samedi 13 octobre 2012

AUSTÉRITÉ ET RIGUEUR










Pendant que le prix Nobel de la paix est donné à l'UE, et que Arnold Schwarzenegger félicite Hollande de sa politique de rigueur, la péninsule ibérique se met en marche...



Au Portugal, les protestations doivent prendre un aspect festif et culturel avec la participation de nombreux artistes - comédiens, musiciens, chanteurs ou danseurs - notamment à Lisbonne où la place d'Espagne, l'une des plus importantes de la capitale, choisie comme pour souligner des préoccupations communes aux deux pays, devait se transformer à partir de 16H00 GMT en une véritable scène de spectacle.

Comme à Madrid à peu près à la même heure, un concert de casseroles est également prévu, les manifestations s'inscrivant dans le cadre de la journée internationale "Global Noise" contre la dette des Etats, alors que les deux pays du sud de l'Europe sont secoués par une contestation sociale croissante face à l'austérité.

Aux cris de "Cette dette n'est pas la nôtre, nous ne payerons pas", les Indignés espagnols ont appelé à une marche "casserole en main" pour faire le plus de bruit possible et dénoncer "l'oppression d'un système injuste qui privilégie le capital aux dépens des hommes".

A Madrid, la marche doit commencer devant le siège de l'Union européenne, passer devant la Banque d'Espagne pour se terminer sur la place de la Puerta del Sol où le mouvement des Indignés a vu le jour le 15 mai 2011.

Leur manifestation doit être rejointe par des sympathisants du principal syndicat portugais, la CGTP, qui organise vers 14H30 GMT un rassemblement dans le centre de la capitale.A l'instar des Indignés espagnols, des groupes apolitiques portugais utilisent les réseaux sociaux comme caisse de résonance. Ce sont eux qui, il y a un mois, ont réussi à faire descendre dans les rues de Lisbonne et d'une trentaine de villes du pays plusieurs centaines de milliers de personnes, une mobilisation sans précédent depuis que le Portugal a obtenu en mai 2011, un plan de sauvetage de 78 milliards d'euros.

En échange du plan d'aide accordé par l'Union européenne et le Fonds monétaires international, le gouvernement du Premier ministre de centre droit, Pedro Passos Coelho, a mis en oeuvre un programme de réformes et de rigueur qui a eu pour effet d'aggraver la récession et le chômage.

Cette année l'économie doit reculer de 3% tandis que les chômeurs doivent représenter près de 16% de la population active, selon des prévisions officielles.

Après avoir dû admettre qu'il ne pourrait respecter ses engagements de réduction du déficit public, le gouvernement portugais a obtenu de la "troïka" (UE-FMI-BCE) représentant ses créanciers, un allégement de ses objectifs, mais en échange il lui a fallu s'engager à de nouvelles mesures d'austérité.

Il a opté pour une hausse généralisée des impôts dont les détails doivent être révélés lundi lors de la présentation au parlement du budget 2013.

Le ministre des Finances, Vitor Gaspar, a déjà indiqué que le taux moyen d'imposition des revenus passerait de 9,8% cette année à 13,2% l'année prochaine, un projet qualifié de "bombe atomique fiscale", par le Parti socialiste, principale formation d'opposition.

Alors que l'Espagne, comme le Portugal, applique de sévères mesures d'austérité, elle risque prochainement de le rejoindre, aux côtés de la Grèce et de l'Irlande, au sein des pays ayant eu recours à un plan de sauvetage pour échapper à la faillite.

163 commentaires:

  1. L'Espagne et le Portugal sont dans la rue contre la rigueur !

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  2. J'ai trouvé cette information sur la péninsule ibérique dans ... Boursorama qui relaie une dépêche AFP.

    Dans les quotidiens, je n'ai rien trouvé. Mediapart n'en parle évidemment pas. Son club est agité par les bagarres entre les deux "camps" que l'on peut appeler en caricaturant les islamogauchistes et les laïcs/féministes.

    Peut-on faire l'hypothèse que ces questions font diversion, préparant le terrain à des clivages sociaux et politiques? Cela sur un fond tout à fait réel de crise économique et de remontée des tentations obscurantistes de tout poil?

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  3. Le terrorisme européen a encore frappé

    Caleb IRRI

    Un attentat terroriste vient de se produire. En France, ce 11 octobre 2012, une attaque sans précédent qui, dans un silence assourdissant, a déjà touché des milliers, voire des dizaines de milliers de citoyens innocents.

    Pour le moment les informations sont encore floues, car l’attaque s’est produite de manière particulière : invisible au lancement de l’attaque, indolore dans les premières heures qui la suivent, c’est à mesure que le temps passe que les effets de cet acte odieux se feront sentir sur la population.

    Mais les victimes sont - et seront - bel et bien touchées, de près ou de loin, par les effets dévastateurs qu’elles subiront de plein fouet, quand les ondes souterraines de cette attaque auront atteint toutes les couches de la population.

    Tout ce qu’on peut dire à l’heure actuelle, c’est que cette attaque a été préparée, organisée et mise en place par un groupe de professionnels aguerris, et que le mode opératoire des terroristes ne laisse aucun doute sur les commanditaires de cette action. Elle est le résultat d’un groupe soudé et déterminé à aller jusqu’au bout.

    Le communiqué de presse des terroristes fait état de 307 individus, pour certains déjà suspectés de trahison, et les médias disent connaitre la plupart des acteurs de cet acte perpétré contre tous les citoyens de l’Etat. Certains des commanditaires se trouvent déjà réfugiés à l’étranger, ou se préparent à s’y exiler, tandis que la plupart des responsables de la logistique seraient basés à Bruxelles dans la plus totale impunité.

    Les futures victimes de cet attentat ne s’en doutent pas encore, mais les effets seront sans doutes plus dévastateurs encore qu’une catastrophe naturelle, plus vicieux qu’une attaque chimique. Petit à petit leurs vies se transformeront en un véritable cauchemar qui conduira les plus faibles à la mort ou au suicide, et les plus forts à la violence mais aussi à la souffrance. Personne ne sait encore combien de vies seront ainsi détruites, mais déjà quelques analystes et commentateurs promettent des conséquences comparables à celles engendrées par une épidémie de peste qui s’étendra bien au delà de nos frontières, sans qu’on n’y puisse rien changer.

    Selon toute vraisemblance (mais cela demande confirmation) ce ne serait donc pas Alqaeda qui se trouverait à l’origine de cet attentat mais un groupe bien connu pour la menace intérieure constante qu’il fait peser sur la France ; menace pourtant largement dénoncée par certains depuis un bon nombre d’années… Ce groupe terroriste n’est autre que le Parlement français, dont les décisions ont des conséquences criminelles sur les êtres qu’il est censé représenter, et protéger.

    Pour les commanditaires nous ne sommes pas en mesure de vous divulguer les noms, mais les soupçons se portent sur une organisation mafieuse encore plus puissante mais presque intouchable : elle vient de recevoir le prix Nobel de la paix !

    Caleb Irri
    http://calebirri.unblog.fr

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    1. Attention Monica, discours hautement subversif, vous allez vous faire repérer !

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  4. Le terme utilisé par JF Gayraud de "bombe à neutrons" parait de plus en plus approprié

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  5. Le dépeçage s'accélère en Grèce, quelle horreur !
    ____


    Selon la presse grecque de ce week-end, les émissaires de l'Union européenne et du Fonds monétaire international auraient proposé au gouvernement grec de "déplacer les habitants des îles comptant moins de 150 habitants vers des lieux plus accessibles". Une proposition reprise publiquement par Kostas Mousouroulis, le ministre grec des Affaires maritimes. Le pays possède en effet une myriade d'îles, dont beaucoup sont proches des côtes turques. Vingt-deux d'entre elles sont habitées par moins de 150 habitants. Leur fonctionnement, selon le ministre, aurait un "coût trop élevé pour l'État".

    Cette hypothèse a été démentie mais elle est clairement envisagée. L'évacuation des îles de moins de 150 habitants aiderait-elle à résorber la dette grecque ? "On peut certainement comparer cela à l'évacuation de populations rurales d'Inde, de Chine ou du Brésil qui sont dépossédées de leurs terres au profit de l'agrobusiness, des complexes touristiques ou d'industries", commente Stathis Kouvelakis, maître de conférences au King's College de Londres. "La vente d'îles inhabitées ne vise pas simplement à économiser les dépenses engendrées par le maintien sur place des communautés îliennes. Le géographe britannique David Harvey a, pour sa part, imaginé l'expression accumulation par dépossession pour désigner ces processus de privatisation sauvage", ajoute-t-il. Les fonds marins grecs sont en effet de plus en plus convoités. De surcroît, la Grèce pourrait devenir en 2016 le premier producteur aurifère d'Europe, tant son potentiel minier est important.

    Il y a quelques semaines, la presse grecque dévoilait le catalogue de quelque 47 îles et îlots choisis par le gouvernement de coalition dans le but d'être cédés à des investisseurs privés. Des baux de 30, 40 ou 50 ans pour des montants allant de 3 à 45 millions sont suggérés. Cette idée, énoncée en 2010 par un député allemand, avait alors soulevé une indignation générale. Cette fois, les Grecs, abattus par la rigueur, semblent trop tétanisés pour réagir alors que le taux de chômage touche plus de 25 % de la population active et que la récession continue de sévir pour la sixième année consécutive. La semaine prochaine, Antonis Samaras, le Premier ministre, doit annoncer une nouvelle cure d'austérité pour économiser 13,5 milliards d'euros et recevoir en contrepartie le versement de 31,5 milliards d'euros par ses créanciers publics. Un blanc-seing indispensable au pays pour éviter la faillite.

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  6. Un article intéressant dans Press Europ, dont voici une extrait

    http://www.presseurop.eu/fr/content/article/2857631-europeens-vous-spolie

    Le détachement avec lequel les habitants de notre petit continent acceptent d’être dépossédés de leur pouvoir politique fait froid dans le dos. Peut-être est-ce dû au fait qu’il s’agit d’une nouveauté historique. Contrairement aux révolutions, aux coups d’Etat et aux putschs militaires dont l’histoire européenne ne manque pas, cette dépossession se passe sans perte ni fracas. Tout se déroule pacifiquement derrière des portes calfeutrées.
    Que les traités ne soient pas respectés n’étonne plus personne. Les règles existantes, comme le principe de subsidiarité fixé par le traité de Rome ou la clause de non-renflouement du traité de Maastricht, passent à la trappe si besoin est. Le principe pacta sunt servanda [les pactes doivent être respectés] fait l’effet d’un slogan vide de sens forgé par quelque juriste pointilleux sous l’Antiquité.

    L’abolition de l’Etat de droit apparaît noir sur blanc dans le traité établissant le MES (Mécanisme européen de stabilité). Les décisions des poids-lourds de cette "société de sauvetage" prennent immédiatement effet dans le droit international et ne sont pas soumises à l’assentiment des Parlements. Ils se nomment "gouverneurs", comme c’était souvent le cas sous les anciens régimes coloniaux, et, comme ces derniers, n’ont aucun compte à rendre à l’opinion. En revanche, ils sont expressément tenus au secret. Cela fait songer à l’omerta, qui figure dans le code d’honneur de la mafia. Nos "parrains" sont dispensés de tout contrôle judiciaire ou légal. Et jouissent d’un privilège que ne possède même pas un chef de la Camorra [la mafia napolitiaine] : l’immunité pénale absolue (conformément aux articles 32 à 35 du traité établissant le MES).
    ...

    La "crise de l’euro" prouve que cela ne s’arrêtera pas à la spoliation politique des citoyens. Sa logique veut qu’elle conduise à son pendant, qui est la spoliation économique. Il faut être là où les coûts économiques surgissent au jour pour comprendre ce que cela signifie. Les habitants de Madrid ou Athènes ne descendent dans la rue que lorsqu’ils n’ont littéralement plus d’autre choix. Ce qui ne manquera pas de se reproduire dans d’autres régions.
    ...

    Ce continent a déjà fomenté, traversé et surmonté des conflits très différents et autrement plus sanglants que la crise actuelle. Sortir de l’impasse dans laquelle les apôtres de la mise sous tutelle nous ont rencognés aura un coût et ne se fera pas sans litiges et sans coups de rabot douloureux. La panique est dans cette situation la plus mauvaise des conseillères, et ceux qui prédisent à l’Europe un chant du cygne méconnaissent ses forces. Antonio Gramsci nous a laissé cette maxime : "Il faut allier au pessimisme de l’intelligence l’optimisme de la volonté".

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  7. Le même capitalisme qui hier soutenait Mussolini, Hitler et Franco s'est reconverti à des méthodes insidieuses, loin du "folklore" d'hier qui continue de monopoliser l'attention.

    Ce qui est en marche aujourd'hui est pire.

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  8. Un Billet sur le blog de JL Mélenchon:

    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/10/14/largentine-au-temps-de-leurope-du-nobel/

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  9. Communauté de pensée républicaine aux Etats-Unis :

    Mitt Romney
    Thatcher tribute
    Republican presidential candidate tweets praise on her 87th birthday

    http://www.guardian.co.uk/world/2012/oct/13/mitt-romney-margaret-thatcher-tribute

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  10. Je ne voudrais pas être mauvaise langue, mais j'ai trouvé davantage d'informations sur la Grèce dans un article de Boursorama que dans la brève que Martine Orange consacre à ce sujet ^^^

    GRECE

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  11. Une casserole mondiale de protestation.
    Quelque chose en douce France nous aurait échappé?

    CASSEROLADE

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  12. Pas trop de rapport avec l'espagne si ce n'est quand même que ce sont les jeux malsains des banques qui les ont entrainés là ou ils sont .

    çà vaudrait presque un billet de blog cette surprenante information :

    Bourse : NYSE Euronext va lancer un marché dédié pour les particuliers en Europe
    https://www.boursorama.com/actualites/bourse-nyse-euronext-va-lancer-un-marche-dedie-pour-les-particuliers-en-europe-4a0114a28b2eabd0b08bcfdfdb9d37ad?num=4a0114a28b2eabd0b08bcfdfdb9d37ad

    L'opérateur boursier NYSE Euronext s'apprête à lancer un marché dédié aux investisseurs particuliers en Europe, qui serait distinct de celui utilisé par les spécialistes du trading à haute fréquence et les institutionnels, indique dimanche le Financial Times sur son site internet.

    Le quotidien des affaires cite trois personnes proches du dossier selon lesquels cette offre va être approuvée la semaine prochaine par les régulateurs nationaux à Paris, Amsterdam, Lisbonne et Bruxelles.

    Ce qui veut dire que d'un côté , on va avoir des cours fixés par des robots eux mêmes maniés par les banques , et de l'autre des cours qui seraient issus du marché ????

    Et juste une question idiote ? Comment vont-ils faire pour que les cours des actions cotées soient identiques ?

    Comme le dit l'article de Boursorama : "Pour NYSE Euronext, il s'agit de regagner des parts de marché, perdues au profit de plateformes alternatives" , ce qu'on peut traduire par "perdues du fait de la spéculation et de l'opacité " .
    C'est pas en rajoutant une couche supplémentaire à l'opacité qu'ils vont la restaurer la confiance , sutout avec des plans d'austérité partout en Europe qui font que les gens n'ont plus aucune envie de mettre leur épargne dans des casinos totalement truqués ..

    Tellement truqués que maintenant , ils font une table de jeu pour les nouveaux pigeons , distincte de celle des professionnels . C'est effectivement un aveu des trucages assez étonnant ..

    La loi des marchés qu'ils appellent çà !!!!!

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    1. Extraits de l'article du Financial Times :

      High quality global journalism requires investment. Please share this article with others using the link below, do not cut & paste the article. See our Ts&Cs and Copyright Policy for more detail. Email ftsales.support@ft.com to buy additional rights. http://www.ft.com/cms/s/0/c7e3fdc8-1477-11e2-8cf2-00144feabdc0.html#ixzz29JsjUNMu

      Retail orders will be first matched in the new facility and unfilled portions will be sent to Euronext’s central limit order book, the main system that matches its customer orders.
      The intention is to encourage investors on the other side of the trade to match the offer at the best price. The exchange is also planning to publish on a regular basis the performance of their direct members.
      But Euronext’s proposal to create a separate market closed to non-members has drawn industry criticism.
      “Best execution refers to taking pan-European prices, not just your own prices and improving on them,” said Peter Randall, chief executive of Equiduct Systems, a rival European share trading facility aimed at retail investors.
      The emergence of another venue for trading for investors to navigate could deepen the debate about the limits of the fragmentation of the market. A similar service rolled out by NYSE in the US to retail investors provoked controversy amid claims it would damage the quality of the market. However the European version intends to show investors pre-trade prices and tightens the criteria around members able to submit orders.
      Critics have argued that market complexity is becoming too great to manage. The erroneous trades that caused $440m of losses at Knight Capital Group in August came as the market prepared its systems to hook up to NYSE’s new US scheme.

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    2. As Profits Drop, High-Speed Trading Cools Down
      By NATHANIEL POPPER
      In a reversal for firms that once seemed like profit machines, lightning-quick computerized trading is expected to make less money this year, with profits down 35 percent.

      http://www.nytimes.com/2012/10/15/business/with-profits-dropping-high-speed-trading-cools-down.html?hp

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  13. Aux scandales financiers, un début de réponse aux Etats-Unis, à l'instar de l'Espagne :

    Financial Times
    From COMPANIES 9:52pm
    US woman takes on banks over Libor
    Repossessed homeowners sue over rates in class action

    http://www.ft.com/cms/s/0/6b912248-1496-11e2-8cf2-00144feabdc0.html

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    1. Un des commentaires sur cet article :


      Will Penfold | October 14 10:39pm | Permalink
      Oh fudge $350T*5 years = $1750B in payouts for every basis point of manipulation. Well done the city.

