samedi 24 novembre 2012

Au revoir, ma chère Aline Schiffmann


Dans le regard que nous avons échangé dans le parc le vendredi 1er Juillet, j’ai perçu  la tristesse déchirante que tu éprouvais de devoir nous quitter. 

J'aurais voulu ressentir seule cette tristesse et qu'elle te soit épargnée. 
J'aurais  voulu que l'angoisse devant la mort et la souffrance te soient épargnées.

Mais tu les as affrontées, comme tu as toujours tout affronté, avec ta superbe résilience. La petite fille de l'orphelinat des enfants juifs victimes de guerre de Fontainebleau, l'étudiante en médecine de Limoges qui travaillait pour payer sa chambre et sa nourriture, la gynécologue fine  clinicienne dans son cabinet,  la féministe résolument engagée, l'amie attentive et fidèle, se sont coalisées, apportant leur énergie de vie farouche à la combattante du terrible cancer que tu as tenu en respect trois années. Je ne sais pas comment tu as fait, mon Aline très courageuse.

Je t'ai demandé ce vendredi-là,  en touchant doucement ton front,  si tu avais tes petites cornes de bélier combattif. Tu as répondu par la négative. Tu avais eu un bref moment de colère, la semaine d'avant,  en comprenant que la chimiothérapie dite de la dernière chance avait réveillé le mal au lieu de le neutraliser, qu'elle avait redoublé ses forces. Mais désormais tu avais déposé les armes, acceptant malgré tout pour me faire plaisir d'ingurgiter des cuillers de soupe alors que la faim t'avait quittée.

La maladie et l'hospitalisation t'avaient, m'as-tu dit à plusieurs reprises, apporté un merveilleux cadeau: tu avais découvert que nous étions nombreux à t'aimer, et tu t'en extasiais. Ne savais-tu donc pas que tu étais aimable, t'ai-je demandé plus d'une fois. Non, me disais-tu. Ainsi, la petite fille au regard grave dont le papa, médecin juif résistant, avait été fusillé juste à la fin de la guerre, ne savait pas qu’elle était digne d’être aimée,  qu’elle était réellement et profondément aimée. Depuis le 5 avril, date de ton départ vers les hôpitaux, tu ne cessais de nous remercier d’être toujours là auprès de toi, de t’accompagner jusqu’au bout. Nous ferons une petite fête pour les remercier m’as-tu dit deux jours avant ton départ.

Ton regard si clair, vert ou bleu selon la couleur du ciel, ta voix d’une merveilleuse gravité mélodique, ton suave parfum d’Opium et de cigarettes, la douceur de tes mains, ton intelligence et ton humour parfois vachard, ta générosité et ta disponibilité sans aucune mièvrerie restent dans nos mémoires comme autant de cadeaux que nous as laissés en partage.  

Toi qui m’as si souvent protégée et apaisée, si bien et si pleinement aimée, tu me laisses désormais affronter la vie sans toi. Mais tu nous as montré, doigt pointé vers  le vol des oiseaux, qu’il fallait toujours garder l’œil sur le ciel. 

Va en paix ma tendre Aline, enveloppé de tout notre amour.





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BELLO P., DOLTO C., SCHIFFMANN A. Contraception, grossesse, IVG. Seuil (Points) 1983
PLAZA M. Schiffmann A, Revault d'AllonesC., Nguyen KC. Gynécologues, femmes et sida. Du discours médical sur la femme aux pratiques préventives avec les femmes. Rapport de recherche ANRS N°89V68. Janvier 1992.
PLAZA M., SCHIFFMANN A. Epidémie d'un genre unique. Le Journal du sida, supplément au N°31/32, septembre/octobre 1991.

11 commentaires:

  1. C'est avec beaucoup de chagrin que l'Association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France, dont elle est membre de longue date, ont appris que le Docteur Aline Schiffmann nous a quittés.
        Ses amies des FFDJF seront présentes le 9 juillet pour l'accompagner et lui faire un dernier adieu.
        Avec toutes nos condoléances.
     
