadaire", ironise-t-il sur les racines du journaliste politique, issu d'une famille française juive d'Algérie. "Vous avez trahi le Maghreb et tu continues à le faire", lance-t-il indirectement à Eric Zemmour, appelant le journaliste à avoir une conversation avec lui.

    "Il faut être Juif pour avoir la liberté d'expression en France. C'est une réalité", ajoute ensuite Dieudonné, pointant du doigt le fait qu'Eric Zemmour continue à travailler "sur le service public" après la polémique autour de ses propos jugés racistes. "Et dire le contraire, c'est avoir peur", poursuit l'humoriste. "Mais on n'a plus peur. Ils nous ont tout fait. Ils nous ont trainés dans la boue, ils nous ont mis à l'état d'esclaves. Ils nous ont colonisés." Et de conclure : "La mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens".
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    Mouais... D'abord, il faudrait savoir si les Juifs sont des chiens ou des dromadaires. Ensuite, vu le stade de décomposition discursive avancée de Dieudonné, on est en droit d'espérer que tout le monde va se payer sa tête...

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  23. Le fort sympathique "regarde ta gueule" s'inscrit tout à fait dans les propos de Guillon. Dieudonné aussi est un humoriste. Il a donc le droit de s'attaquer au physique de Zemmour, si l'on en croit le fort soutien dont Guillon a bénéficié chez les membres éminents de l'intelligentsia après sa sortie contre Besson. Je sens bientôt pointé les nez pointus et les doigts crochus... C'est de l'humour!

    C'est même très malin de sa part.

    Je suis sure, Monica, que plein de gens vont reprendre les propos de Dieudonné, que Guillon et ceux qui le soutiennent ont légitimés. Et Dieudonné n'est absolument pas mort. A mon sens, l'influence qu'il a, ne se mesure pas dans les urnes, mais dans la haine affichée de ceux qui ne votent pas pour des mécréants.

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  24. Dans une interview donnée à Bondy blog, le très politiquement correct Luc Bronner, journaliste au Monde, refuse les termes de "minorités visibles" et autres fadaises pour asseoir sa vision des quartiers difficiles où il parle de Noirs et d'Arabes, dans son livre "La loi du ghetto". Voir le Jt des quartiers par Dedess. L'interviewer n'est vraiment pas bon (il manque d'expérience), mais les propos de Bronner sont là.

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  25. Brocéliande, j'irais plus loin. Si Dieudonné - qui n'est effectivement pas mort - tient de tels propos, c'est qu'ils circulent partout, de plus en plus souvent sous le couvert de "l'antisionisme", ce qui leur donne une pseudo dimension de "résistance politique".

    Il n'a même pas besoin de la légitimité via Guillon et Besson.Il dit à haute voix ce que d'autres pensent tout bas (plus ou moins bas, d'ailleurs)...

    La question est de savoir comment répondre intelligemment à ces ignominies sans leur donner la caisse de résonance des procès que Dieudonné attend et espère - cela semble clair- pour conférer encore plus d'ampleur à ses paroles de haine.

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  26. C'est vrai Monica qu'il n'en a pas besoin. Mais maintenant, en plus, il l'a. Que vont répondre tous ceux qui ont soutenu Guillon (et je pense aux journalistes des télé et autres radios) lorsque Dieudonné leur rétorquera qu'il parle lui aussi au nom de la "liberté de l'humour"?

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  27. Et pendant ce temps là, moi je connais une fille qui deux fois par semaine assiste de toute sa force, de toute sa compétence et de tout "le lait de l'humaine tendresse" des gens qu'on opère à cerveau ouvert, éveillés ! Alors ces petites conneries, pardonnez moi, je m'en bats l'œil. Que seraient Dieudonné, Zemmour et autres provocs au petit pied sans les micros qu'on leur tend ? Ras le bol du marécage. Et vive Stéphane Guillon qui cogne un salopard, y compris en se foutant de sa sale gueule qui n'est pas une disgrâce physique mais l'expression de sa vilenie. Il est à l'âge où on a la gueule qu'on mérite. D'ailleurs depuis qu'il s'est vendu à Sarkozy & Co, il a physiquement évolué vers sa propre caricature. CQFD.

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  28. Un article sur le livre Bronner ou est développé la notion d’empowerment



    Chômage, insécurité, enclavement : après plusieurs années d’enquête, le journaliste Luc Bronner publie une enquête sur les ghettos français. Un coup de projo sur la face sombre de la République.

    Quatre ans que Luc Bronner, journaliste au Monde, arpente les quartiers sensibles. A Trappes, Clichy-sous-Bois, Grigny ou Tremblay-en-France, dans les cités « les plus dures. Là où ça va mal, là où ça fait mal », écrit-il. Une immersion dans « le noyau dur de la crise urbaine », dont il a décidé de faire un livre, La loi du ghetto, sorti le 3 mars.

    « Parce que c’est dans ces territoires que se joue l’équilibre social du pays et que se développent les lignes de fractures les plus intenses », explique-t-il dès les premières pages. «Des ghettos», nous dit celui qui a reçu le Prix Albert-Londres 2007 pour son travail sur « les jeunes et les banlieues ». Car s’ils n’ont rien à voir avec les ghettos juifs ou américains, une partie de nos quartiers « ont leur propre murs, leurs propres frontières, leurs propres lois, leurs propres ressorts ».

    Des mécanismes qu’il met en lumière avec beaucoup d’humanité, chapitre après chapitre. Sans pour autant réduire les habitants à des voyous et à des victimes, ni les cités à des lieux où la vie est impossible. Luc Bronner choisir de décrire l’automutilation de ces cités, où les morts se succèdent sans trêve. Suicides, overdoses, balles. « J’ai parfois le sentiment de devenir un spécialiste des enterrements et des cérémonies funèbres », confie-t-il. Parce qu’il est revenu régulièrement, qu’il a su gagner la confiance de ses interlocuteurs, Bronner peut raconter les multiples facettes des quartiers chauds. Les hiérarchies invisibles. Les frontières, temporelles ou géographiques. L’omniprésences des adolescents. Le bizness, la violence.

    Un témoignage d’autant plus fort qu’il donne la parole à tous les acteurs et observateurs de ces « territoires perdus ». Jeunes, vieux, délinquants, professeurs, sociologues, maires, policiers ou RG. Sans oublier les politiques ni les médias, qui se livrent sans répit au même jeu de dupes. Aucune complaisance chez Luc Bronner : pour tenter d’analyser une situation « qui n’a cessé de se dégrader depuis vingt ans », le journaliste n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat. Ségrégation ethnique, manipulations polico-médiatiques, mais aussi immigration ou question coloniale : tous les tabous y passent.

    Dans l’espoir, sûrement, de faire bouger les lignes. Enquête minutieuse, la Loi du ghetto est avant tout un cri d’alarme. Faute de parvenir à créer un vrai mouvement politisé, faute de politiques ambitieuses, les cités sensibles sont aujourd’hui dans l’impasse. Et à travers elles, l’ensemble de la société. Pour en sortir ? Luc Bronner propose une piste «que la France s’est toujours refusée d’