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    2. Draghi drague le Bundestag:

      Ses premiers mots ont été : “C’est un grand honneur” et “un privilège exceptionnel de parler devant le Bundestag, le coeur de la democratie allemande”. Le 24 octobre, Mario Draghi s’est livré à ce que Die Welt qualifie d’ “offensive de charme” à Berlin. Fait exceptionnel, le président de la Banque centrale européenne (BCE) est venu défendre devant les députés allemands sa gestion de la crise de la zone euro, très critiquée en Allemagne, où l’on craint que la politique de rachat de dette par la BCE n’équivale à de la création de monnaie et entraîne un retour de l’inflation. Draghi, résume le quotidien, a expliqué que

      les achats d’obligations d’Etat envisagés protègeront aussi les contribuables allemands. […] Ils ne mèneront pas à l’inflation et par conséquent, ils ne seront pas en contradiction avec le mandat de la BCE de garantir la stabilité monétaire.
      Mais cette explication rassurante risque de ne pas suffire, estime la Wirtschaftswoche. Sur son site, l’hebdomadaire qualifie Draghi de “cheval de Troie au Bundestag” :

      Ceux qui ont regardé et analysé le président de la BCE et son discours ont dû suffoquer. Ce que Mario Draghi a dit au Bundestag est tout de même culotté. Il reste à espérer que les parlementaires présents ont compris qu’il s’agit d’un conte de fée.

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  14. C'était dit :
    Vincent de Gaulejac, Editions du Seuil, 2005.

    Le directeur du Laboratoire du changement social ne mâche pas ses mots pour dénoncer les maux de notre société sous l’emprise de "l’idéologie gestionnaire" et l’installation du "pouvoir managérial et du harcèlement social, deux figures du capitalisme financier et de la mondialisation". Après avoir analysé le management et la gestion aujourd’hui - et montré comment ils légitiment une approche instrumentale, utilitariste et comptable des rapports entre l’homme et la société - l’auteur décode la façon dont nous nous faisons contaminer par la gestion, dans les domaines les plus divers : tout se gère en effet aujourd’hui, les villes, les administrations, les institutions, la famille, les relations amoureuses, la sexualité, les sentiments, les émotions. "Chaque individu est invité à devenir entrepreneur de sa propre vie, c’est à dire un capital productif ?". Le sociologue clinicien décrit les dégâts de cette culture de la haute performance qui met le monde sous pression et banalise le stress et la souffrance au travail. Quelques pistes de réflexion sont dessinées dans le dernier chapitre. Il s’agit de repenser les fondements du contrat social pour que l’économie ne se développe pas contre la société ; d’entreprendre de penser la gestion, non plus au service d’une logique instrumentale, mais comme l’ensemble des moyens à mettre en œuvre pour construire un monde commun. "La gestion n’est pas un mal en soi. Il est légitime d’organiser le monde, de rationaliser la production, de se préoccuper de rentabilité. A condition que ces préoccupations améliorent les relations humaines et la vie sociale."

    http://grit-transversales.org/article.php3?id_article=125

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    1. La société malade de la gestion
      20 avril 2005 | par Rédaction Transversales

      Vincent de Gaulejac, Editions du Seuil, 2005.

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    2. V. De Gaulejac analyse depuis si longtemps l'influence de l'oppression du monde du travail sur la santé que certains de ses mécanismes ne pouvaient lui échapper. La personne au travail est devenue une "ressource humaine": c'est dire à quel point elle est chosifiée, susceptible d'être extraitée, exploitée...

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    3. Extraitée? iPad a inventé un mot entre extraite et maltraitée ;-)

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  15. Casi un millón de personas salen de España en año y medio
    EL PAÍS Madrid 669
    En menos de dos años, 927.890 personas han abandonado el país, 117.523 de ellas españolas

    http://elpais.com/sociedad/2012/10/15/actualidad/1350301014_180330.html

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    1. Les départs du pays sont très nombreux en Espagne et au Portugal. Les jeunes ne voient plus aucun avenir, ils vont vers d'autres mondes.
      L'Europe va-t-elle peu à peu devenir un pays de vieux?

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  16. un Interview exclusif de Stephane Hessel par Olivier Berruyer :

    "Ce qui se passe actuellement est très dangereux " :

    http://www.les-crises.fr/interview-stephane-hessel/

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  17. Los servicios sociales ya atienden a más de ocho millones de personas
    CARMEN MORÁN Madrid 433
    Los usuarios de la asistencia pública se incrementaron un 20% de 2009 a 2010. El presupuesto para ayudas ha caído un 65,4%

    http://elpais.com/sociedad/2012/10/14/actualidad/1350244867_157447.html

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  18. L'Angleterre risque de choisir une solution drastique :

    May confirms EU justice opt-out
    Last updated eight minutes ago

    Home secretary says government will opt out of all 130 Lisbon treaty measures because it cannot 'pick and choose'
    452 comments
    Alan Travis: opting out comes with a cost

    http://www.guardian.co.uk/politics/blog/2012/oct/15/salmond-cameron-scottish-independence-referendum-live

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  19. Extrait de L'Humanité.fr:

    Le ministre des Finances grec, un libéral de droite, a fait un triste calcul. Il a démontré que la troïka s’était trompée amplement sur le résultat des plans d’économie. Malgré les savants calculs et les « modèles mathématiques » du FMI, il faut se rendre à l’évidence : 1 euro de rigueur, c’est 1 euro de moins dans l’économie.

    Le pari du FMI et de la troïka c’était d’affirmer que certes, les plans de rigueur drastiques vont contracter l’économie mais pas autant que cela va permettre d’économiser. Ils avaient inventé pour chiffrer cela "le coefficient multiplicateur" des mesures de rigueur sur le recul de croissance, qu’ils avaient estimé à 0,5. Autrement dit, quand la Grèce adoptait un plan de rigueur de 50 milliards d’euros, comme celui de 2010, il y aurait 25 milliards d’économies réalisées, et 25 milliards de récession. Sauf que depuis 2009, ce fameux coefficient multiplicateur est égal à 1. Le FMI vient lui même de reconnaitre ses erreurs dans un rétro-pédalage récent.

    Aucun des nombreux plans de rigueur qui ont été imposé en Grèce n’a permis de faire 1 euro d’économie sur la dette, tout a disparu dans la récession, ce sont des milliards d’euros que les Grecs ont déjà payés en recul de leur niveau de vie, tout cela pour des prunes.


    Toutes les projections du FMI sont fausses a du concéder ce lundi le ministre adjoint grec aux Finances, Christos Staikouras. Du fait de cette récession "sans précédent", les écarts budgétaires sont également "permanents", tandis que "les mêmes erreurs pèsent sur l'estimation du chômage", qui vient de franchir, en juillet, la barre fatidique des 25%, a ajouté le ministre.

    Face à ces échecs cuisants de la troïka, il faut que les Grecs les autres citoyens européens réclament des comptes. Multiplication des suicides, violences et consommation de drogues, hausse du chômage, baisses des salaires et des retraites, baisse de l’espérance de vie en bonne santé, retour de la faim et du froid dans des pays d’Europe… Tout cela à cause de modèles mathématiques erronés bâtis par des économistes du FMI. L'institution commence à reconnaître ses fautes et a réclamé timidement à Merkel un peu de souplesse avec les Grecs.

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    1. Toutes les projections du FMI sont fausses a du concéder ce lundi le ministre adjoint grec aux Finances, Christos Staikouras. Du fait de cette récession "sans précédent", les écarts budgétaires sont également "permanents", tandis que "les mêmes erreurs pèsent sur l'estimation du chômage", qui vient de franchir, en juillet, la barre fatidique des 25%, a ajouté le ministre.


      Y a quand même un type qui n'arrête pas de le hurler depuis 2 ans : du nom de Joseph Stiglitz ..
      Bon on les vire quand les économistes de la Troika ?

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  20. Lu dans Euronews à propos du Portugal:

    Et l’austérité renforcée du gouvernement conservateur a été dénoncée hier soir devant le parlement à Lisbonne.

    2000 personnes se sont rassemblées pour réclamer la démission du cabinet dirigé par Pedro Passos Coelho. Une manifestation émaillée d’affrontements avec les forces de l’ordre. La grogne sociale s’est intensifiée depuis un mois. Un mouvement sans précédent depuis le début de la crise.

    “Le gouvernement doit tomber et la démocratie doit travailler pour le peuple. La démocratie doit être de notre côté mais nous devons faire pression pour que ce gouvernement chute dès que possible”, estime ce protestataire.

    L‘économie va encore reculer de 3% cette année et le chômage flirte avec les 16%. L’année 2013 s’annonce très difficile avec une hausse généralisée des impôts, une baisse des retraites et des prestations sociales.

    Pour le ministre des finances, Vitor Gaspar, il n’y a pas d’autre alternative, pas de marge de manoeuvre afin que Lisbonne respecte son plan de sauvetage de 78 milliards d’euros accordé par l’Union européenne et le FMI en mai 2011.

    Mais même le président portugais, le conservateur Anibal Cavaco Silva, a fait part de son inquiétude et souhaité une politique moins stricte compte tenu des circonstances actuelles.

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  21. Les surveillants surveillent et notent en Espagne.


    L'agence d'évaluation financière Standard & Poor's a annoncé mardi qu'elle dégradait les notes de sept banques espagnoles, dont les deux plus importantes Santander et BBVA, après avoir abaissé de deux crans la note souveraine de l'Espagne.

    Les banques affectées sont Santander, BBVA, Banesto, Banco Popular, Bankia-BFA, Banco Sabadell et CaixaBank, a précisé dans un communiqué l'agence, qui classe désormais l'Espagne, quatrième économie de la zone euro, à un cran seulement de la catégorie spéculative, dans un contexte de pression du marché pour que le pays demande son sauvetage financier.

    Les banques les plus grandes du pays voient leur note baisser de deux crans: c'est le cas de Santander et de sa filiale Banesto (de "A-" à "BBB"), mais aussi de BBVA (de "BBB+" à "BBB-"). Les notes de Santander et BBVA sont associées à une perspective négative, ce qui signifie que l'agence de notation pourrait encore les dégrader à moyen terme.

    Les autres établissements financiers perdent un cran, comme Banco Popular (de "BB+" à "BB"), Bankia et sa maison mère BFA (de "BB+" à "BB" pour Bankia, de "B+" à "B" pour BFA), CaixaBank (de "BBB" à "BBB-") et Banco Sabadell (de "BB+" à "BB").

    Standard & Poor's a abaissé le 10 octobre la note de l'Espagne à "BBB-", soit à un seul cran des emprunteurs à risques, s'inquiétant des incertitudes politiques et économiques pesant sur le pays, en pleine crise de la dette en zone euro.

    "La dégradation de la note souveraine a des implications négatives directes sur les banques notées au-dessus de la note "BBB-" de l'Espagne, et sur toutes les banques dont les notes bénéficiaient jusque-là du soutien extraordinaire du gouvernement", explique l'agence dans un communiqué.

    S&P menace par ailleurs de baisser les notes de Bankinter, de KutxaBank et de la Confédération espagnole des caisses d'épargne (Ceca).

    L'agence de notation prévoit de boucler en novembre son examen sur l'impact de la baisse de la note du pays sur le secteur bancaire espagnol, ce qui pourrait mener à de nouvelles dégradations.

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    1. Je ne suis pas certain d'avoir bien compris mais quand je lis ça : "L'agence de notation prévoit de boucler en novembre son examen sur l'impact de la baisse de la note du pays sur le secteur bancaire espagnol, ce qui pourrait mener à de nouvelles dégradations"j'ai l'impression d'être au pays des Shadoks. On dirait que le Pr Shadoko a trouvé le secret de la pompe auto-aspirante à mouvement perpétuel : plus tu pompes et moins il en reste et donc plus ça pompe tout seul mais ça pompe quoi au juste ? Un cas particulier de prophétie auto-réalisatrice ?

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    2. Lol ... présente !!!!

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  22. European stocks rise on talk of progress on Spain
    Media reports says Spain is mulling a request for a credit line, which would help pave the way for
    the European Central Bank to buy bonds — the Stoxx Europe 600 advances, led by banks, oil stocks.

    http://www.marketwatch.com/story/spain-leads-europe-stocks-up-on-bailout-chatter-2012-10-16

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  23. 35 milliards de dollars circulent dans l'informel en Algérie
    Il y a de plus en plus de liquidités hors secteur bancaire et quelque 35 milliards de dollars, soit 18% du PIB, qui circulent en cash dans...

    http://www.elwatan.com//economie/35-milliards-de-dollars-circulent-dans-l-informel-en-algerie-16-10-2012-189047_111.php

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  24. Roosevelt contre les banksters, une histoire contemporaine
    16 octobre 2012 Par Jean-Michel Rodrigo

    http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-michel-rodrigo/161012/roosevelt-contre-les-banksters-une-histoire-contemporaine


    "Depuis un an, Hélène Desplanques travaille sur le projet de film «Roosevelt, la crise et nous», avec la complicité de Curtis Roosevelt, le petit-fils de Franklin D.Roosevelt, qui, à 82 ans poursuit le combat de son grand-père contre les banksters. Un film qui a besoin de vous.

    L’un des nombreux petits-enfants de Franklin Delano Roosevelt vit dans un petit village du Gard depuis une vingtaine d’années. Ce mois-ci, Curtis, c’est son prénom, publie aux éditions Elytis la version française de ses mémoires. Une plongée dans l’atmosphère enfiévrée de la Maison Blanche où il a grandi entre la grande Dépression économique et la fin de la Deuxième Guerre mondiale…

    L’intérêt majeur de ce témoignage, c’est que Curtis Roosevelt se place en héritier (humble mais militant) des positions de son grand-père… Convaincu que les affrontements des années 30 sont d’une brûlante actualité, cet «indigné» de 82 ans prend un plaisir non dissimulé à nous raconter comment le président américain menait bataille contre les «banksters», jugés responsables d’avoir plongé le pays dans la crise. On se souvient des raisins de la colère, mais moins des discours de l’hôte de la Maison Blanche, père du New Deal."

    .../...

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  25. Nous étions quelques-uns à nous demander ce qu'Emmanuel Todd pensait aujourd'hui de François Hollande.

    Marianne publie un entretien à ce sujet:
    TODD

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  26. Intéressant, l'article de Todd.
    Alors, ça fait trois que je vois s'exprimer sur la sortie de l'euro

    Jacques Sapir, Jacques Nikonoff, et E. Todd.
    Et Lordon n'en est pas loin, il me semble

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    1. Je viens de relire l'article de Todd ce matin. Il semble se radicaliser.

      Il critique plus que jamais la globalisation, le complexe français à l'égard des allemands (qui ressemble à celui que la gauche nourrit à l'égard des pays que la France a colonisés) , la machine infernale de l'euro.

      En revanche, je crains qu'il ne sous-estime les dégâts occasionnés au système de santé (non sanctuarisé) et la portée destructrice de la rigueur. S'il regardait de plus près l'Espagne, le Portugal, la Grèce, il verrait que la stratégie du choc peut aboutir .... au choc et non au coup de pied salvateur pour remonter du fond de la piscine. Finalement il est optimiste. Il en faut et on aime les écouter en espérant qu'ils voient juste.

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  27. Spanish Aid Plan
    Strikes Obstacles
    A potential Spanish request for financial aid is becoming caught up in tangled diplomacy between euro-zone capitals, despite Madrid's new willingness to push ahead.

    A potential Spanish request for financial aid is becoming caught up in tangled diplomacy between euro-zone capitals, despite Madrid's new willingness to push ahead.

    A day after a senior Spanish official told reporters that German concerns were preventing Madrid from seeking assistance, German officials insisted Spain hadn't indicated it wants aid. Italy, meanwhile, continued to urge Spain to apply for help in the hope that the step would ease market pressure on its own bonds. Germany worries that a request may have the opposite effect, by fanning investor fears that Italy will be next in line to need a bailout.
    http://online.wsj.com/article/SB10000872396390444354004578060843005052624.html?mod=WSJUK_hps_LEFTTopWhatNews

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  28. Dans Marianne, Laurent Neumann dénonce un traité diabolique

    TSCG

    J'en extrais quelques lignes:
    1- Ce pacte est antidémocratique puisqu'il retire aux électeurs et aux parlements le droit, jusqu'ici sacré, de fixer la politique financière et budgétaire de leurs pays respectifs. Deux nations dominantes, et en vérité une seule, car Nicolas Sarkozy n'a fait que se soumettre aux desiderata d'Angela Merkel, ont planifié ce que devrait être dans l'avenir le développement économique des pays membres de l'Union, comme l'Union soviétique le faisait du temps où, au sein du Comecon, les pays satellites devaient se plier à ses directives.

    2- Le pacte est inconséquent puisqu'il rigidifie des orientations dont l'objectif est en soi juste et vertueux, mais sans tenir compte des aléas qui pourraient ponctuellement en rendre l'application désastreuse. C'est ainsi que, si ce pacte avait existé en 2007 et s'il avait été appliqué en 2008 (mais l'aurait-il été ? Sans doute pas !), les économies des principaux pays européens auraient connu un effondrement cataclysmique.

    3- Ce pacte est inadéquat à la logique de la construction européenne puisqu'il impose une discipline propre à un Etat démocratique et fédéral, alors que l'Europe, à cause du traité constitutionnel qui a été adopté (bien que refusé par les Français...), a tourné le dos à la logique fédéraliste et ne s'est pas dotée d'institutions démocratiques.

    4- Ce pacte est dogmatique dans la mesure où il grave dans le marbre le type de politique qui, appliquée à mauvais escient, à contretemps ou de façon brutale, est en train de provoquer la catastrophe humaine, sociale et productive que connaissent la Grèce, l'Espagne ou le Portugal.