        Beate Klarsfeld,
        Trudy Baer,
        Christiane Lacroix,
        Annette Zaidman.
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    J'ai travaillé avec Aline SCHIFFMANN au centre Pesqué à Aubervilliers dans les années 1970/1980 : les gynécos au 2ème étage  et la cardio au 1er: elle m'envoyait en urgence des patientes;
    Nous avions de bonnes relations de travail et des échanges amicaux.
    L'annonce de son décès dans Le Monde m'a touché.
     
    Je l'accompagnerai donc en pensée ce Lundi
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    Je viens d'apprendre avec une profonde tristesse la disparition d'Aline. J'étais une de ses très fidèles patientes  depuis plus de trente ans et il s'était créé entre nous des relations amicales.
    J'ai toujours apprécié, non seulement le professionnalisme d'Aline mais également sa chaleur humaine et sa convivialité. On a souvent coutume de dire que nul n'est irremplaçable, ce qui n'est pas mon avis, et j'ajouterai que les personnes de qualité comme elle l'était sont très difficilement remplaçables.

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    Je viens d’apprendre le décès d’Aline Schiffmann...Depuis la première fois où nous nous sommes rencontrées, lorsque j’avais 18 ans, et tout au long de ces 43 années, de consultations en consultations, elle a partagé mes peines, mes peurs et bonheurs. Elle a accompagné la naissance de mes enfants. A chaque rendez-vous nous commentions l’actualité de nos activités, nos rencontres, nos stupeurs, nos colères, nos voyages et nos émerveillements devant le monde. J’ai perdu une confidente, une amie!
    Que s’est-il passé depuis le 6 juillet 2011, où nous nous sommes vues, pour la dernière fois???
    Je m’associe pleinement à la tristesse et à la douleur de ses proches.
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  2. Le docteur Schiffmann m'avait examinée. Je garde un souvenir une femme très profondément humaine, gentille, et je viens vous apporter toute ma pensée bienveillante et chaleureuse devant le grand vide qu'elle nous laisse.

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    Le 4 juillet, alors que je venais de raccrocher le téléphone après notre conversation, un beau pigeon voyageur est venu me rendre visite. Tu venais juste de me parler de la relation d'Aline avec sa pigeonne, et de sa sympathie pour les oiseaux, alors tu imagines mon trouble : je n'ai pas pu m'empêcher de lui parler et lui dire que c'était très gentil de venir me parler d'Aline. Je sais bien qu'objectivement il s'agissait d'un oiseau venu se reposer au cours de son voyage-mission, il est resté près de moi durant 4 jours, je l'ai nourri et il est reparti juste quand je lui ai dit que je partais pour Paris, je l'ai vu s'envoler au moment de fermer la porte.
    Je t'envoie une photo de mon ami pigeon, dont la présence à ce moment précis m'a bien émue.
    Moi qui suis plutôt du genre du genre cartésien, je n'ai pas pu m’empêcher d'y voir un petit signe affectueux d'Aline.
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    Elle avait dans son regard riche d'humanité une bienveillance et une absolution accordée d'avance, sa voix chaude qui te disait..Alors..? Rien que pour ce moment c'était un bonheur tranquille d'aller en consultation de gyneco.
    Aline, je l'ai connue aux Weight Watchers, dans les années 80. Nous étions trois à nous motiver et nous encourager, Aline, une journaliste de la TV décédée rapidement à Beyrouth et moi . Elle comme moi restions silencieuses aux WW sur notre métier, mais comme nous habitions le même quartier latin, nous faisions le retour ensemble dans ma petite Fiat 500. On parle et c'est ainsi qu'excepté les kilos en trop,nous nous sommes découvertes consoeurs et une amie commune. J'ai abandonné ma gyneco.
    Deux de mes nièces et ma belle sœur étaient aussi de fidèles patientes d'Aline.
    Je regrette qu'Aline n'ait pas eu le temps de venir faire connaissance avec ma bande de grives, merles, mésanges, rossignols, pigeons et autres volants-voleurs qui se régalent des fruits de mon jardin.