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    1. Assemblée nationale
      XIVe législature
      Session ordinaire de 2012-2013

      Compte rendu
      intégralSéance du lundi 15 octobre 2012

      http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2012-2013/20130018.asp


      Mme la présidente. La parole est à Mme la vice-présidente de la Commission européenne.
      Mme Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne. J’aimerais ajouter, après M. Cazeneuve, que l’argent non dépensé est souvent de l’argent engagé, et engagé pour être déboursé au profit des États membres. C’est un faux débat que de dire qu’il faut récupérer cet argent non dépensé. Le récupérer signifie que les États membres ne recevraient pas l’argent qui a été engagé en vue d’investissements sur leur territoire.
      Monsieur de Courson, la participation de la Commission aux débats des Parlements nationaux, si elle est une première en France, n’est pas une nouveauté dans les autres États membres. Depuis treize ans que je suis commissaire européen, je me rends régulièrement dans les Parlements nationaux et il y a régulièrement des représentants des Parlements nationaux qui viennent à Bruxelles pour discuter. De plus en plus de commissions parlementaires européennes invitent les députés des Parlements nationaux pour débattre de tel ou tel projet spécifique. Donc, oui, il faudra développer ces rencontres : d’abord parce qu’elles sont extrêmement utiles et importantes, ensuite parce qu’il faut comprendre, lentement mais sûrement, qu’il n’y a plus de politique intérieure nationale. Il n’y a plus que des politiques européennes, qui sont partagées dans une souveraineté commune. D’ailleurs, laissez-moi vous le dire, cette souveraineté partagée est celle qui va nous permettre de mener les politiques que nous décidons. Si nous ne nous mettons pas ensemble, alors nous perdrons cette souveraineté vis-à-vis des marchés qui, eux, n’ont à s’expliquer devant aucun Parlement. Il vaut donc beaucoup mieux nous mettre ensemble pour décider ensemble de ce que nous devons faire, plutôt que de nous laisser faire par des influences venues de l’extérieur.
      Une question très précise a été posée sur l’intervention de la Commission dans les pouvoirs budgétaires des États, question que j’entends dans beaucoup de Parlements. Les États membres et les Parlements, qui ont la souveraineté budgétaire, n’abandonneront pas cette souveraineté. Le two-pack, qui n’est pas encore appliqué mais qui le sera, accorde un nouveau rôle d’information et de suivi des politiques budgétaires à la Commission, qui donnera un avis informé sur la conformité des plans budgétaires proposés par les États membres sans que cela affecte le pouvoir de décision de chaque Parlement national. Il peut toutefois y avoir une exception : en cas de très grand danger, la Commission pourrait exiger la révision d’un plan budgétaire. Ce serait – dans des cas très exceptionnels – le dernier moment pour mettre un frein à une déviation particulièrement grave. Mais elle ne pourrait le faire qu’après un vote dans le cadre du conseil ECOFIN, j’insiste sur ce point.
      En règle générale, je le répète, le pouvoir budgétaire des Parlements nationaux sera préservé mais dans un système à établir tous ensemble. C’est la raison pour laquelle votre appel au Parlement européen pour qu’il mette en place une collaboration aussi rapidement que possible est une bonne chose. Et comme il a une expérience régulière de telles collaborations – pas dans le domaine budgétaire mais dans d’autres domaines –, tout cela pourra être mis en place assez rapidement. Sachez que les membres de la Commission dans leur ensemble, particulièrement mes collègues Olli Rehn et Janusz Lewandowski, pour le budget de l’Union, se tiennent à votre disposition, comme ils se tiennent à la disposition des autres Parlements de l’Union.

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    2. Un passage saisissant:

      "il faut comprendre, lentement mais sûrement, qu’il n’y a plus de politique intérieure nationale. Il n’y a plus que des politiques européennes, qui sont partagées dans une souveraineté commune. D’ailleurs, laissez-moi vous le dire, cette souveraineté partagée est celle qui va nous permettre de mener les politiques que nous décidons. Si nous ne nous mettons pas ensemble, alors nous perdrons cette souveraineté vis-à-vis des marchés qui, eux, n’ont à s’expliquer devant aucun Parlement. Il vaut donc beaucoup mieux nous mettre ensemble pour décider ensemble de ce que nous devons faire, plutôt que de nous laisser faire par des influences venues de l’extérieur."

      Oublie-t-elle tout ce que l'UE ne cesse de concéder aux marchés?

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    3. Cest bien le passage qui tue; c'est bien le passage qui est un aveu.

      Le TSCG à l'oeuvre.

      La séparation des pouvoirs passe à la trappe

      Les marchés dirigent.

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  29. Ce titre du WSJ suffit :

    Bloc Wants to Limit Spain Bailout Cost
    Euro-zone governments hope to earmark significantly less than €100 billion from their bailout fund for Spain when it makes its expected request for aid.

    La double contrainte.

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  30. Un nouveau Billet de M. Caroline sur son blog:

    DEUTSCHEBANK

    dont je retiens que la Banque Allemande risque de nous plumer un peu plus.

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    1. Même pire que çà ..
      Souviens toi de ce qu'ils ont fait des participations préférentielles de Bankia : mises à 0 par l'exigence de la Commission Européenne . Ce sont les petits épargnants espagnols qui ont morflé
      Donc là c'est benêt comme tout .

      Un nouveau fonds de retraites qui se monte , qui investit dans du papier soi-disant sûr .. et derrière .. Oh flûte , çà vaut plus que 0 ... parce qu'il faut sauver le soldat DB coûte que coûte .

      Tu veux pas me mettre dans les contributeurs pour que je n'ai pas à démontrer à chaque commentaire que je ne suis pas un robot stp ^^^^...

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    2. Tu n'as pas répondu à ma proposition.
      Essai de balise:
      COUCOU

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  31. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  32. Coucou Monica
    Je n'ai pas vu ta proposition de balises ...
    Par contre j'ai pondu un nouveau billet de blot , qui est à la fois là : http://fipcarolinep.xooit.fr/t17-Qui-va-superviser-la-Finance-Europeenne.htm

    et sur Mediapart car en fait c'est une question et une question d'importance .

    Donc il restera , on attendra les réponses avec beaucoup de patiene , mais çà m'étonnerait qu'elles viennent ..

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    1. Balises simples:

      - Pour les italiques: ouvrir le crochet <, écrire i, fermer le crochet >, écrire le texte que vous souhaitez mettre en italiques, puis refermer avec: le crochet <, suivi de /i, et refermer avec >
      - Même chose pour le gras, en remplaçant le i par un a. Aucun espace ne doit être inséré entre les signes.
      -Pour insérer un lien hypertexte appliquez cette formule:
      Crochet <, suivi de a, un espace, puis href, puis ", puis coller le lien choisi, puis ", puis fermer le crochet >, puis taper le mot choisi pour votre lien, ouvrir le crochet <, puis /a, fermer avec >

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  33. Des choses qui risquent de se multiplier:

    Le président François Hollande a demandé samedi une enquête administrative afin de "tout connaître" des circonstances de la mort d'un nouveau-né alors que la mère faisait route vers une maternité de Brive, faute de maternité dans le nord du département du Lot où elle réside. Le collectif pour la défense des hôpitaux et maternités de proximité exige un moratoire sur les fermetures de maternités.
    "Le drame qui s'est produit hier où une femme a perdu l'enfant qu'elle portait nous appelle une nouvelle fois encore à ne rien accepter en matière de désert médical", a déclaré le président qui dit avoir demandé l'ouverture d'une enquête administrative à la ministre de la Santé Marisol Touraine. "Je prends l'engagement, celui que j'avais déjà énoncé avant l'élection présidentielle et que je reprends ici comme chef de l'Etat: aucun Français ne doit se trouver à plus de 30 minutes de soins d'urgence", a promis François Hollande lors d'une intervention en clôture du congrès des mutuelles de santé à Nice.
    Pour la Coordination nationale pour la défense des hôpitaux et maternités de proximité, qui exige un moratoire sur les fermetures de maternités l'"accouchement dramatique" d'une mère sur une autoroute illustre "l'aspect néfaste des regroupements de maternité". "Il faut que l'ARS (l'Agence régionale de santé) fasse le point sur ce drame. Pourquoi s'est-il produit ? Ce drame se serait-il produit s'il y avait eu une maternité plus proche ?" s'est interrogé pour sa part le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, relançant le débat sur la désertification médicale. Selon le président de la coordination, Michel Antony "les deux tiers des maternités ont fermé depuis 20 ans, et aujourd'hui les regroupements sont néfastes de part l'éloignement et les difficultés d'accès". "Le gouvernement connaît les difficultés et pourtant avance à pas feutrés et reste extrêmement frileux sur le problème de l'arrêt des restructurations", a-t-il réagi. "On est devant une idéologie dominante, selon laquelle les concentrations sont la solution, ce qui est faux. Si on avait conservé une autre maternité dans le Lot, le drame d'hier ne se serait peut-être pas produit", estime-t-il.
    Hier, vendredi, une mère a perdu son enfant en le mettant au monde dans sa voiture sur l'autoroute A-20 alors qu'elle faisait route vers une maternité de Brive, faute de maternité dans le nord du département du Lot où elle réside. Après les fermetures des maternités de Figeac (en 2009) et de Gourdon, le Lot ne compte plus qu'une seule maternité, à Cahors, pour une population de 170.000 habitants environ. Lors de ces fermetures de nombreux médecins et agents hospitaliers du Lot avaient alerté contre les risques liés à la désertification médicale.

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    1. Un rappel de quelques faits:
      La candidate S. Royal avait visité la maternité de La Seyne-sur- Mer, qui était menacée de fermeture, déjà en 2004.
      Lors de sa tournée électorale dans le Var, François Hollade,son avion tout juste posé à l'aéroprt de Toulon-Hyères, est d'abord allé déjeuner avec les patrons du Var ( mais oui), puis est allé visiter la Maternité de La Seyne. Promesse de non-fermeture , etc...

      Et toc, la maternité de La Seyne est fermée depuis quelques jours.

      Le changement, c'est maintenant...

      A noter que le plan Hôpital, dit plan Bachelot est jusqu'à présent appliqué au pied de la lettre.

      Si quelqu'un est intéressé par cette mine d'informations, je la tiens à disposition. C'est lourd!

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  34. Lu dans le monde:

    Le commissaire européen au Commerce, Karel de Gucht, critique le protectionnisme prôné par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, et rejette la surveillance des exportations sud-coréennes réclamée par Paris dans une interview publiée mardi par le Figaro.

    «Monsieur Montebourg s’affiche contre la mondialisation, il est protectionniste, c’est un choix. Mais son raisonnement ne tient pas la route. La France ne peut pas, seule, redistribuer les cartes du commerce mondial», a estimé Karel de Gucht, de nationalité belge.

    Le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, avait exprimé ses craintes sur le «protectionnisme patriotique» supposé de Arnaud Montebourg ce week-end. Celui-ci lui a suggéré en retour «de rééquilibrer les rapports déséquilibrés existants entre des nations industrielles pour défendre aujourd’hui l’industrie française et européenne». Le ministre ajoutant que «le bilan du libre-échange mondial proposé par l’OMC est un désastre».

    Par ailleurs Karel de Gucht a rejeté l’idée de la France de «mettre sous surveillance les importations de voitures coréennes». «Nous avons mené l’enquête et conclu que cette requête n’est pas fondée», a-t-il indiqué. «La Commission vient donc de refuser la demande de Paris. Les conditions juridiques ne sont pas remplies. Bien plus, les chiffres montrent que l’accord de libre-échange signé avec Séoul en 2011 est largement favorable à l’UE. Notre déficit commercial bilatéral est tombé au plus bas», a-t-il précisé.


    Interrogé sur l’intention de l’UE de négocier d’autres accords de libre-échange, le commissaire européen a admis que des négociations allaient commencer avec le Japon. «Mais nous nous arrêterons s’il n’y a pas assez de progrès sur l’ouverture du marché nippon dans un délai de douze mois. L’accord n’est pas pour demain», a-t-il souligné.

    Avec les Etats-Unis, «je présenterai décembre un rapport de faisabilité aux Vingt-sept, en cosignataire avec mon homologue américain Ron Kirk», a-t-il annoncé. «Les augures sont bons, la négociation ne sera pas facile. Cela pourrait créer quelques problèmes avec la France et son agriculture…» a malgré tout admis Karel de Gucht.

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  35. Lu dans Le Point à propos de la Grande Bretagne:

    "L'Europe, c'est une bombe impossible à désamorcer, et qui pourtant peut exploser à tout moment." La phrase, prononcée il y a 7 ans, est de l'actuel ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague. Un avertissement destiné à celui qui n'était encore que le nouveau leader du parti conservateur, David Cameron. Ou peut-être une prophétie : cet automne, et c'est un record, 60 % des Britanniques pensent que l'union est une très mauvaise chose, 40 % qu'il faudrait que le pays s'en retire totalement.

    L'opinion est chauffée à blanc par une presse qui ne se lasse pas de faire de "l'Europe bashing". La semaine dernière, les tabloïds s'en sont donné à coeur joie sur la guerre de la coquille Saint-Jacques qui oppose les valeureux pêcheurs de Sa Majesté aux Français honteusement protégés par les règlements européens. La presse dite sérieuse s'est, elle, passionnée pour les pourparlers de rapprochement entre BAE System et EADS, se félicitant généralement de son échec annoncé ou bien, comme le quotidien conservateur le Daily Telegraph, qui éditorialise sous ce titre : "Pourquoi nous devons refuser que la défense britannique passe sous contrôle franco-allemand".
    Le gouvernement sort du "ni-ni"

    Tous les journaux se retrouvent enfin pour se féliciter à chaque conseil européen que le pays ne soit pas membre d'une zone euro décrite comme le radeau de la Méduse. Quant au parti conservateur, en cette rentrée, il n'a plus qu'un mot à la bouche : l'iceberg. Celui de l'euroscepticisme. Car seule la partie visible, une dizaine de députés, oserait publiquement le mot fatidique de "retrait". Mais ils seraient, dit-on dans les couloirs de Westminster et les colonnes des journaux, les porte-voix d'une centaine d'élus tories, tandis qu'une même proportion souhaiterait au moins une renégociation de la relation de la Grande-Bretagne avec l'UE.

    Bilan : David Cameron et son équipe sortent de leur "ni-ni" (ni europhile, ni europhobe) pour donner des gages à un pays plus eurosceptique que jamais. Le 15 octobre dernier, sa ministre de l'intérieur Theresa May a indiqué vouloir désengager la Grande-Bretagne de 130 dispositions communautaires relatives à la justice, dont le mandat d'arrêt européen. Cameron lui-même s'est dit vendredi dernier prêt à mettre son veto au budget pluriannuel de l'UE "s'il prévoyait des hausses de dépenses inacceptables". Quelques jours auparavant, le très impopulaire chef du gouvernement avait même promis un référendum sur l'Union... Mais sans aller jusqu'à dévoiler la question ni la date...

    De quoi aussi accentuer la pression sur Bruxelles, où l'on se demande si l'Union passera un jour de 27 à 26 membres.

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  36. Une savoureuse critique des "europhoriques" dans Press Europ.
    Il faut reconnaître que ça soulage ;-)
    _____

    EUROPHORIQUES

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    1. Excellent, cet article. Merci !
      J'en ai profité pour m'abonner à leur newsletter :-)

      A rapprocher d'un billet de Philippe Marlière sur MDP, qui examine "l'Europe de la paix"

      http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-marliere/221012/l-europe-de-la-paix-cette-grande-illusion

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  37. Et moi çà bataille sec de l'autre côté . Dans ses recherches , Danyves est tombé sur un truc très intéressant :
    TCI : Un des actionnaires de Deutsche Boerse (sans savoir à quelle hauteur) a un tel poids : qu'il a fait virer le patron de Deutsche Boerse à une époque , qu'il a fait changer Safran d'orientation , qu'il est intervenu violamment dans l'opération du rachat Arcelor par Mittal , on voit ce que çà coute maintenant .
    Et là pour le coup , il n'y a pas un seul actionnaire Européen : tous américains, fonds de pension , hedge ou banques .

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  38. Certains continuent à se battre contre le MES:



    La Cour européenne de justice entame le 23 octobre ses auditions sur la requête du député irlandais Thomas Pringle contre le traité instaurant le Mécanisme européen de stabilité (MES), rapporte l'Irish Times.

    En juin dernier, Pringle avait saisi les tribunaux irlandais pour démontrer que le MES, doté d'un fonds de 500 milliards d'euros pour aider les pays et les banques en faillite de la zone euro, viole la Constitution irlandaise et la législation européenne. Même si la Cour suprême irlandaise a refusé de publier une injonction mettant Dublin en garde sur la ratification du MES, elle a tout de même établi une série de questions qu'elle a déposée à Luxembourg, siège la Cour européenne de justice.

    EUobserver remarque que l'Irlande à cours de liquidités est censée procéder au premier versement de 500 millions d'euros au MES, entré en vigueur le 8 octobre dernier.

    Si les juges européens émettent un avis négatif, le MES, sa ratification et les versements faits au Luxembourg [où est basé le MES] seront déclarés illégaux. La Cour européenne a accéléré la procédure pour "lever l'incertitude" qui pèse sur "la stabilité financière de la zone euro" et les experts s'attendent à ce qu'elle déboute Pringle.

    Le MES "exaspère" l'opinion publique en Irlande, selon le site d'information basé à Bruxelles. Le gouvernement irlandais a mené une longue campagne pour obtenir que la dette issue du renflouement des banques par l'Etat à hauteur de 64 milliards d'euros soit en partie prise en charge par le fonds européen, mais

    les faucons de la zone euro comme l'Allemagne et la Finlande ont dit qu'aucune aide ne pourrait être apportée aux vielles dettes bancaires – le principal problème du ministère des Finances irlandais.


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  39. Hum... Comme l'on dit en espagnol, Sin verguenza

    Lu dans Le Point:

    Cette semaine, c'était la rentrée des classes pour Georges Papandréou. L'ancien Premier ministre grec est toujours député du Pasok - le parti socialiste - à Athènes, et il est toujours aussi controversé et accusé de tous les maux du pays. Mais, à ses heures perdues, il enseigne aussi ses expériences de la crise économique et politique à la prestigieuse université de Harvard, dans le Massachusetts.

    Lundi, il était l'invité d'une table ronde organisée par un think tank américain pour présenter ses cours qui seront dispensés sous forme de séminaires. Selon la presse grecque, le salaire du nouveau professeur serait de 46 000 euros par mois. À en croire le site d'information iNews, Georges Papandréou est déjà très populaire auprès des étudiants. D'autres sites ont filmé clandestinement ses interventions sans couper les applaudissements.
    "Plus difficile d'être étudiant que prof à Harvard"

    Mais le ton est bien différent sur la Toile. Certains se demandent si l'ex-Premier ministre grec, qui a contribué à la mise sous tutelle du pays par le Fonds monétaire international et l'Union européenne, possède une légitimité quelconque pour donner de tels cours. "Il devrait plutôt enseigner comment avoir une moustache impeccable", lance un internaute. "Est-ce que Harvard est encore une faculté réputée ou est-ce devenu un simple BTS pour politiciens qui ont échoué ? Il est plus difficile d'être étudiant que professeur à Harvard", répond un autre. "Si les étudiants de Papandréou deviennent les futurs dirigeants du monde, nous allons vite mourir de rigueur", conclut une troisième.