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    Hier, je faisais une conférence chez une amie avec une vingtaine de femmes. avant de commencer j'ai parlé de la disparition d'Aline. Trois femmes dans l'assistance étaient ses patientes, dont une qui l'avait bien connue dans les années 1970. Inutile de dire que tout le monde était très triste à cette nouvelle.

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    C'est avec  une grande tristesse et beaucoup de peine  que j'apprends cette triste nouvelle, j'aimais beaucoup Aline elle était toujours très chaleureuse et cela me faisait plaisir de continuer à la voir régulièrement,
    J'espère qu'elle n'a pas trop souffert

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    C'est avec beaucoup de peine que j'ai appris le décès d'Aline.
    Pendant plus de 15 années j'ai eu la chance de l'avoir pour médecin et pour confidente; c'est grâce à elle, par suite à des évènements familiaux douloureux, que j'ai pu connaître un psychiatre de ses confrères qui m'a sauvée.
    En Décembre dernier lors de ma consultation bi annuelle elle était toujours aussi présente.
    Ce n'est qu'après, rentrée à la maison, que j'ai vu que sa prescription était pour 9 mois, jusqu'alors elle me faisait une ordonnance pour 6 mois; étonnée je l'appelle en lui demandant la raison de cette prolongation inattendue, elle me répond que c'était parce que je n'avais aucun problème d'ordre gynécologique, je lui ai répondu 'mais docteur grâce à vous je n'ai jamais eu de problèmes au cours de toutes ces années', alors je lui ai posé la question 'mais vous docteur êtes vous sûre que vous allez bien?' Elle m'a répondue 'absolument tout va bien, je vous revois dans 9 mois'. Enfin, je lui dit que je l'embrassais très fort et elle m'a répondu moi aussi, ce fut notre dernier échange.

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  3. Je souhaitais dire que le décès d'Aline m'avait beaucoup touché. J'ai été très heureux de pouvoir lui parler il y a une quinzaine de jours.
    J'aimais beaucoup sa manière d'appréhender les choses et sa philosophie de l'existence. J'essaie d'en retenir le principe.
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    Comme souvent en été nous étions en déplacement en ce début juillet et ce n'est qu'à notre retour que nous avons appris avec tristesse la disparition d'Aline. Cette nouvelle a attristé tout le quartier haut. Nous avons fortement pensé à vous et à elle hier vers 14heures, nous garderons toujours en nous son amitié.
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    Bonjour, 
    Hier matin j'ai appris la terrible nouvelle,
    hier après-midi j'étais avec vous à la cérémonie.
    Je suis une de ses patientes, fidèle depuis 20 ans, & ce matin la tristesse m'envahit.
    En écoutant une de ses autres patientes hier, je me revoyais dans la salle d'attente, attendant le même regard si bien décrit hier..
    Alors que parfois ce regard glissait sur une AUTRE, & le prénom n'était pas le mien.. et si c'était un nom je préférais. 
    Alors j'attendais, me disant qu'il y avait encore du retard. Pas grave, on s'était vues. J'attendrais encore. 
    C'était une ou deux fois par an, pas plus. Mais la relation était là.
    Elle m'a conseillée, orienté, j'ai fait ma tête de mule parfois, elle ne poussait pas plus. Mais elle avait raison & déclenchait les bonnes décisions.
    J'aimais lui apporter un café, du vin.. Ou de l'eau fraîche selon les saisons.
    Je me suis inspirée de son cabinet pour mes décors, mais moi j'accrochais les tableaux..(!) Je suis décoratrice pour le cinéma. On parlait de mes films, j'aimais lui raconter ce que je faisais.
    Elle était plus que bienveillante, elle savait qui était qui, & aujourd'hui je suis triste, frustrée, en colère contre le cancer.
    La semaine dernière je téléphonais pour prendre rendez-vous, je ne savais rien.
    Mais l'an dernier lorsque je l'ai vue je l'ai embrassée en partant, j'en suis contente. Je lui avais (re)dit que cette année on le ferait cet apéro dans ma cour.
    Je voulais toujours l'inviter avec nos copines, partager un peu plus. Trinquer.