    Des photos satiriques sont aussi diffusées, comme celle d'un étudiant faisant la manche, affublé d'une pancarte portant l'inscription : "S'il vous plaît, aidez-moi, mon professeur à Harvard était Papandréou, je n'ai aucun avenir." Nombre de blogueurs demandent que son salaire soit versé à l'État grec pour rembourser la dette abyssale du pays. Enfin, une poignée de commentateurs estiment, plus amèrement, que Georges Papandréou a réussi à transformer la Grèce, un pays paisible et onirique, en un cas d'école économique et politique à ne pas suivre.

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  40. L'Espagne bouge:

    Devant le Congrès des députés espagnols, où le budget 2013 était débattu mardi, des milliers de manifestants sont venus réitérer leur refus de l’austérité et clamer la démission, non du gouvernement mais de la classe politique dominante.

    “Démission PPSOE”, ont-ils revendiqué. Un acronyme qui fusionne le parti populaire au pouvoir et le parti socialiste.

    Lancée par la mouvance des indignés sur les réseaux sociaux, cette mobilisation a également appelé à la désobéissance, face à une loi qualifiée d’injuste.

    “Ce sont les banques allemandes qui dirigent l’Allemagne, et de la même manière, les banques espagnoles approuvent ce qui se passe ici, tance Alberto Garzon, député issu du parti de la Gauche unie.
    Ce n’est pas un conflit entre nations, mais entre pauvres et riches. Les pauvres sont affectés de la même manière en Allemagne, en Espagne, en Grèce et au Portugal.”

    Baisse des salaires, des allocations chômages, et hausse des impôts directs ou indirects…
    De nombreux espagnols sont hostiles à ce nouveau tour de vis budgétaire, censé permettre à Madrid d‘économiser 39 milliards d’euros en 2013.

    Ce lundi, l’agence de notation Moody’s a abaissé la note de cinq régions espagnoles, dont la Catalogne.

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  41. En Angleterre:

    Un immense cortège de près de 100.000 personnes a envahi les rues de Londres le samedi 20 octobre pour protester contre la réduction des dépenses publiques et la politique d’austérité décidées par le gouvernement conservateur de David Cameron, accusé pour l’occasion d’être asservi à une classe dirigeante qui ignore les problèmes des personnes normales.

    Des travailleurs du public et du privé, des pompiers, des infirmières et des enseignants, des chômeurs de tous âges et des représentants de l’opposition ont donc défilé ensemble dans les rues de la capitale britannique en criant « kick this government out ! » (balayez ce gouvernement). De nombreuses associations avaient tenu à prendre part à ce mouvement de grogne, parmi lesquelles « disabled people againts cuts », qui n’a décidément rien à gagner avec les Tories.

    Le cortège a traversé la ville sous le slogan « l’austérité est un échec » avant de se disperser à Hyde Park, où des représentants des syndicats et du parti travailliste se sont adressés aux manifestants.

    Selon les rapports de la BBC, quelques échauffourées ont eu lieu entre des groupes de manifestants et la police à Oxford Street. « Fier d’être un prolo », pouvait-on lire sur une des bannières placées devant le Parlement, en réponse à l’insulte prononcée par le ministre Mitchell Andrew à l’encontre d’un agent qui refusait en septembre de le laisser sortir à vélo par le grand portail de la Chambre des communes.

    Des milliers d’autres personnes ont également crié leur mécontentement à Glasgow (Écosse) et à Belfast (Irlande du Nord).

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  42. Un excellent article dans @si sur la séparation des activités bancaires:


    @si

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  43. Appel à l'aide d'Olivier Berruyer sur son blog
    http://www.les-crises.fr/separation-des-banques-appel/

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    1. Je mets ton lien sous forme vive, Shadok:

      BERRUYER

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  44. Plus d'un Espagnol sur quatre est désormais au chômage
    26/10 | 09:31

    Le taux de chômage de l'Espagne a atteint 25,02 % au troisième trimestre. Plus de 1,7 million de foyers sont constitués de personnes toutes au chômage

    Les consommateurs allemands retrouvent un peu de confiance

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  45. This withering assault on farm workers' wages is a race to the bottom

    Les mécanismes de fabrication de l'autérité.

    There goes the last remnant of a better era. Farming minister David Heath announced the abolition of the Agricultural Wages Board, the last of the old wages councils. There are just four weeks of "consultation" before farm workers lose this special protection. The rest of the wages councils were eviscerated by Margaret Thatcher and axed by John Major in 1993, ending an era when governments saw endemic low pay as their concern.

    In the old days, the sectors with workers at most risk of exploitation had their own wages councils, with representatives of employers and workers fixing pay and conditions, mindful of what an industry could bear. Hairdressing, catering, retail, laundry and tailoring had some of the lowest-paid and most vulnerable workers. Wages councils were founded in 1909, the year of the Liberal government's radical People's Budget, with its unprecedented taxes on the wealthy. What a sad paradox that, in their first return to government since Lloyd George, Heath, a Liberal Democrat, is killing off the last wages council.

    His press release is headed: "Getting rid of outdated labour restrictions will mean more jobs." These days certain killer words flash out instant red alerts: "reform", "flexible", "harmonise" and "modernise" all signify their opposites. Heath's "plans to modernise the agricultural labour market" mean taking farm workers back in time. His plan for them to be "harmonised with the rest of the economy" won't feel harmonious when it "leads to a more flexible labour market" to "end an anomaly requiring farmers to follow outdated and bureaucratic rules".

    Farm work is not noted for good pay and conditions. It is still one of the most dangerous occupations with a high accident rate. Isolated, under-unionised, with little choice of other work, a third of agricultural workers live in tied housing, exceptionally vulnerable to the whims of employers. That's why their wages council was allowed to survive when the others were scrapped. Their current minimum pay, which is legally enforced, is just 2p an hour above the national minimum. But the board also sets sick pay, holiday pay and a graded pay progression, important when so many work on small farms with little chance of promotion. The board ordains other conditions, such as warm clothing, essential for outdoor work. It sets a pay rate and age for child pickers, who will lose all protection from now on. (Nine-year-olds were discovered picking spring onions from dawn till dusk in freezing weather in Worcestershire last year.) The board sets fair rents for tied housing – £28 a week for a caravan – but there will be no rent limits from now on.

    .../...

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  46. De la côte galicienne aux frimas jurassiens

    Frappés par la crise économique, des Galiciens reprennent le chemin du Jura, comme dans les années 60 et 70.
    Rencontre avec un exilé, José Manuel Pasantes Rojo.A Camariñas, la nostalgie des anciens

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  47. L'Aube Dorée a infiltré la police en Grèce, affirme un officier supérieur [The Guardian]

    Un officier de police déclare que les gouvernements successifs en Grèce ont permis au parti ultra-nationaliste de l'Aube Dorée d'infiltrer la police du pays.
    Les victimes de certaines attaques brutales par des voyous d'extrême droite à Athènes avertissent que les immigrés sont les premières victimes d'une longue liste de cibles des néo-fascistes Lire la suite.</

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    1. Tu as vu aussi, Danyves, ce qui se passe en Ukraine?

      Le parti d’extrême droite “Svoboda” n’a cessé de gagner du terrain ces dernières années, et pourrait bien entrer au parlement. Se réclamant d’un
      nationalisme ethnique ukrainien, anticommuniste et xénophobe, Svoboda a surfé sur la déception vis à vis des politiques traditionnels depuis la révolution orange. Il veut renforcer les lois anti- immigration et sur la citoyenneté.

      «Nous voulons adopter une loi sur la citoyenneté comme en Israël, explique Oleh Tyahnybok, son leader. L’Ukraine est-elle dans la même situation géopolitique? “Absolument. Pire même, car les Ukrainiens ont vécu des répressions politiques massives, plus de 20 millions d’Ukrainiens ont été tués au cours du 20e siècle précisément pour des raisons ethniques”.

      La reconnaissance de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), qui s’est battue à la fois contre les soviétiques et les Nazis est au coeur de sa rhétorique, quitte à heurter les russophones de l’est.

      Andreas Umland est politologue. «Le nationalisme ukrainien est un phénomène ambigu dans le sens où il ne représente pas la totalité de la nation ukrainienne. Il est principalement concentré dans la partie occidentale de l’Ukraine, de la Galice.”

      Mais à l’heure de la crise, qui a exacerbé l’antagonisme social, les électeurs sont sensibles
      aux propositions anti immigrés et anti establissement du parti, dans les régions de l’est aussi. Contre l’homosexualité et l’avortement, “Svoboda”, veut également faire abolir la loi linguistique sur la place de la langue russe dans le pays.

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  48. Dans Politis, un article sur la privatisation de la sécurité sociale, dans les tuyaux de la Commission Européenne:

    Sécu

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  49. Nouveau Billet :
    Banques Classement Citoyen
    [http://fipcarolinep.xooit.fr/t36-Banques-classement-citoyen.htm]
    J'ai essayé les balises !!!! si çà ne marche pas tu me le corriges stp ?

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    1. Si accès à Mediapart :

      Dans l'éditeur de réponse pour commentaires écrire le texte avec le lien.

      Désactiver l'éditeur pour passer à l'html.

      Copier le texte en langage html

      Poster ici.

      Pour copie de texte presse éliminer les balises autres que

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  50. Un article sur laBCE de la fondation Copernic dans Mediapart : deux commentaires dont un de Lechiffre ;-(

    Copernic

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  51. Paco Elvira

    Fotos de la crisis

    Posted: 27 Oct 2012 11:30 PM PDT

    Paco est photographe à Barcelone. Dois passer le voir un prochain jour.

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    1. Me pueden criticar el enfoque fotográfico como hicieron con Samuel Aranda ysu reportaje en el New York Times.Y ya sé que hay muchas otras imágenes de la vida cotidiana en nuestro país. Perolas noticias son cada vez peoresy SIEMPRE que entro a un cajero por la tarde me encuentro imágenes parecidas.

      La cosa no pinta nada bien a pesar de 'los presupuestos más sociales de la historia de España', según Montoro. El paro ha llegado, por primera vez en democracia, al 25% Terrible.

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    2. Merci Danyves. Le chômage qui touche 25% de la population espagnole, frappe 50% de jeunes.
      Comme au Portugal, les jeunes doivent émigrer pour espérer avoir un avenir.
      L'Europe se vide de ses forces vives.

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  52. Kostas Vaxevanis a publié quelque 2 059 noms de détenteurs grecs de comptes bancaires suisses.

    Un journaliste grec a été arrêté dimanche pour avoir dévoilé les noms d’une mystérieuse liste de détenteurs grecs de comptes bancaires suisses, et doit comparaître devant le procureur d’Athènes, a-t-on appris de source policière.

    Le journaliste Kostas Vaxevanis a publié quelque 2 059 noms de la liste transmise en 2010 par Christine Lagarde, à l'époque ministre française des Finances. Le gouvernement prétend que la copie originale de la liste a disparu.

    Les réseaux sociaux grecs bruissaient dimanche de commentaires après l’annonce par la police que «sur l’ordre du bureau du procureur d’Athènes», une enquête était menée pour retrouver et arrêter le responsable de la publication du magazine Hot Doc.

    «Ils veulent arrêter la vérité»

    «Au lieu d’arrêter les voleurs et les ministres violant la loi, ils veulent arrêter la vérité», a commenté Kostas Vaxevanis sur son compte twitter samedi soir.

    La liste provient de documents révélés par un employé de la banque HSBC en Suisse. Elle avait été transmise au gouvernement grec en 2010 par l’actuelle patronne du FMI Christine Lagarde. Le ministre grec des Finances de l'époque, George Papaconstantinou, qui en était le destinataire, a affirmé mercredi devant le Parlement qu’il ne savait pas ce qui était advenu de la version originale de la «liste Lagarde».

    Mercredi, l’actuel ministre des Finances Yannis Stournaras a déclaré avoir demandé à la France d’en renvoyer une copie. Le nouveau gouvernement de coalition issu des élections de juin avait d’abord exclu d’user contre les auteurs d'évasion fiscale des documents obtenus illégalement, avant de tourner casaque, confronté à la colère croissante de la rue face à une austérité accusée d'épargner les riches

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  53. Une interview d'Eric Molinié, président du Samu social de Paris. Il décrit une situation de plus en plus grave pour les familles depuis 4 ans.

    SAMU

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  54. Sous la plume de Laurent Neumann dans Marianne, ce constat amer et juste:

    L’actualité offre parfois de drôles de collisions qui font sens.
    Jérôme Kerviel, tout d’abord, vient d’être condamné à rembourser 4,9 milliards d’euros à la Société Générale – le genre de décisions de justice dont il vaut mieux rigoler de peur d’avoir à en pleurer. Au même moment, un certain Greg Smith publie chez Lattès un ouvrage fort instructif intitulé « Pourquoi j’ai quitté Goldman Sachs ». Goldman Sachs : première banque d’affaires mondiale. Dealer légal de produits financiers toxiques à l’origine de la crise des subprimes aux Etats-Unis.

    Et tout à coup l’évidence saute aux yeux : pendant que les gouvernements infligent des plans de rigueur à des peuples qui ne sont en rien responsables de la crise, pendant qu’on augmente les impôts pour réduire des dettes souveraines himalayennes et combler des déficits publics abyssaux, les vrais coupables de cette crise, eux, courent toujours.
    Non seulement ils ne sont pas en prison, non seulement on ne leur a jamais demandé de rembourser le premier dollar ou même de rendre des comptes, mais c’est à eux qu’il revient aujourd’hui d’expliquer aux gouvernants démocratiquement élus comment sortir de cette crise. Comme si l’on pouvait compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre ! C’est pourtant eux, anciens de Goldman Sachs ou d’ailleurs, qui imposent aux Etats de se serrer la ceinture pour faire face à la montagne de dettes générées par les folies du système financier. Eux qui exigent, en Grèce, en Espagne et au Portugal, la baisse des salaires et des pensions de retraite.

    Goldman Sachs, comme la plupart de ses homologues, vendaient à leurs clients des produits financiers vérolés qui ont fini par métastaser l’ensemble de l’économie mondiale, mais aucun responsable de ces établissements financiers n’a fini devant un tribunal. Ils ont tous ont échappé aux sanctions et même aux poursuites judiciaires.
    Dans vingt ou trente ans, quand les livres d’histoire raconteront la grande crise économique des années 2007-2017, ne subsisteront pour la postérité que deux noms, deux responsables, deux coupables : un escroc notoire, Bernard Madoff, et un trader lampiste condamné pour l’exemple, Jérôme Kerviel.
    Ainsi, le plus grand hold-up de l’histoire moderne aura pu être commis en toute impunité.

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  55. Art
    Je pense que ce texte là vaudrait un quatre mains à nouveau ...
    Bon désolée pour les balises , mais je les ai rangées dans un tiroir sur lequel je n'arrive pas à remettre la main
    Génération Erasmus : le dernier espoir de l'Europe
    http://www.presseurop.eu/fr/content/article/2936091-la-generation-erasmus-dernier-espoir-de-l-europe

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  56. Une bonne nouvelle venue d'Australie:


    La justice australienne a condamné lundi 5 novembre l'agence Standard & Poor's (S&P) à dédommager des collectivités locales ayant englouti des millions de dollars dans des produits toxiques qui avaient été très bien notés par l'agence américaine.
    Le tribunal fédéral australien a jugé "trompeuse" la note AAA attribuée aux titres CPDO ("constant proportion debt obligation") émis par la banque néerlandaise ABN AMRO et vendus fin 2006 à 13 municipalités par une société de services financiers, LGFS.

    Ces titres à fort rendement, largement promus par les grandes agences de notation qui leur attribuaient systématiquement la plus haute note, se sont révélés ruineux avec la crise financière de 2008.

    PERTE DE 90 % DU CAPITAL INVESTI

    Quelques mois après leur acquisition par ces communes de Nouvelle-Galles-du-Sud (sud-est), ces titres dits "Rembrandt" faisaient défaut, entraînant une perte nette de 16 millions de dollars australiens (12,9 millions d'euros), soit plus de 90 % du capital investi.

    "La note AAA attribuée par S&P aux titres CPDO Rembrandt 2006-2 et 2006-3 CPDO était trompeuse" et étayée par des informations en partie "inexactes", a estimé la juge Jayne Jagot. La magistrate a par ailleurs rejeté les affirmations de S&P selon lesquelles l'évaluation des CPDO incriminées se fondait sur "des bases suffisantes" assorties d'une "prudence certaine". Ces affirmations "étaient mensongères et S&P le savait", a-t-elle dit.

    "La notation est un art, pas une science" s'était défendue Standard & Poor's dans des documents écrits. Selon l'agence américaine, les notations ne sont pas "un exposé des faits" et l'attribution d'un triple A ne signifie pas l'absence d'un risque de défaut. La juge a condamné S&P, ABN AMRO et LGFS à payer solidairement les dommages et intérêts réclamés par les plaignants.

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  57. Semaine de grève en Grèce:

    La Grèce va traverser encore une semaine cruciale avec une vague de grèves dès lundi dans les secteurs public et privé, en vue du vote crucial mercredi sur de nouvelles mesures de rigueur réclamées par l'UE et le FMI.
    Les transports en commun sont les plus touchés. Les employés du métro et du tramway à Athènes ainsi que les taxis ont ouvert le bal lundi. Les journalistes de tous les médias – écrit, radio-télévisé ou électronique – sont en grève pour ving-quatre heures. Le syndicat de la société publique d'électricité (Dei) a annoncé des grèves reconductibles de quarante-huit heures à partir de lundi soir. Les hôpitaux tournent également au ralenti, ne fonctionnant qu'avec du personnel d'astreinte.

    La mobilisation prendra de l'ampleur mardi et mercredi en raison d'une grève générale de quarante-huit heures à l'appel de deux syndicats du privé et du public, GSEE et Adedy respectivement. Outre des arrêts de travail dans le métro, aucun bus et trolley ne circulera à Athènes tandis les dessertes maritimes vers les îles seront annulées pour cause de la grève de quarante-huit heures du syndicat des marins, PNO. Un arrêt de travail de trois heures des contrôleurs aériens mardi en fin matinée devrait perturber les lignes aériennes. Des manifestations sont également prévues par les syndicats mardi et mercredi dans le centre d'Athènes.

    TEST DE COHÉSION POUR LE GOUVERNEMENT

    Les syndicats protestent contre un projet de loi comportant un nouveau tour de vis de rigueur avec des économies de 18,5 milliards d'ici à 2016, qui doit être déposé mercredi après-midi au Parlement par le ministère des finances. Il sera discuté en procédure d'urgence et le vote est prévu pour mercredi soir, un test de cohésion pour le gouvernement de coalition droite-gauche, dirigé par le premier ministre conservateur Antonis Samaras.

    Les nouvelles économies prévoient des coupes dans les salaires et les retraites, la réduction du nombre des fonctionnaires et plus de mesures sur la dérégulation du marché de travail. Elles viennent s'ajouter à trois lois depuis 2010 qui ont soumis le pays à une austérité sévère, en échange des prêts UE-FMI pour lui éviter la faillite. Ce train de mesures est une condition préalable pour la poursuite des versements des prêts à la Grèce et plus particulièrement pour le versement d'une tranche de 31,2 milliards d'euros retardée depuis juin et vitale pour le pays dont les caisses sont vides.

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  58. Anne Rosencher dans Marianne:


    Sur le site consacré au médicament anticancéreux Erbitux, il y a des sourires à ne savoir qu’en faire. Des sourires émus de patients – imagine-t-on – reconnaissants d’avoir été guéris ; des sourires thaumaturges de chercheurs satisfaits d’avoir mis au point une molécule utile ; des sourires corporate de cadres corporate. Bref, des sourires qui exhalent le capitalisme « à visage humain », où la somme des intérêts particuliers convergent, tous zygomatiques déployés, à faire triompher l’intérêt général. La santé des patients, bien sûr. Mais aussi, les bénéfices – c’est bien normal – du groupe Merck, qui a réalisé en 2011 une marge brute de 7,5 milliards d’euros.

    Qu’un laboratoire pharmaceutique gagne de l’argent en vendant des médicaments, personne ne songerait à le contester. Le rapport annuel de Merck nous apprend au reste que l’Erbitux contibue à cette tâche avec brio, puisqu’aux derniers pointages, ce « blockbuster » des thérapies contre le cancer est numéro 2 dans des ventes de Merck Serono (la filiale qui le commercialise). En 2011, le médicament a généré à lui seul un chiffre d’affaires de 855 millions d’euros (+4,3% par rapport à 2010) et contribué à hauteur de 15% aux ventes totales de Merck Serono, qui a dégagé une trésorerie de 1,2 milliard d’euros (+14%). Joli.

    Mais il faut croire que ça n’est pas assez pour éponger quelques retards de paiement.

    Le 3 novembre dernier, en effet, le laboratoire Merck a fait savoir par son directeur financier, Matthias Zachert, qu’il avait cessé de livrer l’anticancéreux Erbitux aux hôpitaux publics grecs en raison de factures impayées.

    Les thuriféraires du capitalisme darwinien vous diront bien que c’est ainsi. Que le marché s’ajuste pour le mieux en fonction de l’offre, de la demande et des clients qui paient leurs factures. Que dans son fonctionnement, le marché n’est pas immoral : qu’il est amoral. La vérité, c’est qu’il y a des jours où la différence entre les deux préfixes ne semble que tartufferie, où les décisions en responsabilité de certains dirigeants d’entreprise sont tout bonnement honteuses, et où les sourires marketing en homepage des multinationales vous donnent la nausée.

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    1. Nouvelles de Grèce

      Les 300 députés grecs étaient mercredi soir sous pression de la rue à Athènes, où des échauffourées ont fait reculer une marée humaine contestant la rigueur, avant un vote dans la nuit sur un nouveau train d'économies exigé par les créanciers UE et FMI pour garder le pays à flot.

      La tension est montée en flèche tant autour du parlement, quand quelques 300 personnes ont bombardé la police de projectiles et cocktails molotov, qu'à l'intérieur de la chambre, où un incident de séance a interrompu le débat houleux.

      Plus de trois heures après le début du rassemblement, qui a regroupé selon la police plus de 70.000 manifestants sur la place centrale de Syntagma, des échauffourées isolées se poursuivaient entre avec les forces de l'ordre.

      Le gros de la foule, avait reflué tandis que la police noyait la place sous un nuage de gaz lacrymogène, faisant aussi usage d'un nouveau canon à eau contre les groupes la harcelant.

      La police a procédé à une vingtaine d'interpellations, tandis qu'un cameraman a été attaqué par une dizaine d'agresseurs masqués et armés de barres de fer, qui ont brisé son matériel, a indiqué une source policière.

      Entretemps, le débat parlementaire connaissait un intermède tragi-comique quand le ministre des Finances, Yannis Stournaras, a annoncé que les coupes prévues des salaires des hauts fonctionnaires concernaient aussi les employés du Parlement, traditionnels favoris du clientélisme local.

      Ces derniers ayant menacé de débrayer immédiatement, au risque de compromettre l'adoption de la loi dont UE et FMI font dépendre le maintien du pays sous perfusion, il a retiré la mesure, sous les huées.

      Dès l'après-midi, la foule s'était massée autour du bâtiment illuminé, aux accès barrés par un impressionnant déploiement policier, à l'appel des principaux syndicats, de nombreuses unions corporatistes, et de l'opposition de gauche radicale et communiste.

      "A bas la politique de soumission et d'humiliation", proclamait une des multiples banderoles, une autre appelant à l'"effacement de la dette, résistance aux mesures de misère".

      La loi pluri-annuelle 2013-2016 d'austérité comportant 400 pages réunies en un seul article, est examinée en procédure d'urgence. Son adoption est présentée par le gouvernement et les bailleurs internationaux du pays comme déterminante pour le maintien de la Grèce dans la zone euro, après trois ans d'austérité et cinq de récession.

      "Ce projet de loi va plonger le pays dans une récession prolongée et la procédure d'urgence est contre la constitution", a notamment lancé Alexis Tsipras, chef du principal parti d'opposition, le Syriza de la gauche radicale.

      Les rassemblements, à Athènes et en province, concluaient mercredi une grève générale de 48 heures, la troisième contre la coalition gouvernementale du Premier ministre conservateur Antonis Samaras, en mesure, sauf surprise, d'arracher l'adoption du nouveau plan.

      La grève a fait tourner depuis mardi le pays au ralenti, frappant transports urbains, maritimes et aériens perturbés, fermant les pharmacies et perturbant le fonctionnement des hôpitaux et administrations.

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    2. Pendant que les citoyens grecs manifestaient,

      Après avoir été suspendu temporairement, le débat sur les nouvelles mesures d'austérité au Parlement grec a abouti. Les députés ont adopté, mercredi 7 novembre peu avant minuit, un nouveau plan de rigueur réclamé par les bailleurs internationaux.
      Le gouvernement du premier ministre Antonis Samaras a été soutenu par une courte majorité de députés (153), alors que sa majorité théorique est de 176. L'ensemble des 128 députés de l'opposition on voté contre ces mesures prévoyant plus de 18 milliards d'euros d'économies d'ici 2016. Pendant le débat, plus de 70 000 manifestants ont donné de la voix devant le Parlement.

      "IL N'Y A PAS D'ÉCHAPPATOIRE"

      "Le chemin est raide et difficile et impose des sacrifices. Mais il n'y a pas d'autre issue que de voter pour les mesures. Il n'y a pas d'échappatoire", a expliqué le ministre des finances, Yannis Stournaras, devant les députés. Ce nouveau paquet de mesures d'austérité était présentée comme une condition préalable au versement des 31,5 milliards d'euros d'aide par l'Union européenne et le Fonds monétaire internationale (FMI), dont la majeure partie doit servir à recapitaliser les banques du pays. Les eux bailleurs de fonds ont estimé que la Grèce n'avait pas respecté ses engagements en matière d'assainissement des comptes publics.

      Le projet de loi 2013-2016, que la coalition gouvernementale a défendu, prévoit de nouvelles coupes dans les retraites, les salaires dans le secteur public, les prestations sociales et les dépenses de santé. Le texte accentue aussi la dérégulation des marchés du travail et des services réclamée par les bailleurs de fonds, et repousse à 67 ans, contre 65 ans, l'âge légal de départ à la retraite.

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  59. En France...


    Les Sénateurs UMP, centristes et communistes se sont opposés au texte sur la programmation budgétaire, par 189 voix contre 152 comme ils l’avaient fait la semaine dernière sur le texte PS relatif aux tarifs de l'énergie. La loi de programmation fixe les objectifs du gouvernement sur la durée de la législature, notamment un déficit limité à 3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2013 et à O,3% en 2017 (après 4,5% cette année).

    L’UMP a redit son opposition non pas «à la trajectoire fixée, mais aux moyens pour y parvenir, inacceptables et incohérents». Jean Arthuis, pour les centristes, a regretté «qu’on n’aille pas plus promptement vers un allègement des charges et une hausse de la TVA».

    Les sénateurs communistes ont justifié par «le refus de l’austérité» leur opposition à une loi «filleule du traité budgétaire européen». Ils ont aussi tenu à se démarquer de la droite, son alliée de circonstance. «C’est une tout autre logique anti-libérale que nous portons», a lancé Eric Bocquet.

    Les écologistes et les radicaux de gauche du RDSE ont apporté leur soutien au gouvernement. Le chef de file du groupe écologiste Jean-Vincent Placé a semblé cependant gêné. Il a qualifié de «précipitée» la trajectoire du désendettement avec des conséquences «qui pèsent trop lourd pour être supportées sans séquelles», mais approuvé le choix du gouvernement car «la confiance ne se divise pas».

    Le Sénat devrait poursuivre dans sa lancée d’opposition au gouvernement avec le projet de budget de la sécurité sociale puis avec le projet de loi de finances pour 2013.

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  60. La Commission européenne devait doucher, mercredi 7 novembre, les espoirs de croissance et de redressement budgétaire de François Hollande et de son gouvernement. D'après les prévisions d'automne publiées en début d'après-midi à Bruxelles, la croissance atteindra 0,4 % l'an prochain, moitié moins que l'hypothèse retenue par Paris pour construire le budget 2013 (à 0,8 %).
    Dans ces conditions, la France ne devrait donc pas, selon les estimations de la Commission, être en mesure de ramener son déficit en deçà de 3 % du produit intérieur brut (PIB) dès 2013, contrairement au cap fixé par François Hollande depuis son élection.

    Cet objectif ne devrait être atteint qu'en 2014, avec une croissance attendue de 1,2 %, à condition, selon Olli Rehn, le commissaire aux affaires économiques et monétaires, de prendre des mesures supplémentaires d'économies cette année-là. Et de poursuivre encore les efforts en 2015.

    Tandis que le gouvernement français multiplie les annonces pour asseoir sa crédibilité budgétaire, et donner des gages aux marchés, la Commission se garde d'exiger davantage d'austérité pour 2013 : elle a décidé de renoncer à ce jour à l'envoi d'un éventuel "avertissement précoce", tel que celui adressé à la Belgique en début d'année pour la sommer d'accentuer ses efforts de rigueur. "C'est un autre cas de figure : à l'époque, le gouvernement belge tardait à être formé", dit un haut fonctionnaire.

    A LA CROISÉE DE DEUX EUROPE

    Un tel avertissement pourrait néanmoins survenir au printemps prochain, si la France peinait à tenir sa trajectoire d'ajustement budgétaire. Car Bruxelles n'envisage pas à ce stade de reporter l'échéance du retour en 2013 du déficit en deçà du seuil des 3 % du PIB.

    D'ici là, la Commission devait insister, mercredi, pour que les efforts soient équilibrés entre hausses d'impôts et réductions des dépenses publiques, alors que le gouvernement Ayrault mise à ce jour surtout sur les premières – les hausses d'impôt représentent les deux tiers des quelque 30 milliards d'euros d'efforts annoncés dans le budget 2013.

    L'inquiétude de Bruxelles porte notamment sur le manque de compétitivité de l'économie française, et sur la nécessité de mener certaines réformes structurelles en matière de marché du travail. Les prévisions d'automne ne prennent cependant pas en compte les mesures annoncées mardi dans la foulée du rapport Gallois ni leur éventuel impact budgétaire.

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  61. 08 novembre 2012
    L’ « anti-rapport Gallois » d’Attac et de la fondation Copernic

    "En finir avec la compétitivité". Tel est l'objectif poursuivi par sept militants d'Attac et de la fondation Copernic, économistes pour la plupart, qui, dans une étude de 27 pages, critiquent les principaux points du rapport de Louis Gallois sur la compétitivité et dénoncent le "triple ralliement" du pacte du gouvernement "aux dogmes libéraux : à celui des salaires et des cotisations sociales comme cause de la désindustrialisation et du chômage, à celui de la nécessité de la baisse des dépenses publiques et à celui de la TVA antisociale".
    .../...

    Plutôt que de se focaliser sur le coût du travail, mieux vaut s'intéresser à celui du capital. "En l'espace de douze ans, la part des revenus distribués par les sociétés non financières a pratiquement doublé par rapport à leur excédent brut d'exploitation (EBE), et presque doublé par rapport à leur valeur ajoutée brute (VAB), déjouant donc la coupure avant/après la crise, au point d'absorber plus des 4/5 de leur EBE", écrivent les auteurs. "Crise ou pas crise, la part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de distribuer aux propriétaires du capital affaiblit leur capacité à faire face à tous les aspects de la compétitivité.""Un tel pacte faustien, par lequel la gauche vend sa raison d'être, ne donne hélas rien en échange", assurent ensemble Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Norbert Holcblat, Michel Husson, Pierre Khalfa, Jacques Rigaudiat et Stéphanie Treillet. La tonalité générale de leurs travaux est donnée, et elle n'est guère surprenante, compte tenu de l'appartenance de la majorité de ces auteurs à la mouvance altermondialiste ou anti-libérale



    On ne sera pas surpris qu'Attac et la Fondation Copernic préconisent d'abandonner la logique même de la compétitivité, cette "voie sans issue, économiquement absurde et socialement destructrice", et proposent un autre modèle de développement qui rompt avec le consumérisme.

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  62. Il parle au nom des sénateurs écologistes. "Nous nous posons la question de savoir ce que nous faisons au sein du gouvernement", a lancé vendredi matin sur Radio Classique Jean-Vincent Placé, le président du groupe EELV au Palais du Luxembourg. Selon lui, "de plus en plus, les écologistes s'interrogent". "Depuis le virage post-rapport Gallois et les annonces très en faveur des entreprises sans contreparties et sans conversion écologique (faites mardi par Jean-Marc Ayrault), je suis moi-même de plus en plus perplexe quant à cette participation gouvernementale", a-t-il affirmé.

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  63. Le départ d'EELV semble dans les tuyaux:

    François Hollande juge "possible" un départ des écologistes du gouvernement mais "ne le souhaite pas", confie-t-il dans un entretien à l'hebdomadaire Marianne. Une interview réalisée avant que Jean-Vincent Placé, le chef de file des sénateurs EELV, ne mette le feu aux poudres vendredi 9 octobre au matin, en remettant en cause la participation de son parti au gouvernement Ayrault.

    "C'est possible. je ne le souhaite pas (...) Enfin nous verrons bien...Dans tous les cas, pas de panique!", répond le chef de l'Etat comme on lui demande "si les écolos vont quitter" le gouvernement.

    Deux EELV sont au gouvernement, Cécile Duflot (Logement) et Pascal Canfin (Développement).

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  64. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  65. Similitudes

    Entre années 30 et aujourd'hui, entre l'austérité et la montée du parti nazi et neo-nazi.

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  66. Marie-Noëlle Lienemann:
    Sur le Blog de Marie-Noëlle Lienemann (article collé ici en deux parties):


    Actualités, La gauche
    COMPETITIVITE, N’Y-A-T-IL QU’UNE SEULE VOIE ?

    POURQUOI UNE TELLE PRECIPITATION?


    Le gouvernement vient d’annoncer, dans une certaine précipitation, toute une série de mesures  susceptibles de  « relancer la compétitivité », au lendemain de la présentation du rapport de Louis Gallois. On a vu la pression savamment organisée sur le gouvernement français. Tous les experts prédisent une reprise des spéculations monétaires après les élections présidentielles aux USA et Angela Merkel a lancé l’offensive dénonçant l’absence de «  réformes structurelles » de la France relayée d’ailleurs par Gérard Schröder. Hier le FMI disait son inquiétude sur la croissance française. Et tout ce beau monde de converger sur l’exigence de baisser le coût du travail et de réduire notre modèle social. Je crains que les concessions d’aujourd’hui  paraissent toujours insuffisantes et il eut fallu tenir bon sur la logique d’une autre voie, celle du changement, présentée aux électeurs.

     Y-AURA-T-IL DES NEGOCIATIONS AVEC LES SYNDICATS ?

    On peut s’étonner aussi  de la méthode choisie et de l’absence de négociations préalables avec les partenaires sociaux et en particulier les organisations syndicales. On nous répète qu’il faut attendre l’aboutissement des négociations sociales pour faire une loi – pourtant urgente au regard des fermetures d’entreprises- contre les licenciements boursiers et on déciderait sans  consultation des syndicats d’accorder près de 20 milliards de crédit d’impôts pour les entreprises.
    Ce crédit d’impôt, étant de surcroit, versé en fonction de la masse salariale à toutes les entreprises, mêmes celles qui ne sont absolument pas impactées par la concurrence internationale et dont nous disions, il y a peu qu’elles bénéficiaient  d’allègements de cotisations inutiles pour l’emploi ! Nulles contreparties ne semblent prévues.  Est-ce irrémédiable ?
    Y-AURA-T-IL DEBAT AVEC NOS PARTENAIRES DE GAUCHE ET ECOLOGISTES ?

    A l’évidence, les annonces faites aujourd’hui par le gouvernement méritent un débat approfondi avec l’ensemble des forces de gauche et écologistes, car elles s’éloignent quelque peu des engagements pris devant les français. Si la gravité du bilan de 10 années de droite impose un sursaut, la réussite du changement demande un soutien populaire réel. Et ce doit être, pour nous, une priorité  de relancer une dynamique de rassemblement à gauche. C’est vrai pour les responsables politiques mais aussi pour les français et tous ceux qui ont fait la victoire de François Hollande et de la gauche aux législatives. le débat au Parlement ne saurait être une simple formalité.