    Her soir le ciel était en feu,
    Aline me manquera,
    je l'adorais.
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    Marie-JO m'a informée de la disparition d'Aline,je suis très attristée de son départ
    Nous serons demain à vos côtés pour lui rendre un dernier hommage.

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    J'apprends par Le Monde l'horrible nouvelle et suis de tout cœur avec vous aujourd'hui et demain.

    Patiente d'Aline depuis plus de 30 ans, je l'aimais, l'admirais et ai bénéficié pendant tout ce temps de son humanité, de son enthousiasme toujours revigorant. Elle a influencé et éclairé nombre de femmes de ma génération et la complicité qui en découlait m'était un bien précieux.

    A chacune de mes visites bisannuelles nous aimions partager des souvenirs des féministes, des réflexions sur la biologie, la politique, nos activités respectives (je suis sociologue), c'était toujours passionnant et passionné. Elle va me manquer beaucoup.

    Absente de Paris, je ne serai pas là demain mais le serai en pensée, de toute mes forces.
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  4. J'ai vu Aline en mars, comme deux fois par an depuis plus de 30 ans. Elle m'a permis de me rétablir d'un cancer du sein il y a 20 ans.
    Je me permets de vous dire combien elle va me manquer, comme à beaucoup de femmes...

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    Je viens de voir avec beaucoup de peine et d'émotion le faire-part de
    décès d'Aline dans "le Monde" . Elle était ma gynécologue depuis plus
    de 30 ans, elle était comme une amie pour moi, je ne venais la
    consulter qu'une fois une deux par an, mais je me sentais très proche
    d'elle, nous parlions de nos mères, nous échangions des recettes de
    foie gras (et nous fumions une petite cigarette ! ) . Elle était à
    la fois très secrète et très ouverte aux autres, pleine d'écoute et
    de générosité , et elle aimait tellement son métier  ! J'ai voulu
    aller la voir en mai et on m'a dit qu'elle était absente. La dermatologue , que je consulte également, et à qui je demandais pourquoi
    Aline n'était pas là m'a laissé entendre à demi-mots, qu'elle était
    gravement malade et j'ai senti que ce n'était pas bon . Hélas ...
    J'avais trouvé Aline un peu grise la dernière fois que je l'avais vue, et comme je lui demandais comment elle allait, elle avait
    évidemment répondu en souriant : très bien ....Je suis sûre , la
    connaissant, qu'elle a dû se battre jusqu'au bout , avec un extrême
    courage .
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    Je viens d’apprendre le décès d’Aline Schiffmann...Depuis la première fois où nous nous sommes rencontrées, lorsque j’avais 18 ans, et tout au long de ces 43 années, de consultations en consultations, elle a partagé mes peines, mes peurs et bonheurs. Elle a accompagné la naissance de mes enfants. A chaque rendez-vous nous commentions l’actualité de nos activités, nos rencontres, nos stupeurs, nos colères, nos voyages et nos émerveillements devant le monde. J’ai perdu une confidente, une amie!
    Que s’est-il passé depuis le 6 juillet 2011, où nous nous sommes vues, pour la dernière fois???
    Je m’associe pleinement à la tristesse et à la douleur de ses proches.
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    C'est en regardant distraitement "le Monde" dans le métro que j'ai lu l'annonce de la mort de Aline. J'ai été saisi de tristesse et suis resté atterré pendant quelques minutes, avant que les souvenirs de sa présence reviennent dans ma mémoire. 
    On avait justement évoqué Aline cette semaine à Rabat lors d'un congrès de sociologie avec une jeune collègue, qui était une des patientes de Aline et j'avais surtout rappelé son extrême générosité et la solidarité qu'elle avait manifestée à mon égard lors de notre première rencontre à Florence en 1991.... Il y déjà si longtemps et que je n'oublierai jamais. 
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    J'aimais beaucoup Aline évidemment. Elle était très aimée.
    Je lui  demandais souvent ce qu'elle avait de plus que les autres  pour être aimée ainsi.