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    1. Suite Lienemann (2)

      QUAND UNE REFORME FISCALE D’ENVERGURE et GLOBALE?
      J’ai souvent défendu la révolution fiscale prônée par Thomas Piketti, ou du moins pour l’essentiel. J’ai toujours défendu un changement du mode de calcul des cotisations sociales pour mieux répartir l’effort entre les entreprises et ne pas pénaliser l’emploi, en particulier en prenant pour base la valeur ajoutée dans l’entreprise. On voit bien que le nœud de la relance de la croissance et de notre économie repose sur une réelle redistribution des richesses, une nouvelle répartition entre capital et travail. Des décisions intéressantes, notamment celles s’attaquant à certaines niches fiscales, sont prévues au budget 2013. Le choix de miser sur une hausse de la TVA, les hypothèques qui semblent peser sur une hausse de la CSG et l’absence de calendrier sur la convergence IR /CSG pour restaurer la progressivité de ces impôts laissent perplexes.

      POURQUOI UNE HAUSSE DE LA TVA ?
      Nos électeurs et les français vont avoir bien du mal à accepter une hausse de la TVA que nous avons fustigée depuis des années et il y a encore quelques semaines. Je reste en désaccord sur l’augmentation de la TVA, impôt particulièrement injuste qui, de surcroit, va pénaliser de près de 7 Milliards le pouvoir d’achat des Français. Sans compter que dans certains secteurs comme le logement social une hausse de 3 points de la TVA ( passage de 7 à 10%) serait une catastrophe, c’est pourquoi avec le mouvement HLM nous demandons qu’il soit considéré comme un bien de première nécessité (TVA à 5%). Il convient de toute évidence de bien redéfinir, secteur par secteur le taux de TVA. En tout cas, pour moi, comme beaucoup d’autres, les arguments développés pendant la campagne électorale contre la hausse de la TVA sont toujours valables. La compétitivité des entreprises françaises comme la relance des exportations passent par d’autres dispositions que la baisse généralisée du «Coût» du travail.

      COMMENT VALORISER LES INITIATIVES POSITIVES « HORS COÛT » ?
      En mêlant des propositions reprenant les thèses de la droite et du Medef à une nouvelle stratégie de redressement productif, nous affaiblissons la visibilité du changement. Car, le soutien à l’innovation, le lancement de stratégies industrielles de filières, la création d’une banque publique d’investissement, des mesures en faveur de l’accès des PME aux marchés publics vont dans le bon sens et doivent être défendues avec force. Elles rompent avec des années de désengagement de l’Etat en faveur de la politique industrielle.

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    2. Suite Lienemann (3)

      COMMENT SERONT REALISEES LES 10 MILLIARDS SUPPLEMENTAIRES DE REDUCTION DES DEPENSES PUBLIQUES ?
      Pour compenser la baisse de 20 Milliards des prélèvements sur les entreprises, une nouvelle baisse de 10 Milliards d’Euros des dépenses publiques est envisagée, elle va s’ajouter à la diminution drastique déjà prévue pour tenir les engagements de réduction des déficits. On peut craindre qu’elles provoquent une détérioration de la qualité des services publics rendus comme une chute des investissements et des crédits pour des infrastructures majeures, éléments déterminants de la compétitivité française et d’une politique de croissance et d’emploi.

      QUAND DE NOUVEAUX CHOIX EUROPEENS ?

      Certaines questions décisives quant à l’avenir de notre industrie sont purement et simplement omises comme le niveau de l’EURO, la politique de dumping social et fiscal en Europe. Car à peine, notre pays aura pris des mesures de baisse des prix du travail et de ponctions sur les entreprises que d’autres pays de l’UE prendront des mesures visant à rééquilibrer leur compétitivité et ce seront des reculs sans fin. Ces enjeux sont pourtant un point capital qui rejoint l’engagement pris devant les français de réorienter la construction Européenne. Les menaces de Mme Merkel sur la fragilité française doivent en retour trouver l’exigence absolue de notre pays pour n’accepter plus aucune concession tant que l’Allemagne ne relance pas ses salaires et ne crée pas un SMIC !

      QUAND DE NOUVELLES PRATIQUES BANCAIRES ?

      L’accès au crédit, le soutien à la trésorerie, l’accompagnement du financement à l’exportation sont des questions majeures pour la compétitivité des entreprises. Le plan national présenté ce matin envisage des soutiens et cautionnements publics, en particulier grâce à la BPI. Le risque est grand de transformer cet outil essentiel – toutefois encore insuffisamment doté avec une quarantaine de milliards- en Air-Bag pour les banques qui multiplieraient les couvertures de risques qu’elles n’assumeraient plus, alors même que c’est aussi leur fonction. Le gouvernement annonce pour la fin de l’année une nouvelle loi bancaire. C’est très urgent, elle devait avoir été votée dès cet été selon le calendrier du changement du candidat Hollande. Il faut commencer à travailler sur ce dossier crucial et ne pas laisser quelques hauts fonctionnaires de Bercy ficeler leurs solutions en amont.

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    3. Suite Lienemann (4)

      QUAND DE GRANDS PROJETS MOBILISATEURS, COMME LA REUSSITE DE LA TRANSITION ENERGETIQUE ?
      Le lancement immédiat de grands projets mobilisateurs, soutenant de nouvelles productions et branches industrielles et porteurs de progrès sociaux et écologiques serait de nature à réduire notre déficit commercial, à préparer l’avenir et à créer des emplois. C’est le cas du développement des énergies renouvelables et de technologies françaises et plus généralement de tout ce qui procède de la transition énergétique.

      LE PS SERA-T-IL DURABLEMENT MIS A L’ECART DES CHOIX ?
      Aucune instance officielle du PS n’a été réunie et consultée sur des sujets qui manifestement semblaient se préparer depuis plusieurs semaines. Cela donne, hélas, un sens très particulier au refus de soumettre au vote des délégués du congrès de Toulouse une résolution excluant une hausse de la CSG ou de la TVA pour « alléger les coûts du travail ». Cette mise à l’écart du Parti Socialiste, de ses militants et de ses différentes sensibilités en amont de décisions majeures de la majorité gouvernementale est de mauvais augure pour l’avenir. Il faut repartir sur un autre pied.

      Poser ces questions, c’est considérer que tout n’est pas joué, que les partis politiques, les syndicats, les citoyens, le parlement peuvent apporter des réponses différentes à cette impérieuse tâche: restaurer une compétitivité, des capacités productives pour créer des emplois en préservant notre modèle social et engageant un nouveau mode de développement.

      LIENEMANN



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    4. POURQUOI UNE TELLE PRECIPITATION ?

      On a vu la pression savamment organisée sur le gouvernement français. Tous les experts prédisent une reprise des spéculations monétaires après les élections présidentielles aux USA et Angela Merkel a lancé l’offensive dénonçant l’absence de « réformes structurelles » de la France relayée d’ailleurs par Gérard Schröder. Hier le FMI disait son inquiétude sur la croissance française. Et tout ce beau monde de converger sur l’exigence de baisser le coût du travail et de réduire notre modèle social. Je crains que les concessions d’aujourd’hui paraissent toujours insuffisantes et il eut fallu tenir bon sur la logique d’une autre voie, celle du changement, présentée aux électeurs…. Lire la suite

      http://www.mnlienemann.fr/2012/11/competitivite-n%E2%80%99y-a-t-il-qu%E2%80%99une-seule-voie/

      LE LOGEMENT SOCIAL doit devenir un bien de première nécessité, et la TVA revenir à 5%

      http://www.mnlienemann.fr/2012/11/suite-du-rapport-gallois-lunion-sociale-pour-lhabitat-demande-le-retablissement-du-plus-bas-taux-de-tva-pour-le-logement-social-et-le-secteur-hlm/

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    5. MESSAGE DE MARIE-NOELLE LIENEMANN

      Le plan de « compétitivité » : d’autres choix sont possibles.

      http://www.mnlienemann.fr/2012/11/competitivite-n’y-a-t-il-qu’une-seule-voie/

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  67. Comme quoi, il reste quelques socialistes encore au PS, ou encore quelques socialistes au PS.

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  68. Pour le logement social , le baromètre de la Finance solidaire indique que ce moyen a permis de créer 33 000 Logements sociaux :
    A lire href="http://finansol.org/UPLOAD/media/file/15_Barometre_de_la_finance_solidaire_2012.PDF">Baromètre de la Finance solidaire

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  69. http://www.rue89.com/2012/11/12/espagne-en-crise-chroniques-de-vies-retrecies-en-attendant-le-pire-236943

    Espagne en crise : chroniques de vies rétrécies, en attendant le pire
    Blandine Grosjean | Redchef adj



    A Soria, dans le centre du pays, ceux qui n’ont pas tout perdu se réfugient dans la famille. Ils apprennent à se passer d’un tas de choses, et d’abord de leurs ambitions.

    (De Soria, Castille-et-León) Amaya Egaña s’est suicidée à Barakaldo (Pays basque) alors que les huissiers allaient l’expulser. L’ancienne élue socialiste est la deuxième victime d’un cauchemar qui attaque l’âme d’un pays viscéralement attaché à ses « pisos » (appartements) : plus de 83% des Espagnols sont propriètaires de leur logement.

    L’appartement, en Espagne, est le socle de la famille. « Tu ne te maries que lorsque que tu as trouvé la personne capable d’acheter avec toi l’appartement de ta vie », explique Bélen, 35 ans, la propriétaire d’un quatre-pièces dans une des « urbanizaciones » (nouveaux quartiers) qui ont fleuri aux marges de Soria, en Castille-et-León.

    Il est midi, il fait soleil sur l’unique place qui a eu le courage de sortir des terrasses, et nous sommes seules à prendre un café. Sa mère et sa belle-mère qui l’abreuvaient de mots sont reparties.

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  70. Vu en Espagne

    http://blogs.mediapart.fr/blog/ludovic-lamant/131112/cinq-histoires-dune-espagne-asphyxiee

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  71. La huelga paraliza la gran industria y dificulta el transporte



    http://elpais.com/politica/2012/11/13/actualidad/1352838703_548795.html

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  72. Ce qui m'a le plus révoltée
    La police en train de tabasser des gamins de 13 ans !!!

    Bon j'essaie encore une fois de mettre le lien mais j'ai vraiment un problème avec les balises
    Video ici

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  73. Dans Marianne, un article de Laurent Mauduit sur la duperie sociale libérale de Hollande:

    duperie

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  74. La grande duperie pour le grand hold up

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  75. Un article du Parisien montre que l'accès à la propriété, déjà compromis, devient de plus en plus difficile pour les revenus inférieurs à 4000€ nets par mois...

    PROPRIETE

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  76. L'Espagne dans la rue: aujourd'hui le personnel de santé...

    Des dizaines de milliers de médecins et infirmières ont manifesté contre le projet de privatisation de six hôpitaux de la région madrilène. “Notre système est à vendre”, pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants. Un message qui dénonce la mise en danger de la vie des patients. Le manque de moyens, la baisse des remboursements et donc la hausse des frais de santé constituent un cocktail explosif que les protestaires n’hésitent pas à qualifier “d’indignes”.

    “Bien sûr que les choses vont changer pour les patients même si les hommes politiques nous disent le contraire. Après la privatisation, il faudra payer pour se faire soigner. C’est ce qui va arriver aux patients.”, explique Maria José, une infirmière.

    Payer davantage pour se soigner, les espagnols le font déjà. Depuis la mise en place des plans de rigueur, les retraités comme les actifs doivent mettre la main au portefeuille sous peine de se voir refuser l’accès aux soins.
    Le gouvernement, lui, entend économiser sept milliards d’euros dans le secteur de la santé, ce qui pourrait aussi se traduire par une vague de licenciements. Pour le personnel médical, une telle politique d‘économie pourrait entraîner la disparition pure et simple du système de santé espagnol.

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  77. Lu dans L'Humanité:

    Renault a commencé son opération en Espagne et la poursuit désormais en France. C’est 
un chantage, il n’est pas d’autre mot. Alors que l’Espagne comptera bientôt 6 millions de chômeurs, le groupe avait la partie belle pour, en échange de quelques centaines d’embauches, obtenir une baisse générale des salaires de 27,5 % et une généralisation de la flexibilité. Il ne s’agit pas de mesures propres à la situation espagnole. Il prend appui sur cette bataille gagnée pour mener sa bataille de France et a dévoilé ses batteries voici quelques jours. Le maintien 
des sites de production contre des renoncements en matière de salaires, de contrats de travail, etc. C’est de ce point de vue, à juste titre, que le président du groupe communiste à l’Assemblée nationale pose cette question : quelle est la position du gouvernement alors que l’État est actionnaire de Renault à 15 % ? On peut aussi se souvenir que Louis Schweitzer, qui a été lui-même le patron 
de Renault, déclarait, voici quelques jours, que le coût 
du travail n’était pas le seul critère de la compétitivité.

    Mais, au fond, ce n’est pas vraiment 
la compétitivité qui est en jeu. C’est le profit.
Il n’y a pas un cas Renault, spécifique à la situation 
de l’automobile en France. Nous sommes sous 
le coup d’une offensive du capitalisme absolument sans précédent, en France, 
où elle est revendiquée par le Medef, et à l’échelle 
de l’Europe. Elle vise 
à faire baisser, on vient de le voir, le coût du travail d’une manière drastique. À exploser la notion même de contrat de travail 
et les limitations horaires, à généraliser la liberté de licencier. Ils appellent cela faire sauter les verrous. En Espagne, où de telles mesures ont été adoptées, cela s’est traduit, dans la dernière période, par 300 000 suppressions d’emplois.

    En réalité, les dettes publiques, qui justifient les politiques d’austérité, la récession économique et donc, de nouveau, le gonflement des dettes, 
ne sont pas la cause de la situation que connaît l’Europe. 
Ce n’est pas pour y faire face qu’il faudrait prendre de telles mesures concernant le travail. Non, c’est l’inverse. Les dettes publiques et les politiques d’austérité sont mises à profit (c’est bien le mot) pour imposer aux peuples de l’Europe une régression sociale sans égale. 
Et, il faut l’ajouter, une formidable régression démocratique. La dégradation de la note de la France par l’agence Moody’s est un programme économique et politique que les marchés financiers entendent nous imposer. Mais c’est aussi ce qui se passe au niveau européen où sont aux commandes, à de multiples niveaux, les mandataires de ces mêmes marchés.

    Le prochain sommet budgétaire des 22 et 23 novembre buterait, dit-on, sur l’intransigeance de Londres, qui voudrait une politique de restrictions. Mais c’est aussi la position de madame Merkel, c’est aussi sur certains aspects celle du président du Conseil européen, le navrant M. Rompuy. Où est la politique de relance de la croissance que François Hollande se faisait fort d’avoir obtenue en échange de son ralliement au traité d’austérité ? La semaine passée, l’ampleur des manifestations en Europe avait amené plusieurs commentateurs, même libéraux, à s’inquiéter 
de ces politiques d’austérité. C’est sans doute la preuve qu’il n’y a d’autre chemin, face à cette offensive, 
que la résistance et la mobilisation des peuples.
    Au fond, ce n’est pas vraiment 
la compétitivité 
qui est en jeu. 
C’est le profit.

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  78. Deux infos .. tout aussi importantes l'une que l'autre dont je ne vais pas tarder à me servir ^^^
    La première m'a fait rire elle ne concerne pas l'Europe , mais je savais pas ou la mettre dans ton blog

    Occupy USA rachète les dettes !!!!
    Il faut impérativement lire l'article de Regards sur le sujet .
    Occupy

    La seconde concerne totalement l'Europe et elle ne me fait pas du tout rire :

    Les allemands ont trouvé le bon système pour résoudre leur problème de retraites quand on voit les effets de la déflation salariale sur l'espérance de vie des plus défavorisés .
    Et le débat sur la compétitivité me laisse penser qu'ils veulent aboutir au même résultat ici !!!! La période c'est dix ans !!! .

    Dans les anciens länder d'Allemagne de l'Est, la chute de l'espérance de vie des petits revenus -- ceux qui touchent moins des trois quarts du revenu moyen -- est encore plus marquée: elle passe de 77,9 ans à 74,1 ans, sur la même période.
    baisse espérance de vie en Allemagne


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  79. A l’appel des mouvements Euromemorandum créé par l’économiste allemand Jörg Huffschmid, des Economistes atterrés (France), de Sbilanciamoci ! (Italie) et de Another Road for Europe, un Réseau européen d’économistes progressistes s’est constitué lors du forum Florence 10+10, du 8 au 11 novembre 2012. Cette initiative réunit aussi plusieurs réseaux d’économistes tels qu’Econosphères (Belgique), Econonuestra (Espagne), The Transnational Institute, Critical Political Economy Network (réseaux internationaux d’experts militants), Transform! (think tank européen).

    Ce Réseau européen d’économistes progressistes rassemble divers groupes d’économistes, de chercheurs, d’instituts et d’organisations issues de la société civile, qui ont une vision critique des politiques économiques et sociales ayant conduit l’Europe à la crise actuelle. Ils veulent promouvoir un large débat européen sur des politiques alternatives basées sur les six points développés.

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  80. L'économiste Philippe Simonnot prévoit la récession en France en 2013:

    RECESSION

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    1. Quant à Marc Touati dans Boursorama, il est encore plus sévère:

      TOUATI

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  81. L'enfumage néolibéral à la puissance maxi!

    "Une large majorité de Français (65 %), d'Allemands (61 %) et d'Anglais (57 %) considère que les différents titres des médias dans ces trois pays correspondent à la réalité des difficultés économiques de la France", indiquent les auteurs de cette enquête de l'Institut Think réalisée pour la société Fiducial. 55 % des Anglais, 51 % des Français et 46 % des Allemands estiment que la France est un problème pour la bonne santé de l'Europe, selon ce sondage réalisé auprès de 1 000 Français, autant d'Allemands et de Britanniques âgés de 18 ans et plus, interrogés en ligne du 3 au 5 décembre.

    "BOMBE À RETARDEMENT AU CŒUR DE L'EUROPE"

    Seuls 34 % de Français se déclarent choqués par ces "unes" de journaux. Au sujet de la couverture de l'hebdomadaire britannique The Economist qui qualifiait mi-novembre la France de "bombe à retardement au cœur de l'Europe", ils sont uniquement 26 % à la considérer comme caricaturale contre 37 % conforme à la réalité (28 % pour les Anglais et 42 % pour les Allemands). Après avoir dénoncé un supposé "déni" français avant la présidentielle, The Economist, influent et libéral hebdomadaire britannique du monde des affaires, publiait ce titre en couverture de son numéro du 17 novembre. L'image qui illustrait ce dossier spécial de 14 pages était celle de sept baguettes de pain entourées d'un ruban bleu-blanc-rouge, tels des bâtons de dynamite, reliées à une mèche allumée.
    Quant à la presse allemande, les sondeurs font allusion au quotidien populaire Bild Zeitung qui demandait le 31 octobre : "La France sera-t-elle la nouvelle Grèce ?" Pour la presse française, l'exemple donné est celui du quotidien Libération, qui le 12 novembre a publié au sujet de l'économie française une photographie de la chancelière allemande Angela Merkel avec le titre "Achtung" ("attention" en allemand). Par ailleurs, pour les Européens interrogés, la crise va perdurer dans leur pays. Plus d'un Français, Anglais ou Allemand sur trois estime que la reprise économique se fera après 2015. "Là encore, les Français sont les plus pessimistes puisqu'ils sont 42 % à le penser", notent les auteurs du sondage.

    La perte du "triple A" de la France est "l'un des signaux révélateurs de cette crainte". Les habitants des trois pays s'accordent à dire que cette dégradation est "un signal d'alarme sur la fragilité de la France (69 % pour les Français, 65 % pour les Anglais et 64 % pour les Allemands)". "Autre facteur d'incertitude, le pacte de compétitivité annoncé suite au rapport Gallois est accueilli avec vigilance. Ses mesures sont évaluées comme allant dans le bons sens mais jugées insuffisantes pour 41 % des Français et des Anglais et 46 % des Allemands", selon l'enquête.

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  82. Les Espagnols retournent dans la rue pour protester contre la réforme de l‘éducation. Le gouvernement entend supprimer la carte scolaire, plusieurs bourses, augmenter les inscriptions pour resserrer le budget. Parents d‘élèves et enseignants dénoncent le manque de moyens, la surpopulation des classes et le risque de voir la situation s’aggraver dans les années à venir.

    Une étudiante menace : “si ça continue, avec tant de pression, ça va finir par exploser et le gouvernement n’aura d’autre choix que de retirer tous ses projets de réformes”.

    Professeur d’Histoire, Rafael Sanchez ajoute : “Ils veulent imposer un modèle idéologique, la crise, les restrictions budgétaires leur servent de prétexte. Ils gardent le style autoritaire du passé en pensant donner une meilleure éducation.”

    Certains évoquent une dérive franquiste. Les gouvernements autonomes ne pourront plus dispenser les cours dans une autre langue officielle espagnole que le castillan, exit le catalan, le galicien et le basque, relégués au plan d’option linguistique.

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  83. Having a Job No Longer Guarantees Pay in Spain

    By SUZANNE DALEY
    With Spain’s ongoing economic crisis leaving local governments in debt and businesses struggling, workers sometimes have to resort to legal measures to be paid.

    http://www.nytimes.com/2012/12/17/world/europe/in-spain-having-a-job-no-longer-guarantees-a-paycheck.html?hp

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    1. Des dizaines de milliers d’Espagnols ont défilé hier dimanche dans les rues de la capitale pour protester contre les coupes budgétaires prévues dans le secteur de la santé. Le gouvernement de Madrid a notamment décidé de privatiser plusieurs hôpitaux de la région, ce qui suscite la colère des usagers mais aussi des médecins et des infirmiers. Ces dernières semaines, plusieurs manifestations similaires avaient déjà été organisées à Madrid.

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  84. La rigueur en marche, portée en toute tranquillité par une gauche qui assume sa fonction de garde-chiourme :

    A la place de Marylise Lebranchu, ministre de la réforme de l'Etat, on serait affolé. Elle, non. Elle s'y refuse, affichant au contraire une incroyable zénitude. Elle veut croire que la réduction du périmètre public est réalisable sans casse, que tous – Etat, collectivités locales, caisses de Sécurité sociale – vont communier dans un même idéal : la modernisation de l’action publique.

    Plus ce sera dur, moins ce sera dit : la MAP bannit les objectifs chiffrés et les mots qui font mal. Elle ne parle pas de coupes ni de réductions ni de suppressions, mais d’amélioration, de performance, de qualité des services, de réussite.

    On se pince pour y croire. C’est comme si la rationalisation des dépenses publiques était devenue la nouvelle utopie de la gauche. "Un vrai pari", confie sans rire un proche de François Hollande.

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  85. Dans un climat social plombé par un taux de chômage supérieur à 25 %, une pauvreté galopante et des manifestations quotidiennes, le budget 2013 vise à redresser les comptes publics de l'Espagne, quatrième économie de la zone euro, plongée dans la crise depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008. Une politique de la rigueur à outrance de plus en plus contestée par les économistes, perçue comme un frein à la reprise et dénoncée pour ses retombées sociales à long terme.

    D'ores et déjà, toutes les organisations humanitaires s'alarment : 12,7 millions de personnes sont en danger de pauvreté dans ce pays de 47 millions d'habitants, selon une récente étude européenne. Un chiffre qui pourrait grimper à 18 millions, presque 40 % de la population, dans dix ans, affirme un rapport de plusieurs ONG, dont Oxfam, "si les politiques d'austérité et les coupes sociales ne sont pas corrigées".

    Parmi les économies prévues, les prestations chômage baisseront de 6,3 %, tandis que l'État attend des rentrées fiscales supplémentaires, tirées notamment de la hausse de la TVA, d'un montant de 15 milliards d'euros. Les budgets des ministères seront réduits en moyenne de 8,9 %, celui de l'Industrie chutant de 21,3 %, celui de l'Agriculture de 25,4 %, celui de l'Éducation, de la Culture et des Sports de 17,2 %.

    La puissante organisation catholique Caritas s'est inquiétée jeudi de la réduction de l'aide au développement de "45 % par rapport au budget 2012". "Une réduction dramatique qui met en danger le système de coopération internationale actuel", affirme Caritas. Les régions, remises au pas après des années de dérive financière, sont mises à contribution, avec de lourdes répercussions sur les budgets de la santé et de l'éducation, qu'il leur revient de gérer en vertu de leur statut d'autonomie. Les retraités eux aussi sont frappés : revenant sur une sacro-sainte promesse électorale, le gouvernement a brisé le tabou, décidant que les pensions seraient moins revalorisées que prévu.

    Ce budget entre dans le cadre d'un plan dicté à l'Espagne par l'Union européenne prévoyant 150 milliards d'euros d'économies jusqu'en 2014 afin de réduire un déficit public qui a dérapé jusqu'à 9,4 % du PIB en 2011. En 2012, l'objectif est de 6,3 %, un chiffre qu'il devrait être "compliqué" d'atteindre, a admis le gouvernement, puis de 4,5 % en 2013 et de 2,8 % en 2014. "Nous travaillons avec pour horizon le retour à la croissance et à la création d'emplois pour 2014", a assuré Mariano Rajoy. Sans convaincre une opinion publique de plus en plus lasse et les milliers de manifestants qui font entendre leur voix chaque jour.

    Aux portes du Congrès, protégé par des cordons de policiers antiémeutes, les participants à la "marche funèbre" ont été rejoints par d'autres manifestants qui venaient de passer la journée devant le tribunal de l'Audience nationale, criant "honte !", "où est notre argent ?". À l'intérieur, l'ancien directeur général du FMI et ex-président de Bankia, Rodrigo Rato, était entendu par un juge dans le cadre de l'instruction visant cette banque, symbole en Espagne de l'époque de la bulle immobilière. Pendant ce temps, médecins et infirmières continuent d'inonder les rues de la capitale espagnole de leurs "marées blanches", pour défendre la santé publique mise en danger, selon eux, par le budget 2013 de la région, voté lui aussi jeudi par les députés.

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  86. Un traumatologue allemand d'est rendu en Grèce. Tristes constats:

    TRAUMA

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  87. Portugal
    Les cheminots, qui font grève aux jours fériés depuis juin pour protester contre une réduction de leur rémunération de ces jours fériés et des heures supplémentaires, ont été rejoints en ce jour de Noël par les employés des bus de Lisbonne et de Porto (nord) ainsi que par ceux du tramway de la banlieue sud de la capitale.
    D'après les médias locaux, ces services de transports en commun étaient quasiment paralysés en fin de matinée.

    Dans le cadre du programme de rigueur et de réformes exigé en échange d'une aide financière de la zone euro et du FMI, le Portugal a cassé son code du travail : les horaires de travail sont selon la volonté du patron et les licenciements grandement facilités avec notamment l’ajout de nouveaux critères. En outre, plusieurs jours fériés et jours de congé ont été supprimés.
    Au cours de cette année, grèves et manifestations se sont multipliées à l'encontre de la politique d'austérité menée par le gouvernement de centre-droit, qui a provoqué une forte récession économique et un taux de chômage record.

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    1. Dans Le Grand Soir, Jean Ortiz parle du volcan espagnol.
      Espagne

      La "Plateforme des victimes des "hypothèques" et des expulsions" harcèle jour après jour le gouvernement. Elle a contraint le Parti Populaire et les socialistes à décider d’examiner aux Cortés une "Initiative législative populaire", soutenue par 1,4 millions de signataires. Plusieurs dizaines de simples citoyens et même des couples, ont préféré se suicider que d’être jetés à la rue par les banques, désormais propriétaires de leurs appartements et maisons, dont ils ne peuvent plus rembourser les traites. L’opinion publique en a été traumatisée. La colère monte.

      La "Plateforme" et le "Mouvement (citoyen) 15M" occupent des appartements "hypothéqués", s’opposent physiquement aux expulsions, sous les coups des forces de "l’ordre". Ils qualifient l’arnaque immobilière gigantesque de "génocide financier".
      En six ans, 420 000 familles ont été ainsi spoliées ; ces organisations entendent bloquer les 220 000 nouvelles expulsions, "absolument intolérables". La coalition de gauche Izquierda Unida, regaillardie, est donnée à 16%. Elle prône une "République sociale, fédérale", "socialiste".

      Et pendant ce temps...Le vice-président du Medef espagnol, la CEOE, le sieur Arturo Fernandez, est accusé de payer ses employés "au noir"....Le gendre , de moins en moins présumé "ripoux", du roi, monsieur Urdangarain, aurait demandé 15 000 euros mensuels pour promouvoir la candidature de Madrid aux Jeux olympiques 2016...Il est aussi impliqué dans d’autres scandales (sa Majesté n’en savait rien) ,et a tant de casseroles au postérieur qu’il finira par devenir quincaillier.

      Madame Cristina Cifuentes, déléguée du gouvernement de droite pas très droite, de la Communauté de Madrid, s’est moquée de manifestants contre la corruption. Madame n’a pourtant pas les mains très propres...(...)

      Les recettes austéritaires FMI, BCE, Banque Mondiale, Union Européenne... appliquées avec zèle en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Italie, en France... produisent misère, exclusion, précarité, appauvrissement, chômage de masse, désespérance, déchirement du tissu social, colère populaire, et même FAIM. 20% des enfants espagnols vivent aujourd’hui dans la pauvreté. On avance vers l’avenir à reculons !

      Les vagues de refus se succèdent. Faisons-les grandir et converger vers des alternatives de rupture avec le "libéralisme" délétère, destructeur des hommes et de leur environnement. En Amérique latine, les "révolutions" sont parties "d’en bas", dans des contextes similaires... Un exemple (nullement un modèle). Réunis à Cadix en novembre 2012 pour un "Sommet ibéro-américain", la plupart des pays latino-américains critiquèrent vivement les "recettes néo-libérales" qui enfoncent l’Europe dans la crise. De quoi se mêlent-ils ?

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  88. Des dizaines de milliers de manifestants étaient attendus samedi dans les rues d’une vingtaine de villes du Portugal pour protester contre les mesures d’austérité mises en oeuvre par le gouvernement de centre-droit, sous la tutelle de ses créanciers internationaux.

    «Nous sommes convaincus que nous aurons dans les rues des dizaines de milliers de personnes qui se sentent lésées par la politique du gouvernement», a déclaré Armenio Carlos, secrétaire général de la CGTP, le principal syndicat portugais qui a appelé à cette journée de protestation.

    Sous le slogan «contre l’exploitation et l’appauvrissement», des défilés et des rassemblements auront lieu dans les principales villes portugaises, en particulier à Lisbonne où la manifestation devait commencer vers 15H00 gmt.

    Ce mouvement est destiné notamment à protester contre les hausses d’impôts sans précédent décrétées cette année par le gouvernement pour parvenir à des économies de plus de 5 milliards d’euros. «Nous devons montrer au gouvernement que nous sommes très mécontents de cette politique», a souligné Armenio Carlos.

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  89. Extrait de L'Humanité:


    Ce sera l’autre 23 février. En 1981, ce jour-là, le lieutenant colonel Tejero, pistolet à la main, faisait irruption dans les Cortes, en ordonnant aux députés de se coucher. Les Espagnols étaient alors descendus dans les rues contre ce coup d’état avorté et pour défendre la balbutiante démocratie. Trente ans plus tard, et alors que le pays connaît une crise multidimensionnelle, près de 200 organisations appellent à manifester, samedi, dans quelque 50 villes contre un autre coup d’Etat, celui du système financier. Tous les mouvements, qui bataillent depuis quatorze mois contre les coupes budgétaires, les « recortes », du gouvernement de droite de Mariano Rajoy , seront de la « marée citoyenne ». Il s’agit de « défendre nos droits, de rejeter les ‘recortes’ et les brutales politiques d’ajustements grâce auxquelles des fonds sont dégagés pour satisfaire la cupidité des marchés financiers et des politiciens corrompus », font valoir les organisateurs.



    A Madrid, cinq cortèges conflueront aux portes des Cortes : la marée verte pour la défense de l’éducation universelle et gratuite, la marée blanche contre la privatisation du système de santé, la marée violette pour le respect des droits des femmes, la marée bleue contre la privatisation de la gestion de l’eau de la capitale, la marée noire composée des fonctionnaires, boucs-émissaires des politiques d’austérité. Les cortèges verront également défiler les mineurs qui ont observé deux mois de grèves contre la fermeture des mines, les pompiers « brûlés », disent-ils, par les attaques contre les droits sociaux, les citoyens des plate-forme contre les expulsions et les emprunts hypothécaires poubelles, les journalistes de Télémadrid, victimes d’un plan de licenciements ainsi que les Yaioflautas, les retraités militants qui refusent de voir démanteler l’état de bien être pour lequel ils se sont battus durant les heures noires de la dictature franquiste ainsi que les collectifs qui ont essaimé depuis le 15 mai 2011, lorsque les « Indignés » se sont emparés des places publiques aux cris de « ce n’est pas une crise, c’est une arnaque ».

    Les marées citoyennes ont également reçu le soutien de formations politiques comme Izquierda Unida (gauche Unie) et la Gauche anti-capitaliste ainsi que des principales confédérations syndicales, les Commissions Ouvrières, UGT, CGT. Manifestation inédite donc, car pour la première fois, toutes les composantes de la société espagnole défileront ensemble.

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  90. Françoise Fressoz dans Le Monde

    Donc la France gagne un an. Enfin non, pas vraiment. Elle a obtenu de Bruxelles de pouvoir ramener son déficit public à 3 % du PIB non pas en 2013, mais douze mois plus tard.

    Mais comme elle frôle la récession, ce sursis ne lui est en réalité pas d’un grand secours : elle va bel et bien devoir amplifier les réductions de dépenses et les hausses d’impôts pour tenir son nouvel engagement.

    C’est toute l’ambiguïté de la situation actuelle et du discours qui va avec : la France pratique la rigueur, mais sans le dire. Depuis qu’il est élu, François Hollande se rêve en Monsieur croissance de l’Europe. Il se bat contre “l’austérité sans fin”, se place du côté des pays souffrants, résiste autant qu’il le peut sur la scène européenne au rabot d’Angela Merkel et de David Cameron. Mais les faits sont têtus.

    Plus les mois passent, plus son gouvernement doit serrer les vis, tailler dans les dépenses, réduire le train de vie des collectivités locales, s’attaquer à l’Etat providence. Retraites, assurance chômage, politique familiale, tout y passe, avec derrière, la main invisible de Bruxelles, qui veut bien consentir un délai, mais à condition que des “réformes structurelles” soient menées.

    C’est la maladie française : la rigueur tait son nom, elle ressemble à une maladie honteuse. Elle n’est pas davantage assumée par l’actuel président de la République que par son prédécesseur, qui avait ouvert son mandat en s’exonérant spectaculairement des disciplines européennes. Le résultat, c’est qu’à chaque fois, les réformes semblent elles aussi honteuses, comme imposées de l’extérieur.

    Jean-Marc Ayrault rouvre le dossier du financement des retraites comme l’avait fait Nicolas Sarkozy en 2010, parce qu’eu égard au poids de la dette, il faut donner des gages à Bruxelles. C’est comme s’il fallait jeter régulièrement un os au molosse européen pour le calmer.

    Etrange conception de la souveraineté nationale, qui reflète l’incapacité française à voir les réalités en face, à penser le long terme et à construire le rassemblement autour du redressement. C’était pourtant l’objectif du “rêve français” évoqué pendant la campagne par le candidat Hollande : donner une visée au quinquennat pour transcender les vicissitudes conjoncturelles.

    Le “rêve français” avait les mêmes vertus que “la politique de civilisation” mise en avant par Nicolas Sarkozy en janvier 2008, lorsque les premières difficultés étaient apparues : trouver un objectif qui fasse ciment national. Mais rien n’est venu donner corps au slogan, rien n’a permis de dégager l’horizon.

    Il ne reste qu’un chemin escarpé qui ne dit pas son nom. La rigueur ? Non, jamais !