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  5. Chère Aline,

    Merci de m'avoir accueillie si simplement dans ton antre professionnel, en 1988, moi, petit bourgeoise, jeune médecin aux idées de droite et au passé sans histoire, toi qui avais déjà renversé le "mur de Berlin" pour les femmes françaises.

    J'ai partagé ton foutoir quelques années en y ajoutant le mien; notre collaboration était sans histoire. Puis je suis partie rive gauche! Je t'ai retrouvée toujours égale à toi-même: simple, sincère, intègre, généreuse, humaniste engagée et têtue!

    Ces derniers temps, tu n'avais pas perdu ton sourire quand tu me voyais et t'intéressais à mes premiers pas de "pseudo humanitaire".

    Je sais que ta lumière va continuer à éclairer ce chemin; tu resteras mon modèle de médecin libéral, mais ta voix va me manquer et quelle voix!

    Corinne

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  6. Je suis une amie et une patiente d'Aline depuis bientôt 35 ans. Je viens d'apprendre son décès dans Le Monde récemment, un événement inattendu et qui me rend terriblement triste.

    Aline était infatigable dans sa lutte pour comprendre et aider les femmes et combattre les stéréotypes et inégalités.

    J'ai toujours eu énormément de respect pour elle et de confiance en son honnêteté et intégrité. Je l'aimais beaucoup.

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    1. Je viens d'apprendre la nouvelle ,je suis si triste de sa disparition ,à ma derniére visite je me suis beaucoup questionné sur son changement ,comme une certaine absence ,je l'avais trouvé triste ,je comprends mieux aujourd'hui ,et je me souviendrai d'elle ,de son accueil ,de nos échanges ,et de toute sa bienveillance et de ses compétences ,je suis vraiment trés triste Aline .


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  7. Arrestation dans le département de la Dordogne en 1939-1945 :

    12/08/1944 Famille Schiffmann - Lucien, 32 ans, originaire de Strasbourg, a été exécuté le 12 août 1944 à Périgueux.

    C’était le papa d’Aline, médecin juif et résistant.

    Elle avait 3 ans et 4 mois.

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  8. Frédérique8/3/13 16:37

    C'est à mon tour d'apprendre aujourd'hui cette sombre nouvelle...en appelant pour un rendez-vous. Les témoignagnes lus ci-dessus correspondent à ce que je ressent. Aujourd'hui, c'est la journée des femmes et c'était une femme exceptionnelle. Compétence, comprenhension, chaleur humaine, gentillesse, humour et fermeté font que je souhaite apporter ici ma contribution et lui rendre hommage. Patiente d'Aline depuis une vingtaine d'années, je suis triste.

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  9. Même expérience, je viens d'appeler pour un rendez-vous, j'habite à Tokyo et je rencontrais Aline Schiffmann depuis plus de dix ans une fois pas an, j'appréciais sa compétence et sa gentillesse. Je regrette de ne pas le lui avoir dit. Je l'ai félicitée une fois de son doigtée, et cela lui avait fait très plaisir.
    Merci à l'auteure de ce blog pour cette page très émouvante qui nous donne aussi une occasion de lui rendre hommage.
    Sylvie Brosseau, Tokyo

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  10. Aline était ma gynéco depuis que j'ai 17 ans, j'en ai 61. J'ai quitté Paris en 79, mais ne voulais voir qu'elle pour les décisions importantes. En 74-76 nous étions en Argentine, astucieusement elle m'avait fait parvenir stédiril, les petites bleues dans un paquet de dragées et un polar ou deux, la contraception étant interdite dans la républica catholica argentina. En reconstituant les plaquettes il en manquait (les douaniers s'en étaient régalés) à mon retour on en a bien rigolé toutes les deux. Je pensais lui rendre une visite cet hiver et ai tapé son nom sur google, et voilà, j'apprends qu'elle n'est plus là ! Je n'oublierai jamais cette personne si gentille et compétente et je regrette de ne pas avoir eu à la revoir plus tôt, j'aurais tellement aimé être présente un peu pour elle !
    Merci pour ce blog. Marie-Christine Ruyer ex.De Korte (Morbihan)

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