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  91. La charge de Mélenchon contre la politique austéritaire Ayrault/Hollande:

    MELENCHON

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  92. Et pour compléter ce que vient de dire JLM ... C'est vrai que le silence total de Ayrault est incompréhensible .
    Là le billet est toujours en Une de Wikistrike
    Merci Monsieur Taylor

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    1. Très bon billet, Shadok.

      Tu écris la mentalité américaine et la mentalité Européenne sont totalement incompatibles.
      Le sont-elles vraiment? Je crains hélas que ce soit de moins en moins le cas.

      Il n'y a plus, dans notre univers mondialisé qui fonctionne sous les dictats hyper-libéraux et les lois des marchés, de "mentalité européenne" ou "américaine".

      La notion de nation, comme espace-temps délimité et donc contrôlable, a été détruite (par la gauche et la droite), nous sommes immergés dans le grand marché mondialisé, dans l'incapacité totale de nous fédérer là où nous vivons. De plus en plus dépossédés de toutes les instances de décision.

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  93. Je crois que OUI ... les fondements philosophiques qui ont permis l'émergence de nos démocraties sont en train de disparaitre .. A nous de les faire renaître et de rappeler que c'est bien grâce à ces grands principes humanistes que se sont construites les démocraties Occidentales , dont les USA d'ailleurs .

    Je vais te prendre une illustration très simple : le cas irlandais que je décris dans mon dernier billet sur le risque systémique montre que le principe même de séparation des pouvoirs n'existe plus en Europe .
    Les pouvoirs exécutifs et législatifs sont transférés à Bruxelles ou à Francfort , et le judiciaire est en voie de disparition totale , ou plus exactement brille par son absence ..

    La décision et l'accord signé entre l'Irlande et la BCE le 7 Février dernier est une transgression majeure des Traités qu'ils nous ont eux même imposés , ce qui est quand même un cas de figure assez insensé . En résumé , ils font n'importe quoi et tout le monde applaudit .. Les lois, les traités n'existent plus . C'est juste pour faire joli et donner l'impression au "bon peuple" qu'il a encore voix au chapitre alors qu'en fait , les technocrates de l'UE se fichent éperdument de ce qu'il peut avoir à dire . Ce qui s'est passé après le référendum de 2005 aurait du nous alerter plus ...

    Ca s'appelle juste une dictature ...
    Car les trois pouvoirs dans la même main sont la première caractéristique d'un fonctionnement totalitaire et non démocratique .

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  94. GRRRR

    Le ministre socialiste des Finances français s'est joint à son homologue conservateur allemand pour saluer ce lundi matin l'élection du non moins conservateur Nicos Anastasiades à la présidence chypriote.

    Pierre Moscovici et Wolfgang Schäuble sont d'autant plus satisfaits que le nouvel élu chypriote a promis de trouver rapidement un accord de sauvetage financier de l'île. Comme pour l'Irlande, la Grèce ou le Portugal, la troïka (Union européenne, FMI et BCE) a donc sous la main une nouvelle proie pour imposer sa saignée austéritaire.


    Les ministres français et allemand des Finances espèrent que les discussions avec le nouveau gouvernement chypriote et la troïka déboucheront sur un accord fin mars. Pour ces grandes institutions internationales, il s'agit d'éviter qu'un nouvel Etat de la zone euro ne bascule, après la Grèce, dans la crise financière, ce qui risquerait de rallumer la crise de la dette.

    Pour les habitants de l'île, le prêt de 17,5 milliards d'euros qui devrait couvrir les besoins financiers de Chypre, va engendrer des coupes dans tous les budgets publlics. Car ce prêt ferait monter son ratio d'endettement à 140% du produit intérieur brut (PIB). Une hérésie pour les dogmes du FMI. Les créanciers de Chypre suggèrent donc de privatiser trois sociétés nationales afin de rembourser une partie de la dette. Moscovici et Schäuble parlent eux d'"un ajustement financier, budgétaire et structurel significatif", couplé à une surveillance étroite des dispositions anti-blanchiment et en faveur de la transparence fiscale.

    GRRRR

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  95. Les résultats des élections italiennes font trembler les marchés. Pauvres choux.

    Le CAC 40 a perdu 2,1%, Francfort 1,7%, Londres 1,2%, le secteur bancaire étant particulièrement touché. Dans la nuit, même les bourses asiatiques n’ont pas dérogé à la tendance négative. Quant à l’euro, il se maintenait par rapport au dollar, mais après avoir sensiblement baissé les jours précédents.

    Après quinze mois d’un gouvernement Monti tout en rigueur, l'échec du «Professore» et la composition encore incertaine de la future coalition inquiètent les marchés. «De nouvelles élections pourraient être organisées», juge Chris Weston, analyste chez IG cité par l’AFP. «Ce scrutin est surtout un revers cinglant pour les politiques d’austérité menées dans certains pays européens» et pourrait les remettre en cause, ajoute-t-il.

    Le cauchemar des marchés financiers : une nouvelle coalition impuissante, ou moins résolue que la précédente à sabrer dans les dépenses publiques et à «flexibiliser» le marché du travail; d’autres pays en difficulté, comme l’Espagne, se joignant à cette remise en cause de l’austérité; une Europe prenant acte de l’hostilité croissante des citoyens à son égard et adoucissant ses exigences.

    Un scénario qui hérisse aussi l’Allemagne : «Il est essentiel et dans l’intérêt de toute l’Europe que l’Italie se dote vite d’un gouvernement stable et opérationnel, a déclaré mardi son ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle. Les responsables politiques à Rome savent que l’Italie a toujours besoin d’une politique de réformes, une politique de consolidation.»

    Même son de cloche à Paris : le ministre français de l'Economie Pierre Moscovioci a reconnu que l'incertitude autour des résultats des législatives italiennes «créait des difficultés». «Mais ils ne remettent pas en cause les avancées de la zone euro» qui lui ont permis ces derniers mois de sortir de sa «crise existentielle», a insisté Pierre Moscovici. Selon lui, «la leçon à tirer de ce scrutin est que, s’il est nécessaire de mener des politiques de réformes et de consolidation, il faut aussi offrir aux peuples des perspectives de croissance et d’emploi». «La discipline et l’effort sont nécessaires, il ne doivent pas être relâchés», a-t-il toutefois insisté.

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  96. Pendant ce temps, au Portugal...

    Au moment où les créanciers du pays procèdent à un nouvel examen de sa situation économique, le chef du Parti socialiste portugais, principale formation d'opposition, s'est prononcé mardi 26 février pour une renégociation du plan de sauvetage accordé au Portugal en mai 2011.

    "Il faut renégocier les conditions de notre redressement", a déclaré Antonio José Seguro. "Cela signifie renégocier nos objectifs, cela signifie plus de temps pour payer notre dette et un délai pour le paiement des intérêts", a-t-il ajouté. "Le pays ne supporte plus l'austérité. Nous sommes arrivés à la limite".

    Le Parti socialiste, au pouvoir lorsque la demande d'aide internationale a été présentée, milite depuis longtemps en faveur de délais supplémentaires pour que le Portugal puisse redresser ses finances. Il reproche au premier ministre de centre droit, Pedro Passos Coelho, une politique essentiellement axée sur la rigueur budgétaire aux dépens de la croissance et de l'emploi. Selon M. Seguro, "il faut une stratégie pour sortir de la crise, basée sur la croissance économique alliée à la discipline budgétaire".

    Les déclarations du chef du PS interviennent alors que la "troïka" (UE-FMI-BCE), représentant les créanciers du Portugal, a entamé sa septième évaluation du programme de réformes et de rigueur mis en œuvre en contrepartie du plan d'aide de 78 milliards d'euros, accordé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

    A l'occasion de ce nouvel examen, le gouvernement pourrait demander à ses bailleurs de fonds un allégement de ses objectifs budgétaires après avoir admis que les mesures d'austérité avaient contribué à aggraver la récession et le chômage. L'activité économique a ainsi reculé de 3,2 % en 2012 tandis que le chômage touche près de 17 % de la population active, et 40 % des jeunes de moins de 25 ans.

    Le ministre des finances, Vitor Gaspar, a récemment reconnu que l'économie devrait se contracter d'environ 2 % cette année, soit le double de ses précédentes prévisions, et a souhaité que la Commission européenne prolonge d'un an le délai accordé au Portugal pour "corriger son déficit budgétaire excessif".

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  97. Lu dans l'Humanité:

    Le gouvernement français a du mal à se mettre au diapason concernant les résultats des élections italiennes. Quand Pierre Moscovici explique qu'ils ne remettent pas en cause les politiques d'austérité menées en Italie, son collègue Arnaud Montebourg pense que les Italiens ont rejeté, par leur vote, "la politique imposée par les marchés".

    Les Italiens ont rejeté, par leur vote, "la politique imposée par les marchés" après plusieurs plans de rigueur draconiens qui ont plongé leur pays dans la récession, a estimé ce mardi le ministre du Redressement productif. Interrogé par l'Association des journalistes économiques et financiers (Ajef), Arnaud Montebourg a d'autre part souligné que "les conséquences d'un vote souverain ne devraient même pas être discutées". "Les Italiens ont dit qu'ils n'étaient pas d'accord avec la politique imposée par les marchés. Les peuples ne sont pas prêts à passer sous la table", a-t-il insisté.

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  98. En Bulgarie...

    Non à la pauvreté, non à la vie chère, non à la corruption : des dizaines de milliers de Bulgares se sont mobilisés dimanche à Sofia et dans les grandes villes du pays pour une nouvelle constitution. Ils réclament un contrôle de la société civile sur les institutions, dont ils dénoncent la dérive mafieuse.

    “Le gouvernement devrait s’occuper vraiment de la Bulgarie et non laisser les citoyens ordinaires se débrouiller !” s’exclame une manifestante.

    “Nous sommes actuellement le pays le plus pauvre d’Europe, rappelle un étudiant. Pourquoi ? Parce que toutes ces années on nous a dépouillés, et les recettes n’ont pas été redistribuées aux Bulgares. Le peu d’argent qu’ils avaient leur a été repris!”

    Le gouvernement a démissionné mercredi sous la pression de la rue. Le président Plevneliev, qui a promis des élections anticipées au printemps, s’est adressé, sous des sifflets, aux manifestants.

    “Je vous invite, dès la semaine prochaine, avec les autres organisations de la société civile et les syndicats, à travailler ensemble sur les sujets importants pour le pays. Merci pour vos revendications. Prouvons que nous croyons en la démocratie et en l’avenir !” a déclaré Rosen Plevneliev.

    A l’origine de la contestation, il y a quinze jours : une forte augmentation des tarifs de l‘électricité.
    Cette mobilisation apolitique, qui s’est organisée sur les réseaux sociaux, est sans précédent en Bulgarie.

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    1. "Cette mobilisation apolitique, qui s’est organisée sur les réseaux sociaux…"
      Apolitique ?
      "Ils réclament un contrôle de la société civile sur les institutions, dont ils dénoncent la dérive mafieuse." Si c'est pas politique, ça! Je crains qu'on ne finisse par marcher dans la combine de la grande distribution médiatique pour qui n'est politique que ce qui est dûment estampillé par la caste des politiques professionnels. Alors que ces braves gens n'ont pas tant que ça le souci de la Πολις, (Polis) la Cité…

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    2. Parleur, j'ai retranscrit les arguments de l'article tels quels (je m'aperçois que j'ai oublié de citer ma source, damned!), et j'ai laissé le terme "apolitique", bien que pensant la même chose que toi.

      Je l'ai fait sciemment.

      Car je suis certaine que les personnes concernées par ces mouvements se disent et se proclament "apolitiques" tant elles sont écoeurées par les systèmes politiciens qui ont fait de la politique un véritable repoussoir.

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    3. L'article vient d'Euronews.

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    4. Je n'ai pas pensé une seconde que TU étais l'auteur de l'épithète. Je sais parfaitement que tu penses avec justesse et lucidité, c'est-à-dire comme moi, héhé.

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  99. Lu dans Courrier International:

    "Le vote des Italiens se résume en trois mots : désespoir, colère, impasse. Comme dans Head-On (2004), le film de Fatih Akin [réalisateur allemand d'origine turque], les électeurs n'ont vu d'autre solution que le crash", résume Die Tageszeitung. Atterré par le score de la liste Beppe Grillo et par une majorité d'environ 55 % d'électeurs "contre l'Europe, du moins contre cette Europe, contre l'Europe de l'austérité, contre l'Europe des diktats de Bruxelles, bref, contre l'Europe de Merkel".

    C'est toute la zone euro qui est menacée par ce destin italien, analyse le quotidien berlinois. "Il serait bon que Berlin en tire des enseignements : il n'est guère possible d'obtenir démocratiquement des majorités par une politique d'austérité qui mène à la récession. Soit l'Europe change de cap - soit elle fonce droit dans le mur."


    Je souligne l'adverbe "démocratiquement", qui pourrait sonner comme une menace...

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    1. On dit beaucoup que Beppe Grillo est un bouffon. Bon, c'est son métier et je vois mal en quoi ça le disqualifierait dans un pays qu'un voleur vulgaire vient de diriger (vers le mur) pendant des années avant d'être remplacé par un voleur extrêmement chic…
      Son programme comprend des propositions fâcheuses et des silences tout aussi fâcheux, c'est vrai. Et alors, qu'est-ce qu'il a de spécial ? Monti ne fait pas de propositions fâcheuses ? Et Berlusconi ? Quant à Bersani, avec son passeport hollandais…

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  100. Dans Agoravox, une analyse du programme de Beppe Grillo:

    GRILLO

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    1. Un article intéressant sur l'Italie et Grillo dans Le Grand Soir:

      GRILLO

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  101. Les Etats-Unis également au bord de l'austérité massive:

    AUSTERITE-AUX_USA

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    1. Les conséquences de cette cure d'austérité américaine, sur les modalités de laquelle républicains et démocrates sont en désaccord, seront évidemment mondiales.

      Faute d'accord de fond, les deux parties ont trouvé des solutions temporaires. L'idée, émise à la mi-2012 par la Maison Blanche et entérinée par les républicains, est de mettre en place des coupes automatiques dans les dépenses, censées être suffisamment douloureuses pour les inciter à négocier une solution. Ces coupes automatiques s'enclenchent aujourd'hui.

      M. Obama accepte le principe de coupes dans les dépenses, mais exige aussi que les plus riches paient davantage d'impôts. Les républicains soulignent avoir déjà consenti à de telles hausses lors d'un précédent marchandage en janvier.

      Concrètement, la rigueur va signifier une amputation des dépenses de l'Etat fédéral de 85 milliards de dollars sur les sept derniers mois de l'année budgétaire, 8 % pour la défense et 5 % pour les autres postes. A la clé : des mises au chômage partiel de fonctionnaires et de dérèglements des services publics.

      Si ces mesures s'installent dans la durée, elles pourraient coûter 0,5 point de pourcentage de croissance au pays et affecter l'économie mondiale, a prévenu le FMI.

      Cette crise devrait bientôt s'additionner à une autre, encore plus lourde de menaces : le financement de l'Etat fédéral pour les cinq derniers mois de l'exercice 2013, qui devra faire l'objet d'un vote au Congrès avant le 27 mars, faute de quoi des services publics fermeront purement et simplement...

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    2. Lisbonne manifestait aujourd'hui !

      LISBOA

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  102. Italie

    "Nous sommes écrasés, non pas par l'euro, mais par notre endettement. Quand les intérêts atteignent 100 milliards d'euros par an, on est mort. Il n'y a pas d'alternative" à une renégociation de la dette, a affirmé M. Grillo à l'hebdomadaire allemand Focus.

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  103. Le Monde


    Les ministres et leur entourage attendent, avec un fatalisme teinté de lassitude, la lettre de cadrage de Jean-Marc Ayrault que Matignon devrait leur adresser à la fin de la semaine.

    Pour tenir la norme de dépenses exigeante, introduite par le gouvernement Fillon, il serait demandé au gouvernement de faire des économies nettement supérieures aux deux milliards d'euros du "surgel" de crédits annoncé pour 2013 par le ministre délégué au budget, Jérôme Cahuzac. L'effort d'économies en 2014 pourrait être de l'ordre de 4 milliards d'euros. Une manière, probablement, de rassurer la Commission européenne sur la détermination française.

    L'annonce du surgel de 2013, quelques semaines seulement après le vote du projet de loi de finances, avait pourtant été mal vécue. D'où, selon un ministre, la remise sur le tapis du non-cumul (ça ne coûte rien) et les allocations familiales ("il ne reste plus que cela").

    Les cabinets ministériels, voire les ministres eux-mêmes, sont désormais invités à proposer à Bercy des économies, en particulier sur leurs crédits de fonctionnement et d'investissement.

    "On est à l'os", entend-on de tous côtés. "Ce n'est pas le train de vie de l'Etat auquel on touche désormais, c'est aux moyens d'assurer les missions de service public." Forts de cette conviction, les ministères – Bercy compris – voudraient bien que l'on trouve des sources d'économies ailleurs que dans le budget de l'Etat. Peu désireux de tailler dans les crédits réservés aux mesures catégorielles, qui leur permettent de maintenir une certaine paix sociale malgré le gel du point d'indice de la fonction publique, ils lorgnent du côté des dépenses de protection sociale.

    Pour l'heure, toutefois, la modernisation de l'action publique (MAP), qui a pris le relais de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et qui se veut plus respectueuse du dialogue social, n'en est encore qu'à ses débuts. Il faudra attendre le Comité interministériel pour la modernisation de l'action publique (Cimape) du mois d'avril pour voir préciser les premières pistes d'économies sur les aides aux entreprises et sur la politique familiale. Au cas où, Bercy a déjà évalué à "2 à 3 milliards" ce que rapporterait, dès la première année, la désindexation des prestations sociales.

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  104. Maintenant qu'on a fait cadeau "aux entreprises" (comprendre : aux actionnaires, ces douloureux cas sociaux) de 20 milliards d'euros sans contrepartie, il faut bien piquer vertueusement quelques sous au bon peuple, en toute logique socialiste.
    Les choses sont assez claires, nous sommes sur la voie de la justice, du progrès social et, bien sûr, de la sortie de crise dans une économie de marché régulée à gauche.
    J'aime mieux entendre ça qu'être sourd.
    Hum, de justesse…

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